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de recommencer le procès de l'infortuné, exécuté devant Le public, en invoquant les témoignages des Révéreñds Pères André et Fourmond, qui, mis sous serment à la cour, ont rendu un témoignage dont la. conclusion naturelle n'était certainement pas léchafaud? On. va jusqu'à lorturer. Pme si généreusement aimante de Monseigneur Grandin, en lui prétant un réletqdigne de sa position et de son cœûr Et tout cela. on a l'audace de ke dre , Dour faire prévaloir la vérité. 7. Qui donc, monsieur le ministre, joue le rôle si inique dont parle ici le vénérable archeyèque? Qui donc prête à Mouseigneur Grandin un rôle indigne de sa position et de son cœur? Quel est celui enfin qui prétend faire prévaloir la vérité par les moyens que vient de réprouver si énèrgiquement le prélat protecteur de la :
victime du gouvernement? C'est ée que nous auroûs peut-être
l'occasion de constater dans l'examen subséquent de votre mani-. feste.
En attendant, laissez moi vous demander ce qu'il y a de fondé dans cette assertion de l'Étendard faite au sujet d’un document analogue au vôtre, évidemment élaboré par le ministère, et signé du nom de l'ancien ministre: de la justice, monsieur Campbell : ‘ Ce qui frappe toùt d'abord en disant ce long dacument,.c'est que le‘gouvernement ne se montre si prodigue d'arguments qu'après. .… laperpétration du crime qui luï est reproché.” [L'Etendard 12 décern- - bre 1885). Pourquoi, d'après l'affirmation du même journal, avezvous. choisi dans les documents supprimés au procès ceux. qui paraissent défavorables- au défunt, sans produire en mème temps ceux de ces papiers qui auraïent pu servir à la défense de celui dont letrépas violemment produit a clos la bouche pour toujours ! ? "Car il y a cela de particulier chez vous, monsieur le ministre, que vous faites aujourd'hui à Riel des reproches qui ne lui ont jamais . été faits de son vivant; que vous voudriez. que cette victime des. drconstances créées par voire. gouvernement eût été toute sa vie “‘rréprochable dans sa conduite privée, impeccable dans sa-concience,alors que vous vous montrez si bien disposé à la miséricorde envers Ceux que-VOs propres. amis appellent < ses persécuteurs etses | bourreaux. Se peuf- il que tout vous soit permis et qu'il failleque ceux qui se mettent en opposition : à-vos actes administratifs soient plus purs que les anges? Car, “ où en Sérions-nous, demande: la "Presse, journal ami de votré cause, s’il: faut fairé le procès. ‘aux. ; victimes au lieu de le faire au meurtrier : si faut démontrer: par . | témoins ques: dans kB cours. de sa vie, célui qu'on a tué da jamais : eù à se reprocher ni une faiblesse ai une Imiprudence ? 7 Riélme c parait “avoir F'sm vous, au point de vue 8 des: fetes de ka. conscience, 2
Lure de de coude eee Ce due ee date mp ce eee eee eee ee eee NA RU
un avantage n marqué: il s’est repenti des siennes, pendant que YOUS ‘
semblez vouloir persister dans les vôtres, Vous conviendrez qu A ee n'a jamais voulu convertir en vertus les vices que vous lui TEpro-
* chez. Pourrat-on jamais ‘dire la même chose de ceux. avèc qui. : vous avez conjuré sa perte? Cest l'opinion généralement répan-
. due parmi vos partisans que votre manifeste est un tissu de diffama-
tions et de‘calomnies contré la mémoire de Louis Riel. Or, y a-un fait dont vous ne-contesterez pas l'existence, c'est que.la mort de cet homme a jeté toute la nation dans le deuil. #Mème en sup-
“posant vraies les accusations non fondées que vous portez contre
. Jui, comment n'avez-vous pas la décence dé respecter la douieur— légitime où non—de ‘ vos compatriotes ? Dans quel but essayez- :
. Vous de ternir l'éclat de nos larmes ? De quel droit venez-vous Souillér nos pleurs ?
| Vous avéz remarqué, je l'espère, quete n l'est pas moi qui parle .. ici, mais que ce sont les sentiments mêmes de vossuivants, Imain- tenant séparés de vous, que je signale à votre appréciätion Vous
.im'allèguerez peufètre que vous n'êtes pas complètement délaissé
“et qu'il vous reste encore quelques fidèles auxquels la Minervesert de. truchemeñt. -Je ne contesterai pas la chose; il fallait s'y atten-. .Ly z-évait là une occasion à saisir pour. œux qui ne pouvant :
se Senaier au public par la supériorité de leur intelligence ni par
la splendeur de. leur intégrité, cherchent, à se distinguer par la transcendance de leur infamie. Le czer Nicolas voulait étonner Je monde parla profondeur de son ingratitude, tout comme les
rares approbateurs actuels du ministère veulent s'attirer l'attention
‘et'les faveurs de sir. John À. Macdonald par “la noirceur. de teur:
‘ ignominie.
