SCENE XXX
à Riez (t entre lentement et fait un tour sur 18 le théâtre, ensuite il s'appuie sur une souche et
paraît réfléchir. On entend une autre fusillade.)
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PS
—Vais-je me rendre ?. .. tout es à gts déjà, ::. C'est lui
à cause d’un gouvernement voleur qui: nous entraîne dans cette guerre! Je n'ai
engagé mes compatriotes dans le combat qu'à la
dernière heure, lorsque nous nous sommes vus dans la nécessité de nous défendre, lorsque nous nous sommes vus attaqués et poursuivis par:nos ennemis ! Si réellement nous eussions voulu, de: puis longtemps, nous soulever contre l'autorité, nous aurions pu faire prisonniers ou tuer tous ceux qui sont entrés dans notre pays avec des intentions de guerre ! :Dispersés de côté et d’autre, dans nos immenses prairies, comme ils l'ont été et le sont encore depuis le commencement de cette campagne, ils n'auraient pas aujourd'hui un souffle de vie, si nous.avions la dixième partie de leur énorme méchanceté ! La victoire de
Dumont, les désastres des sauvages, d’autres.
triomphes encore qui seraient si faciles contre l’armée canadienne. ne le prouvent-ils pas ?
Nous sommes ici 50 métis patriotes contre les forces de Middleton quarante fois plus considérables ! nous sommes un contre quarante ! et depuis huit jours nous leur tenons tête ! N'y a-t-il
pas là un fait qui proclame notre valeur et atteste
ce que nous aurions pu opérer ?
Si je me laisse faire prisonnier, l'Angleterre et le Canada vont considérer Middleton comme
un ‘héros et le décorer de tous les plus beaux titres. Oh ! folie du siècle ! Un général qui s’est
couvert de tant de ridicule dans une échauüffourée aussi humiliante !
N'importe ! Pour mettre fin aux horreurs de la von pour le bonheur-de mes semblables et la gloire de mon pays, ce serait peut-être
mieux de répondre à l'invitation du général Middleton. (Une fusiliade.) Allons ! Voilà deux de ses éclaireurs !