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| tions vous trouvez ‘contre l'élément anglais une provocation qui mette ea péril les intérêts de notre nationalité. - À Bienvillb, localité du comté de Lévis, il y a eu, le vingt novembre, un meeting très éonsidérable. Les hommes les plus importants | de la division de Québec s’y étaient rendus Monsieur Desjardins y renouvela les déclarations qu'il avait faites la veille à Moniréal. Monsieur Guilbault, député conservateur de Joliette, monsieur le sénateur Pelletier, libéral, monsieur G. Amyot, député conserva. teur de Bellechasse, monsieur Tarte, rédacteur du Canadien, jour- | nal conservateur, ont parlé dans le même sens que les agitateurs de Montréal. Pas un seul mot dans leurs discours impliquant que le mouvement ait lé caractère dont vous voulez lé souiller. Monsieur Tarte a dit explicitement : En 1837, nous avons Eu pour nous des anglais et des francais, @? France. -En resünt dans la constitution nous aurons pour nous la Majorité des: anglais bien pensartis. © Nous ‘ avons déjà pour nous les irlandais qui ont aussi le cœur 4° Le sang chauds. Mais nous ne sommes plus avec des fories. Et je vais vous citer des faits incontestables qui nous donnent mille fois raison de nous . séparer d'eux. En 1869, sir John, un: homme éminent certés, mais aussi fourbe qu'il est éminent {bravos) ft venir de Rome Monseigneur . Taché, pourquoi? Pour tromper les Métis, aù risqne de ruiner'ce prélat parmi les catholiques {honte honte! “Un autre fait hisiorique est que les Métis sous sir John ont êté traités en paris
sunsssmnsse
CLEEPES EEE
PETETE TETE) .. cnrs. os.
Le que à trait de sir 5 Dkn, c est sa pire à son nf, dons laquelle, lui, l'un des onseillers de sa Majesté la Reine d'Angleterre, îl faisait |
appel aux volontaires de Winnipeg et. d'Oniario pour écraser les Canadiens françgis.
Daos tout cela, monsieur le ministre, je vois bien que les Cana diens-français ont été provoqués comme race par le premier ministre; mais je ne vois pas qu’ils aient provoqué qui que ce soit. : -Monsieur Tarte a ajouté : Messieurs, je suis le premier journaliste conservateur qui ai dénoncé sir John à mon parti, et pour vous prouver que depuis assez longtemps je connaissais cet homme, je vous rappeler ai la: part que j'ai. prise à l'élection ue votre député actuel.
.… de vous le répète, monsieur le ministre, je vois bien & des gens É. lassés mis je:ne vois pasque cette lassitude provientie du fait: que le s. premier ministre est de descendance écossaise. Ils le tiénnent-pôur. fourbe parcequ’il est fourbe, et c'est cette fourberie et noû Sa natio.
à “nalité qui lui mérite ces: madifestations hostiles. af, monsieur oo
TE . Prigines ses pertinent
‘le ministre, après ses réunions préliminaires, c'est à la grande assemblée du‘ Champ-de-Mars à Montréal, que s’est fait voir dans tout sa signification le mouvement qui vous terrifie, vous el vos collègues, et dont vous faites semblant d’avoir peur pour nous. de veux être aussi respectueux qu'il convient; mais—bien que je m'aime pas-cette manière de procéder—Je vous. mets ay défi de me eiter- an seul mot de toutes les harangues qui ont êté prononcées en cette occasion, justifiant vos craintes chimériques. Et je vais “vous ater, àu contraire, des énoncés d'intentions qui vont faire voir tout le néant des absurdes appréhension que vous simulez. Voici d'abord ce qu'a dit mon ami conservateur, m monsieur George Duhamel, qui, à vos côtés, a livré naguère plus d'un combat contre nous : '.
Nous cherchons aux sources les plus pures, dans cequ'il y a de plus élevé ‘
daus l'âme humaine, ia base d’une politique d'union, de frstornité, d'une
politique sage, éclairée et progressive. . .
Nous venons ici oublier, sacrifier sur Yautel dela patrie, nos s divisions et :
* nos haines d'hier, aËn d'assurer une union indissoluble de tous les cœurs et
-dè tantes les volontés, et assurer ainsi la chute du gouvernement qui viént de
DOUS. déshonorer en péndant Riel après avoir sursi trois fois : à son exécu-
tion. et Le - | ,
Un y a rien dans’cet exposé de opinion de. monsieur Duhamel, gr \ pique l'intention de faire une guerre de race. Loin que
| : Nous. avons pris 5 cette résolution, messieurs, parceque l'honneur etlai Jus Hide (ROUE, Pimposent;. Nous. n'avons pas demandé la commuiation de la
“’peine de Riel seulement parcequ'il était Français, mais parcequ'il ne méritait
“pas mort, | parce qu'on mexécute plus an condamné politique dans ancun pays du monde. Voilà a Faute impardonnable de st John 4. +. Hacdomala, le raison qui nous Ta fait sbandonñer, re ernénnresses ternsisernetende ire
: Nousne “hérchons pasune Süerrode race ; nous ne réclimons qu'un ° de F5 … respect ‘à notré race comme elle respecte ‘les autres ! races : justice égale: “pour toni le mondesur. H° “tèrre du Cagada..: et ii Céax: ti ont L demandé la tête de Riel devront bientôt courberla leur. devait Tarte PA . a protestation. isdignée de lobe qu'y: a Œhonorable : nonseulenent chez- ls |Conidieisfrençais, ‘mais chez Fe ces de ta emféatin à :
Voilà des expressions qui ne justifient guère yos assertions,.
monsieur le ministre. "7 M Maïhiot, ancien ministre conservateur, adit:.