- Que va-t-il Sortir de tout ceci ?. Les libéraux n “ont pas attendu . la mort de Riel-pour vous témoigner | Jeur-désapprobation. Nous
‘avons’ constamment. combattu Ja politique qui nous conduisait a de EN catastrophe. Nous avons conjuré le gouverne-
“ment de rekénir sur ses. pas dans la voie périlleuse où il s'était
: bénévolement engagé: nous Favons supplié de rendre justice. à
. ceux à qui-justice était due; nous ui-aÿons demandé, dans nos. : | journaux ; cet dans les “chambres, d'esarhiner les prétentions des . Métis; nous lui. avons fait voir. qu ’après avoir paralysé. toutes les.
forces vives. du pays; après avoir stérilisé les capacités de Fagricul-
ture et entravé de la maniere ja plus funeste les mouvéments. du # . cornmerce et êe l'industrie tarissait toùtes. s.les Soürèés d'exploiter
. tion naturelles et légitimes et qu’il livrait la fortune publique à l'äudace des faiseurs dont les opérations sont la cause la plus immé- . diate du soulèvement du Nord-ouest. Aujourd' hui, après la sombre tragédie dont Riel a été l'héroïque acteur, nous pouvons dire —quelles que soient les prétentions contraires—que noùs sommes. innocents de la mort de ce juste. Et pour cette déclaration
nous n'avons pas besoin de faire venir le bassin symbolique de L
Ponce-Pilate pour nous laver les mains, car nous n'avons pas les mains souillées : elles n’ont pas trempé dans le: sang de l’innocent. Maintenant, quelque soit le caractère lugubre de la question qui nous, occupe; quelles que soient les appréhensions simulées des. fomentateurs intéressés de discordes de race, il faudra toujours. que cette question se résolve en..une simple affaire d’administration. C'est lors de l'examen du prochain budget que va se faire
Pétude la plus sérieuse et la plus pratique de la situation quenous ‘
ont faite les derniers événements. La session qui va suivre offrira sous ce rapport un intérêt tout spécial Si Louis Riel n'eût
pas été exécuté, il est présumable que lorsque le ministère aurait .
demandé les crédits qu’il Ini faut pour le futur exercice financier,
les libéraux auraient invoqué, comme il vont le: faire, les raisons … :
qui. militent le plus fortement contre le: gouvernement. Ils ‘auraient reproché aux ministres l'augmentation scandaleuse des. frais annuels de l'administration, la progression vertigineuse de la. dette publique,.le fléchissement dout notre crédit est menacé,
. la dépréciation de la valeur des terres publiques causée par‘la
guerre, l'effusion du sang et la quantité énorme de millions qu'il nous va falloir débourser pour solder Je coût de toutes ces choses. ‘Si, pour se justifier, le gouvernement eut invoqué le fait de Yin-
surrection ; s'ileat prétendu, et-même s'il eut démontré, qu'il avait ” fait tout ce qu'il avait pu pour éviter ce conflit après que le pays. ‘en eutété menacé, les libéraux auraient été encore bien fondés à cs |‘ demandèr la déchéance dû cabinet en alléguant l'incapacité même et Pimpuissance dont le gouvernement aurait excipé. Car enfin.
- les gonvernements sont chargés de maintenir la paix, et ceux qui ‘
sont impuissants . à remplir cette. besogne, ne.se trouvant pas à 2
… hauteur des circonstances, doivent céder leur place à d'autres.
Voilà ( ce que dit la logique et voilà ce ‘qu’auraient demandé les
libéraux ens appuyant : sur les principes du plus strict droit cons- ….
