LES MÊMES ET UN COURRIER
UN COURRIER (en entrant).—Bonnes et mauvaises nouvelles | |
R1EL.—Eh bien! expliquez-vous.
UN CouRRIEB.—Gros-Ours et sa bande se sont rendus maîtres de la mission du Lac aux Grenouilles, peu après la bataille du Lac au Canard. Malheureusement ils ont massacré la plupart des blancs et deux missionnaires, le père Fafard et le père Marchand !
R1ELz.—Quel malheur irréparable ! Quelle honte s’attachera à l’histoire du Nord-Ouest ! Heureusement que nos enneinis ne pourront pas dire que ce sont nous qui avons porté ces sauvages à commettre ces meurtres! Il est établi que ces indiens rêvaient depuis longtemps contre les agents du gouvernement, les crimes qu'ils viennent de consommer. Il n’y a pas de doute que ces missionnnaires aient été tués en essayant
e calmer ces sauvages et de protéger les blancs. Ensuite...
UN Courrirx.—Gros-Ours et ses farauches uerriers, après avoir recommencé leurs danses e guerre, se sont dirigés vers Fort Pitt, dont
ils se sont emparés. Ils ont avec eux des prison-
niers, hommes et femmes, et fasse le ciel que ceux-ci aient la vie sauve ! Avez-vous appris que Poundmaker et sa tribu ont infligé une terrible défaite au colonel Otter, à la montagne du coup de Couteau ?
Riec.— Nous le savons...
Ux CouRRiEn.— Avez-vous entendu dire aussi u’un grand nombre de tribus sauvages, sur les rontières, se préparent à entrer dans le sentier
: de la guerre ?
Riez.— Nous sommes au courant de ces événements. Les troupes du Canada doivent s’apercevoir, maintenant, que, dans les métis, ils rencontrent des patriotes capables de défendre ce qu’ils ont de plus cher au monde!