Jai toujours suivi le diipeati conservateur, messièurs : mais gajourd'hui M je n'hésite pas à dénoncer les hommes responsables du crime ‘contre lequël S nous protestons ;.je n'hésite pas à m’unir au mouvement qui se fait pour 4 renverser le gouvernement des bourreaux de Riel ; c’est ce que nous avons ME à faire en ce moment ; quand nous l'aurons exécuté ce gouvernement, il sera À temps de voir quels matériaux devront entret dans la nouvelle organisation > 2 nous verrons quelles allisuees meilleures que celles du passé nous devrons D faire avec les partis dans la province d'Ontario. : É Trop longtemps la province de Québec a servi de marchepied à cute | nous avons Gus pour alliés dans Les autres Provinées. -i semble être temps de chercher de nouvelles alliances... ‘: -
Les journaux de l'Ontario voudraient aujourd'hui nous contester le droit de
5 west pas un canadien de l'Ontario, à quelque nationalité qu’il appartienne, qui ne s'accorde à dire que les Métis de la Saskatchewan ontété traités avec la plus grande injustice. Riel est véritablement victime d'un meurire judiciaire et il est du devoir des Camadiens destoute nationalité de voir à ce
qu'un semblable meurtre ne soit pas répété. Tes TR OR Um cr Æ.
Notre pays est un pays libre, et- son gouvernement n'a pas le droit de commettre un meurtre judiciaire...’ cennesetesesterevese *.Ilest important de bien comprendre que la rebellion n'était pas une guerre de‘race, mais bien la revendication des droits d'une.race. Les Métis ne
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L'honorable monsieur Laurier a dit à son tour : 77" TT Eu LL
nous assembler pour protester contre lesinjustices commises, etcependant :
demandaien@pour eux” que les droits accordés à toutes les auires races. Le. |
. crème de Régina sera certainement nengé non-seclement par les Français, mais
. aussi par toutes Les autres races. Ce ne sônt pas des faveurs que réclamaient . |
: Les Métis ilané réclamaient que la justice pire et simple. . Dis élaientaussijaloux des Ubertés des autres que des leurs propres, el ils comprenaient que S'ils to | ratent qu'une injustice leur fût faite, on en ferait autant aux:autres.…..
Aujourd'hui Rôn-seulemént à nous Conadins-français, nous sommes unis, mais .
nous compions des alliés Chez les Irlandais et les Anglais. : Les meilleirs amis
de. Papineau n'étaientils pas des Irlandais et des Anglais? : OCallaghan me
futil Pas son ami fidèle? - Wolfred Nelson, qui commandait les rebelles à St
: Denis, était un anglais et TS. Brown en étaitun autre. Lorique Lafontaine.
“fut battu à Terrebonne, il fut Elu par le comté & York, représenté cujotrd hui
par M. Mackenrie: - Lorsque le bill d'indemnité fut présentédeantle Parlement, Le son plus puissent avocat fut M Hume Blake, le père de M: Edoard Blake. . “Et — au cours de la dernière session, M. Blake défendit les intérêt des. Métis avec’ un du : talent qui nous a montré qui: était le digne fils de ce. père. iustre. nr Tate da n ï. Les Cunadiens.français,. font qu'ils resteront dns:les limites de la: lotte.
“tre érpmceront Fe prises aies dans doutes les autres L protinees
Laquelle de ces paroles de M. Laurier recèle le péril dont vous parlez, monsieur le ministre? J'attends votre réponse, si vous
- voulez bien encore faire à la vérité l'honneur de l’outrager.
M. Tarte, le rédacteur conservateur d'un journal ninistériel, l'adulateur actuel du talent que l'on vous attribue, a fait, dans cette circonstance, la catégorique déclaration que voici :
- Nous sommes ici constitutionnellement assemblés ; nous faisons acte de”
liberté parlementaire comme nous l'avons fait ailleurs, comme demain nous le fefons. Et cependant, nous entendons des voix qui nous avertissent—et parmi celles-ls, Ia voix du Mas] est la plus forte.que notre conduite est de nature à provoquer contre nous une coalition de noë concitoyens des autres provinces et d'origine différente de 12 nôtre.
Quiconque lient ce langagé n nierprète pas dans leur signification vraie Les
Libertés constitutionnelles dont nous Jjouissons et qui nous sont chères, à nous qui avons été Les premiers à les réclamer pour notrepays. Nous élevons ls voix sur une question dé droit public: Question de race, de religion est à l'arrièr e
- plan dans ce grand débat. Nous soutenons que l’exécution-de Riel est un |
outrage au droit des gens, tel que mis en pratique chez les peuples civilisés.…
Non, nous ne menagons ni la confédératsons ni Fordre, ri la constitution: ni Les autres nationalités.
- Nous menagons Pezistence du gouvernement quia commis un acte antibritan-
‘ nique, anti-civilisatenr el qui persiste à n'en donner aucune explication. Pour
obtenirves explications, pour arriver au châtiment des vrais coupables, :
comptez, messieurs, sur le concours du Canadiens à à la tète duquel les circons-
tances m'ont placé. >
L’honorable M. Mercier, Tue B foule a appui à ontgancé, É dr
aüssi clairement: L Ê
C'est que le temps est v venu de s unir dans un grand mouvement rationäl, non ‘dans une union de race contre race, mais dans une union qui puisse consobder les grandes destinées de ce pays.