| titutionnel. Et si Riel n’eut pas été pendu, ilest probable que le: “parti ministériel dans son’ ‘ensemble aurait repoussé les prétentions: du part dé l'opposition. et aurai atclamé ce | gouteimement modéle, ‘
“qui a là complaisance grande de ne pas couronner par la pendai -
son des nôtres ses extravagances administratives. - Mais Riel a été -
pendu. et cela amène au budget un chapitre de dépense imprévue . . pour l'acquittement de laquelle les conservateurs ne se montreront peut-être pas disposés à voter le crédit nécessaire: . [1 y aura, sila -comptabilité est bien précise, un iem porté comme suit: Acquist- | tion d'une corde et un autre item-mentionné de la sorte: Construction d'une potence; ces items seront donnés dans les dépenses
casuelles—contingencies du département de la justice, et ils |
devront avoir en regard les noms du fournisseur et de l’entrepreneur favorisés de la clientèle du gouvernement. Si les conservateurs canadiens-français trouvent cette dépense non-seulement ‘- inutile et extravagante, maïs encore odieusement intempestive. et s'ils jugent à propos de renverser le ministère qui n’a pas su Pévi-
ter, je vous le demande. monsieur le ministre, n’auront-ils pas fait
là un acte purement constitutionnel, strictement parlementaire. et - pourra-ton raisonnablement les accuser d’avoir violé la constitu- ‘tion ou de s'être mis én état. d'insurrection contre l'autorité? HE
. me semble que voilà la question réduite à sa plus simple expres- |
sion, et vous me pardoBnerez ma curiosité si je veux savoir ce que vous auriez à répondre à ce petit énoncé. Dans le cas que - je vous présente ici les conservateurs-mimistériels seront devenus des conservateurs-oppositionnistes ; mais seront-ils devenus ‘des traîtres, où des imprudents ou des insensés, comme on le prétend “ans certains endroits infiniment rares? Pour moi, il parait à mon ingénuité que, pour le grand parti conservateur, Je-bruit de”
- la chute de Riel, brusquement arrêté dans Fespace par.lignoble lacet sigrialé plus hant, été le.coup de foudre sur le chemin de |
Damas; que l'éclair à dessillé les yeux de nos adversaires ay euglés - par les “éblouissantes fantasmagories .de notre perpétuel premier . -ministre, et qu'ils voient maintenant comme dans le cristal le plus pur le caractère coridamnable dela politique. dont vous avez été . le populaire interprète. Ï est seulement profondément ärégretter qu'il ait fallu pratiquer sur la personte de Fun des nôtres Tactede” ‘brutale chirurgie qui a fait sortir le sang dont l'effusion a détruit “cette déplorable léthargie. Pour faire déborder le vase qui con tient les iniquités ministérielles, ce.n’est pas une goutte deau—
: selon l'expression commune--qu'il. a fallu ; c'estune goutte de sang. :
“Et cela est beaucoup plus triste que vous ne paraissez-le croire. : Une foïs le mouvement de réaction commenté, 110$ contradicieurs
de Rs. semblènt vouloir. de ? pousser qu ses dernières consé=
| quences. Ils mettent à cette œuvre une impitoyable logique, et leurs aveux se succèdent avec une rapidité qui cause un véritable plaisir à à tout ce que le pays compte d'hommes sincères Je pour- - rais vous citer à l'appui de ce que je dis ici une foule d'organes de la presse conservatrice et une forte quantité de déclarations faites par des députés et des orateurs de votre parti Mais vous les connaissez sans doute. Je vais me borner à vous citer ce qu'à dat le député de Bellechasse, M. G. Amyot, qui semble avoir mis dans - .. Jémission .de ces vérités toute la fougue, toute la pétulance.qu'il mettait autrefois à vous manifester son enthousiaste admiration. Dans un discours prononcé à Bellechasse, le 29 dur mois de novembre dernier, M. Amyot disait:
La mort de Ricl est donc un crime dans les circonstances. Qui en est responsable? Sont-ce les députés? Non, ils ont protesté de. toutes leurs forces, bien que leur temps d’agir soit surtout pendant les séssions de la Législature, et que les ministres ne les aient pas mème coneee ---8ultés.- Estce presse? Non, elle a noblement faitson devoir. Est-ce le gouvernement local? Non, la question m'est pas de son ressort. F0 Le gouvernement fédéral seul est responsable. C'est lui qui & préféré . l'orangisme au monde civilisé, Sir John a exigé la pendaison, à la demande de l'orangisme, et nos ministres ont concour. Le premier coupable, c’est sir Jobn À Macdonald; le deuxième, c'est le chef de notre province, sir Hector L. lsngevin. À Jui surtout incombait le devoir impérieux de repré-. senter nos vues dans le cabinet, et de les foire prévaloir quand elles étaient pour la clémence. . 7.
Ah! malheureusement, ce n'était pas la première fois qu'il commettaié de-ces actes de faiblesse étonnante. Il n'est pas arrivé, du premier coup, à concéder. la vie d’un compatriote. C’est mon pénible devoir de vous dire tout ce que j'en pense. . Depuis longtemps sir Hector cédait systémetique- Li . ment quand il s'agissait de nos intérêts, :” ‘ .. A Porigine de’ce parlement il a consenti à n'avoir pas à ciateur français h à Ottawa La coutume introduite par sir Gcorge, de faire.présider l'une ‘des deux, chambres par un canadien-français avait invariablement été respectée; céder sur ce point, c'était. commettre une grande faute, car elle . | t impliquaitF abandon d'un droit national et d’uri priñcipe.. On nous deman- … da de tolérer’: ne fallait ; pas froisser Ontorio, on aurait des-compensations, Le un peuple doit avoir des vues larges! Nous cédèmes le chagrin et le honte | su cœur. Onne rompt | pas du u premier c coup des liens vieux. et puissante Fo | "Du réste, on nous ‘promettait que ce n'était que. pour peu: de temps. cine : =. Puis vint le bill des licences. Nous réclamâmes au nôm dela Jettre et “ LUS IRT de T'ésprit de la constitution, C'était priver les provinces de droits indéni .… ‘bles-et très importants. Rien ny ft: air Hector céda. . Nos protéstations. . L.: furent telles qe le ‘gouv ‘ermement consentit.à faire ‘décider. B question de . droit par les” cours. . “Le Coux Suprême nous s 2 donné raison. Le sonverRer. .
diiaue eee ee —. noot ee PE
ment aurait ‘a se, contenter de cette’interprétation. par notre plus ] haute ou et ” cour.et passer une loi pour enlever tout doute et, délégüer : aux gouverne” . :: ments locaux tout pouvoir que pouvait prétendre le gouvernement, central.
