LE PRÉCÉDENT, RIEL
Riez.—Mon cher ami, quelque misérable que Thomas Scott ait été à mes yeux, j'ai tout fait pour le sauver. Réellement si son sort eût été entre mes mains seules, je l’aurais épargné.
Mais la majorité a décidé autrement. Il faut croire que la sécurité publique l’exigeait. Que l’âme de ce pauvre malheureux repose en paix. Quant à nos difficultés, j'espère qu'elles vont se résoudre à notre avantage. L'entrevue que je viens d’avoir avec le gouverneur McTavish et Mgr Taché, me rassure complètement. Je suis heureux de vous annoncer aussi que nos trois délégués pourront être entendus à la capitale de la Puissance et y traiter en notre nom de l’admission de notre pays à la confédération.