Mais sir John tend à l'union législative, et il a porté appel au conseil privé-
La cause u'y est pas plus tôt en délibéré, qu'il se rend. précipitamment en
Angleterre! ‘On verra l'effet de sa présence la.
-. Vint la question de l'octroi considérable au Pacifique. Nous étions favo-
rables à cette mesure, mais nous avons demandé compensation pour les
vieilles provinces ; nous voulions aider Fouest pourvu que nous pussions
aider l’est en même temps. Quelle lutte il nous a fallu faire! Finalement
2 nous promit remboursement d’une partie de ce que nos chemins de fer
avaient coûté. Mais sure montant promis, on nous a gardé: 81,008,000, et
3 Hector y consent volontiers. .
Nous avons demandé le terminus ‘du Pacifique à. Québec et une ligne courte sur le sol censdien. Sir. Hector a consenti À nous laisser berner de la plus belle façon sur ce sujet. -
Nous avons demandé un traité de commerce avec ia France. Nous ÿ avons un immense intérêt. Sir Charles Tupper avait obtenu le consentement de l'Angleterre et de la France. Mais sir John refuse et sir Hector . cède sur ce point comme sur les autres. .
Nous avons demandé une juste part dans les emplois du Nord-omest. l . parait que ça dérangerait bien des spéculateurs orangistes et-sir Hector
. m'insiste pas pour ne pas déplaire à ces messieurs. .
Et quel travail énorme il nous faut faire en chambre pour empêcher une . législation constamment centralisatrice!" Sir Hector là tolérée pour con"
” server et augmenter le respect qu'Ontario a-pour ses vues larges ! ! .
LU D'y 2 pas jusqu'à l’Intercolonial, pour la partie. qui passe chez nous, où. : .L faiblesse de si Hector ne se fasse pas sentir. Il laisse enlever, up à Un, .
* à M. “Macdonald, le digne surintendant actuel, tous ses pouvoirs. Aussi l'administration de ce chemin ne se soncie-telle pas du tout des besoins et -:. du confort de cette partie du pays. Sk Hector était le protecteur naturel Dur. CT des Métis français. Il avait toute une province à sa suite pour hi donner : la forces de les protéger. Iles a laissé rmaltraiter sans protêt, sans nous informer de leurs souffrances Son voyage 4u. Nord-ouest wa servi qu "à Ji | faire recevoir des adresses de félicitations. ‘ . Sir Hector devrait comprendre l'importance &enronrager: lémigration De ‘française. veis lesïriches régions du Nord-ouest: iln'en fait rien. Des
Il a consenti sous prétexte de rendre justice : aux ‘Métis, à ce qu'on Leur ——
—donnêt-des-serips-quifont-Æa fortane des sociétés Anglaises, à mais Qui, pour . °° les Métis, 2e sont qu'un moyen. d'exploitation de* leur crédulité et imprévoyance.:. En fin -de compte, ces scrips n'ont'êté. qu'un. moyen. de: Bivrer — | grätuitement le sol: du Nord-ouest aux spéculateurs. étrangers. : DE
Je pourrais multiplier les exemples. Sir Hector semble avoir pour. prin- : Lo : se depuis quelqüe - ténaps, de céder toujours ‘et: “partout. “Pourquoi 1: D
cr Est-ce per rendue de télenè? Non “On me. dt gui espère, Per
12 ot
ce moyen, devenir premier ministre de Ja Puissence, et que cela contribue- .
‘raità notre gloire nationale. Il peut avoir raison, mais je ne suis pas de.
sOR AVIS.
7 Ce spécimen des dispositions actuelles de vos amis doit sure | à vous démontrer que les exigences despotiques de lesprit de parti n'ont plus de prise sur ceux que l'exécntion de l'apôtre des revendications métisses a réveillés de leur ataraxie et qu'ils condamnent la politique générale dû gouvernement sans se soucier” plus que cela de l'approbation antérieure qu'il lui ont donnée. :
Je vais prendre maintenant la liberté d'examiner votre manifeste
. point par point et de le soumettre à l'épreuve de mes commentaires. Maïs il convient, avant de commencer, de vous rappeler que ‘ la pendaison de Riel a été appelée dans toutes les assemblées
publiques et par la quasi totalité des journaux de notre province, un meurtre politique, un assassinat juridique, un crimé horrible.
ne dela perpétration duquel le gouvernement de Sijohn.A. Macdo-
or
nald, tel que composé lors de l'exécution, doit ét tenu constitutionnellemient responsable. MM. Trudel, Desjardins, Beaubien, .Girouard, Vanasse, Armand, Bellerose, Bergeron, tous sénateurs “et-députés conservateurs, ont été de cet avis et ont déclaré avoir “été odieusement trompés par vous et par vos collègues. MM.
‘. Amyot, Tarte, Garneau, Faucher de St-Maurice et autres sommi-
tés du parti ministériel ont fait des déclarations analogues. A l'as. .semblée du Chemp-de-Mars, on à vu des hommes comme MM J.L. | Beaudry,. Coursol, Malhiot, protester avec les orateurs libéraux contre ce meurfre, contre ce crime épouvantable. Le Monde, mon. .
‘ sieurdle ministre, le Monde du 23 novembre a appelé la chose Fo. __trage sanglant fait à notre nationalité. “Aurais-je besoin de vous
LU rappeler ce qu'ont pu dire les autres journaux conservateurs? . Je
DUR OUR re nt 2 5. en
Le une ournure politique qi elle n: F'enrait jamais dû avoir
ne vous remets cela en mémoire que pour vous prévenir que h
si, at Cours.de mes remarques, vous trouvez les: mots assassins,
:.: meurtriers où leurs équivälénts, ce n’est pas moi qui les ai inven-
tés puisqu ‘on les trouve dans tous les dictionnaires, et que ce n'est pes. moi non plus qui en ai inauguré ici Papplication qualificative ; . “mais que. ce sont vos propres amis, dont je ne ferai ge interpréter oi ‘es sentiments en me servant ‘de leur langage. . LU
Det L° Lee Lx
Vous. débuter absii
Ua Je-vous ai promis un' exposé frane. êt Lloçal des. raisons: au ont à pidé mé :
| conduité dans :cétte affaire Riel, à. laquelle -0n & donné malheureusement r
« Je e m'empresse de vous faire parvenir cet exposé. ‘sera la réponse aux appels passionnés qu'on a faits à votre sympathié, à votre générosité qu'on veut exploiter aux dépens de la confiance que vous avez Jusqu'ici. reposée em moi. ” . Se
Cette entrée en matière est tout à fait conforme aux préceptes d’Aristote, de Quintillien et des autres rhéteurs, "qui recomman- : dent les exordes insinuants où l’on fait appel à-la # sympathie”, la “ générosité” de ceux à qui on s'adresse. Vos harañgues pôpu-
: lairés ne laissaient pas présumer que vous eussiez un tel souci des agréments du langage, et je constate non sans étonnement que votre manière “actuelle est plus dans le goût dlsocrate que dans celui de Bobèche. Au demeurant, vous n’abaissez pas outre mesure le-diapason de votre parole et vous faites sentir, Comme il
. Convient, à vos électeurs .que s'ils penserit donner à un mouvement quelconque “uné tournure. politique” qui n'ait pas votre 7
approbation, ils sont enfouis dans la plus profonde de toutes les erreurs. Si votre empressement à exposer vos vues désintéressées à Vos électeurs est suivi de leur part d’un empressement aussi vif
à les adopter, vous devrez être au comble de la félicité. Quantà + :
la franchise et à la loyauté de votre exposé, me sera-t-il permis de . chercher dans la suite de votre discours ia confirmation de« cette rassurante affirmation? . ‘
Vous dites : : . Le Le 25 ai cru que ce n'était pas au milieu d'une assemblée convoquée > dns
. un but politique, où les paroles he seraient pas mesurées par la prudence, :.
‘mais exspérées per le besoin de menuire auprès de vous, que ke devais vous dire ma pensée sur cette malheureuse affaire * Dee ::
Ici, dans StHyacinthe, op à été frappé de ü répugnancé En. Fi
. ne que vous éprouvez.pour les ‘assemblées publiques et au besoin
:que: vous ressentez de “mesurer yos paroles par' ia prudence, Pi | vous Qui avez toujours tant aimé, même. gens les circonstances les DO Et
plus solennelles, même devant les assises” # Yous bvrer aux volup-: un Te tuëux basards du vérbe improvisé. Cette. craïinté des éxagérations. : LT
“vous fait honneur, monsieur le ministre; nâis il y a des gens qui
‘règrettent que vous ne Vayez pas entretenue avant l'exécution de‘:
“Riel acte qui parait. d'une exagération monstrueuse à une foule -… .
“de personnes qui:ne mesemblent pes dépourvues. de la cläir-. voyance. ordinaire. Néanmoins, comme vous noùs promettez de ‘nous faire connaître votre “ : pensée sur cetté malheureuse affaire,” ” ‘je vais en. profiter pour la faire connaître aussi à ceux qui n'ont
pas eu occasion d'en lire l'expression dans votre lire du 6. joie. |
à n0S frères de.Fall-River.
Poursuiyons donc:
4 Je viens m acquitter de ce devoir avec tout le calme que vous exigez quand on vient vous parler de choses qui intéressent votre conscience comme électeurs, vos sentiments comme citoyens d'une grande nation.”
Le calme, monsieur le ministre, voilà la qualité maitresse, et
vous ne sauriez croire comme je suis heureux de vous en. voir pourvu. Seulement, il n’est pas hors de propos de vous demander
si vous appelez calme la conduite de celui qui reste impassible en
“voyant le meurtre de son frère commis sous ses yeux. La délicieuse atmosphère des bureaux d’ Ottawa est imprégnée de cette sereine tranquillité, etiln'ya pas jusqu’ aux meubles capitonnés
qui n'invite à ce repos dont vous paraisséz comprendre le prix mieux
que tout autre. Mais pour certaines âmes, monsieur le ministre, le spectacle d’un échafaud, d'une exécution “capitales agirait- il ‘du plus affreux chenapan dont les fastes des cours d'assises fassent mention-n'est.pas fait pour leur inspirer cette indifférence stoïque
à laquelle peuvent atteindre les caractères trempés à la façon du
vôtre.
-# Un vent de révolte souflle en ce e moment avec violence sur la province
de Québec, menaçant de renverser sur son passage, si on ne l'arrète, le parti conservateur etle ministère.” :
loi, monsieur le secrétaire d'Etat, je me jermeñrai de vous
- demander ce que vous entendez “un vent de révolte,” et d'où qu par 4
souflle celui dont vous parlez. . Je suis citoyen dans ce pays, età ce titre je me crois en droit de vous poser cette question : Qui. étes-"
vous ? ? êtes-vous mon maître, mon égal ox mon serviteur ? Si: vous “êtes mon maître, monsieur, établissez vos titres ; mais Le jour où
vous les aurez établis, comptez-moi immédiaiement : parmi les
révoltés, car j'ai vécu Fasqu” à présent sous Tempire. d'une fusion
qui m "est chère et dont je ne suis pas prêt à me séparër. Tous les 5 ‘jougs : me pèsent, et-celui qui me semble le plus lourd, bien que . je ne l'aie jamais subi, c’est le joug du despole ét dé l'usurpateur. .
Nous vivons—du moins c'est en’ cela qu'a consisté mon: iMusion, . si c'en est une—sous une forme de gouvernement constitutionnel, 5
Li parlementaire et surtout responsable. Cest-à-dire qu'ici toute auto. m. ’rité procède du peuple, quila délègue; dans ss commices, à des mal Ce dataires spéciaux appelés ministres, lesquels se trouvent nantis: non.
D pes: d'un. pouvoir à de maitrise. et. de déa à mais 5 chargés d'un
devoir, d'un service à faire. En sorte que, monsieur le ministre, non seulement vous n'êtes pas mon maître; maïs, en votre qualité
. de citoyen, vons êtes mon égal et, en votre. qualité de ministre, ‘ vous.étes mon subordonné , puisque vous étes mon serviteur. Indi- ° ‘quéz-inoi donc de quelle façon jé pourrais me révoiter coñtre moi domestique--serait-ce le modèle des valets—si j je le ‘chasse de ma . ‘maison,;-même par caprice. -
Je vous entends : le ministère est -en péril et le parti conservateur est en danger. Mais quelle est cette doctrine qui fait du CS ministère ane puissance perpétuelle et du parti conservateur une, | caste, la seule caste où se recrutent les soi-disants gouvernants ? ?- Je vais vous recommander le calme à mon tour. N'ayez crainte: » quand votre gouverne#fent sera détruit; nous en trouverons un autre. Et si, pour le composer, parlant à peu près comme Lafontaine, CU ne.
: Ifgut des médecins, il faut des avocats, A Dee Ces SeCOUS, grèce. è Dieu, ne nous manqueront pas. ! OU TL Les libéraux ne sont pas des ilotes, monsieur le ministre. Fe forment dans Ontario un gouverhement qui ne fonctionne pas mal ; ils gèrent la chose publique sans accumuler de dette et sans créer de déficits. Ilse peut que de pareïls résultats administratifs, | - tout à fait en dehors de vos traditions,soient pour vous une preuve. d'infériorité ; mais il faudra que esprit de parti, auquel vous faites un appel si déchirant, soit bien fort, pour que ceux qui viennént . de vous abandonner d’une façon siéclatante préfèrent aux libéraux . les éssassins; car—je me félicite maintenant de vous l'avoir rap pelé— l'exécution deRiel a été proclamé un crime, un meurtre, ‘un ‘assassinat par les conservateurs mêmes à qui vous vous adressez; ; et c'est.vous qui avez ordonné cette pendaison. :
‘Ce mot dé révolte me revient sur le cœur. - Permettez-moi d ou- . | vrir une parenthèse pour vous exposer ce qu il m'inspire. . + .
__ "De 1873. à 1878, nous avons ed hr gouvernement libéral. C'est | mon opinion que sa, gouvernement a été irréprochable et qu’il 8: fait tout ce qu'il était humaïinement. possible de faire, pour admi-.
nistrer convenablement nos affaires passäblement embrouillées, et... DRE surtout pour payer les verres cassés par le ministère précédent D Ts
. lequel ressemblait à sy tromper au gouvernement “actuel. : Cépen-. su dant, monsieur le ministre, laissez-moi vous. voler vos expressions © "+
vous wavez aucunement hésité à “ sOufer : ün vent de révolte. Fi ci
coütre le > cabine etti ke TENVerser,. ainsi mel le > pari libéral dou.
16 ge
émanait.- C'est avec le cri protectionniste, que : VOUS avez OpÉTÉ Ce - renversement. M Mackenrie, alors premier ministre, était libreéchangiste. Comme moi,il était convaincu que le libre-échange est le principe primordial de l'existence naturelle des sociétés humai. nes. Se crovani, sous le rapport économique, en pleïne possession de la véri té. absolue, il aurait pu—raisonnant comme vous—essayer de passer outre à la volonté du peuple,-qui adhéraiït au protection- | nisme. ‘Mais pour nous libéraux monsieur le ministre, le principe fondartiental de la constitution, qui est’la souveraineté. du peuple, ? passe aÿant nos convictions les plus fortes, ou plutôt c ‘est la plus forte de nos convictions. -. - à
M. Mackenzie s’est retiré devant la condamnation, injuste à son | sens, que lui infligeait le peuple, et ilne lui est jamais venu à l'idée de’‘dire que celui-ci s'était révolté contre ses serviteurs. Si cen'est pas se révolter que de renverser un gouvernement équitable, qu'est-ce-donc lorsqu'il s’agit d’un gouvernement prévaricateur
---comme le vôtre? Travailler à renverser un tel ministère, nOD. | seulement ée n'est pas vouloir détruire la forme même de notre gouvernement ; c'est vouloir appliquer le principe sur lequel elle reposé ; et, en préchant la doctrine que je vous reproche ici, c est vous, monsieur le ministre, qui vous mettez en état de révolte. - confre la constitution. N'avaisje pas raison de vous demander d'où soufflait la tempête que + vous signaliez ? ri | Vous continuez: . . L
& Plaise à à Dieu que là seulement se-borne le désastre, et que kb nations lité à laquelle nous appartenons n'en soit pas la ruine la plus sérieuse. Ün parti politique peut vite se réorganiser, ur ministère est bientôt oublié et
‘se remplace encore plus facilement qu’il ne s ‘oublie; mais:les blessures
. que l8 nationalité reçoit saignent longtemps. et ne se guérissent Jemois. com- | plètement. #7
Oh! ch! je. vous comprends de mieux eà mieux: à. la politique . delz strangulation devait nécessairement succéder la politique de .
Dont l'épourantement Le ministère vient de commettre un meurtre: Canne “applaudissez, nous crient les ministres, sinon toute. la nationalité 27. pourraitbien y passer.” La terreur est à Pordre du jour, .Où sont: oi Robespierre et Fouquier-Tinville ? Robespierre est dansle- cabinet . "et Fouquier-Tinville . à Régina où fonctionne Le tribunal révolu-. — tionnaire. Quant aux aimables chenapans, qüi composent. notre. Comité’ de: salut publie, tout le monde. les indique du doigt; mais
on répugne à les-nommer. -d'étrais regret, monsieur le ministre,
Ds de me voir r forcé de. raviver : vos souvenirs. 5 historiques “mais s Je.
- vous prie de songer que le règne de la Terreur n’a pas été éternel
et quele 9 Thermidor est une date dans l’histoire de la Révolution.
Je. veux pousser l'audace jusqu'à essayer de raisonner contre la terrorisation. Les “blessures faites à notre nationalité”: mais ce
n’est pas une blessure ordinaire, c'est un coup mortel qu’elle a :
reçu à Régina ; etc'est vousqui leluiavezporté. Sonsalutviendra eo 5 de son énergie à vous repousser. S'il lui en reste assez, elle est
sauvée. Etnon seulement elle, mais tout le pays. Car c'est en vain que vous cherchez à faire croire qu’un gouvernement peut se maintenir sans notre appui. C'est en vain aussi, monsieur le ministre, que vous voulez insinuer que les libéraux anglais vont prêter au ministère l'appui que les conservateurs français mena- <ent de. lui retirer. Je me flatte de connaitre les libéraux mieux que vous; et si je n'avais pas leurs propres déclarations, je vous . ee dirais encore que les libéraux seront toujours hostiles à votre gouvernement, non parce qu'ils sont anglais ou parce qu’ils sont français, mais parce qu'ils abhorrent l'iniquité etque, du commencement jusqu'à la fin, votre administration des affaires du Nord-.
. ouest—sans compter vos actes de législation criminels portant sur d’autres matières-—a êté une iniquité sans not qui s'est terminée parun meurtreépouvantable. Dételles gens ne voussontiendront
jamais, j'en atteste leurs croyarces les plus sincères; j'en atteste tout cequ’ilsontd'intelligence, d'honneur, d'intégrité et de respect- :
“humain. Mais j'ai leurs déclarations. J'ai leurs écrits où ils disent que le mouvement dit national auquel vous et vôs rares ‘amis—de connivence avec les conspirateurs ministériels ontariens —atiribuez gratuitement une portée qu il n'a poini, est un mouvement tout à fait constitutionnel, et qu'il a été provoqué par.les abominatious du ministère. J’ouvre les journaux et je voisqu'à . l'inauguration de ce mouvement, à l'assemblée tenue le 19 novem. :
-bre, dans la salle du Cabinet deHecture paroïsstal, à Montréal, l'ho-
norable monsieur Beaubien, une des fortes têtes de. votre parti, a déclaré :" Il a été dur pour les conservateurs de briser les liens dass” .
ciation qui duraient depuis si longtemps. mais ils ont eu'assez. de patriotisme pour rompre ‘courageusement toûs liens cvuec leurs anciens
©. amis’: Et monsieur Beaubien, voulant établir que Cest une légitime lutte constitutionnelle- et non une guerré de race que Yon : entreprend par ce mouvement, a ‘dit LE spressément : Ce mouve. * 5. : ment est. unanime ; “nous voulons la Justice et la liberté pour- LOUS, -.: Au 1 POUR LES Oraxeisrss QUI VEULENT Nous EN PRIVER. . Ar
Voilà le premier énoncé officiel qui a été fait au sujet de ce
mouvement, par un homme autorisé. :
L'honorable monèieur Mercier déclare immédiatement après:
ne s'agit pas d'une guerre de nationalité; il s'agit d'une revendi-
cation de nos droits... Il faut que la manifestation projetée soit une protestation solennelle ralliant toute les opinions ET TOUTES LES NATIO- NALITÉS.
qui leider de trembler pour la nôtre? Vous voyez bien que vos interprétations terrifiantes et intéressées reposent sur le néant;
qu'il s'agit d'une œuvre nationale, dans la plus large acception du mot, pour nous habitants de la confédération canadienne, et qu'il ‘n'est nullement question d'une entreprise sectionnelle. Monsieur Girounard, député conservateur de Jacques-Cartier, a dit : Le gouvernement nous a odieusement trompés….… Je le déclare hautement, je ne veux plus soutenir le gouvernément. Ce n'est pas parce qu’il est cauadien-français que monsienr Girouard retire sa confiance au
mivistère; c'est parceque, daus son appréciation, le ministèreest un
odieux trompeur. L’honorable sénateur Trudel, dont la répugnan- - ce pour toute idée de révolte est bien connue, approuve ce qui vient d'être dit. Monsienr Laflamme, ancien ministre de la justice, donne sou adh#sion à ce mouvement.
servateur d'Hochelage, dit: Les ministres nous ont tenus dans une déception continuelle. Ce n'est pas des ministres anglais qu'il parle; c'est de vous et de vos deux collègues français dans le cabinet. - À a terminé en s’écriant : Que la carrière de: sir John qui a commencé en 1849, au reflet de l'incendie du Parlement à Montréal, aille finir derrière le gibet de Riel! Monsieur Fabien Vanasse, ‘député conservateur du comté d'Yamaska et rédacteur er chef du Monde, organe ministeriel, abonde dans le sens des crateurs que je viens de citer,
—'etil dit. Jé ne veux plus appuyer le gouvernement. qui ne mérite plus
* la confiince des hommes bien peñsenis. Sir John emportera dans la tombé le déshonneur qui s'attache à son nom. Quan! à moi, je suis prél à remeltre. on mandat à mes: électeurs $ ‘ils ELA * approubent pas ma conduite. ke . .
Monsieur Bergeron. aatre conservateur, représentant le comté de Beauharnuis à.la chambre des communes, fit des âéclarauons “absolument identiques.. Il manifesta son hostilité au gouvernement
et se dit prêt à résigner dans le cas où ses électeurs ne partageraient . pas ses sentiments, Monsieur Péchevin Préfontaine, libé al, prési- "dent du Club national, professe. les opinions . ci-dessus énoncées. -
. Dites. moL,- monsieur. Ir le ministre, dans laquelle dec ces ‘déclara-
Toutes les nationalités, entendez-vous, monsieur, vous.
Monsieur Desjardins, député con-
Et