‹ Riel: réponse à Monsieur J.A. ChapleauChapitre 8 sur 10 · TT = CR · texte numérisé non relu

TT = CR

nommé une commission - chargée de- régler. les. réclamations des” - 7

| Métis et que le 4 février vous ayez envoyé Un télégramme trans- .

mettant au Nord-ouest la nouvelle de cette création. Cependant :/xte n’est que le 30 mars dernier qu'a été publié dans une édition Spéciale de la Gazette Officielle l'avis de cette nomination. Cêt avis étaitainsi Conçu :

. “Avis est par les présentes donné q que sur la recommandation de Fhono- . rable ministre de l'Intérieur, il a, ce sour, plu à Son Excellence le gouver- “neur-général d'approuver la nomination des commissaires ci-après nommés, sfn de faire l’énumération des Métis ete.; ete. ”

Po ” Quel effet pouvait avoir le 28 janvier, la création d'une com 5 mission officiellement nommée le 30 mars? Il vous faudra, mon-

." ‘sieur le ministre, vous inspirer encore du respect pour le serment,

- et vous pénétrer des responsabilités qu'impose le pourvoir poür

justifier pleinement, aux yeux du pub, ‘Femploi de pareils pro-

cédés, L Vous dites encore : a I ñe fit alors du reste querépéter ce e qu'i il avait: fait. ep. 1870.

On sait que Mgr Taché était accouru de Rome pour tâcher de paciferson

diocèse èn insurrection, Arrivé aux Grandes Fourches, nn malheurenx

Cent Ini arriva. Malgré les plus vives souffrances Mer se mit en route : L

-ponr ot Garry. Riel en fut informé.et sehfant que:sôn règne allait finir, .. . . n'hésNa pas à jeter un cadavre entre Îmi'ef Î1n conciliation quiarrivait avec -"".

: Je saint missionnaire ; Scott fut immolé sang fut 1 jeté co comme un défi :

| à toute tentative de répprochement.

ue martiale régulièrement ‘organisée el: evtièrement soustraite au

s eette démonstration n’est plus à fire; un journal conservateur

. vous ayez mis tant de temps: à découvrir. a chose ? ?

“suquel, il: s'était” tuiméme condariné, ‘de £onniveñce ‘avec sir

CH vous sied bien vraiement de räviver les cruelles souvenances Do LE de 4870. Vous accusez “aujourd’hui. Riel d'avoir commis ur, 2 meurtre; jepoürrais vous soutenir, avec force documents à l'ap. ‘: pui de ma prétention, que le malheureux | Scott.a été exécuté.an .:::. :

-moyen de la fusiHade ‘après un. jugement rendu par une cour. -

."! contrôle de Louis Riel, péésident du gouvernement provisoire, … :qui goustituait alors l'autorité - légitime ‘dans le Manitoba::-Mais

-- vient de Tous en accäbler: Mais admettons poùur un: moment que . “Riel ait commis un meurtre, comment se faitil, monsieur, que a

2 Vons dites que: les” meurtriers méritent. la potence, pourquoi Ce LT donc ‘Avez-VOUS accusé de barbarie: : l'honorable monsieur Mac : :‘Kkénzie pour avoir maintenu ‘pendant <q ‘ans: Riel dans” l'exil.

John À. Macdonald : ? Vous. mahifestez tautä-coup pour les meurtiers une “horreur. que votre chef .n'avait pas alors ; que vous: n'aviez pas vous-même, puisque vous faisiez de cet sbomimable | ‘criminel le héros de vos fougueuses barangues.

-Monsienr le ministre, vous venéz de. piétiner sur. un ‘cédavre er vous piétinez actuellément sur la mémoire de votre fétiche sir George. Étienne Cartier, en rappelant forcément au ‘public que c'est des mains souillées de ce meurtrier que Cartier: a-reça le mandat qui lui a permis, en 1872, de prendre däns la‘chamibre __. des commuries la position à laquelle ses électeurs. de Montréal. : 77 Estavaient refusé de le réélire. 11 est toute-à-fait évident que, . dans ce que vous croyez étre votre intérêt du. moment, vous êtes . capable de tout. Jamais on a plus scandaleusement chanté la: ‘palinodie. Vous brisez vos idoles au pied de l'autel du Mensonge, | et, pour vous prouver que vous mentez à tout votre passé, je vais Cv vous citer, après l'Erendard, après MM. Beaubien.et Girouard, ce que-vohs disiez en 1874, en votre qualité de solliciteur général de — —nôtre pâovince. -Ce sont ‘des extraits de résolutions que .vous osées et qui devaient forimer là base d'uné. supplique : | destinéé du gouverneur-général. C'estau sujet du mouvement LL CT insurrectionnel du Manitoba. Voici : “ M Te

: Que les chefs de: ce mouvement se: constituèrent alors en n gouvernement, : et qu'un acte regrettable. perpétré par Vaatorité de ce gouvernement, 2 été . exécution d'un des sujets de Sa Mhijesté ; qu'après cette exécution. des re-. - présentants. de: cette population du Nord-otest furent reçus- ‘oficiellement par le gouvernement, dela Puissance qui négocii vec eux lacondifion : de”. l'entrée de ce territoire das l'union du Canada et qu'un acte fédéral sanc- . tionna leur démande juin ennnnenns Ne que cette population "vu avec suprise < ct “douleur. que les poursuites : Lot étaient dirigées contre quelques: pérsonnes impliquées dans ces troubles, Le ‘leur attribuant une responsabilité personnelle aïlant jusqu’au crime. .d’ho: : ï, micide volontaire, POUR DES ACTES PROCÈDANT DE. L'AUTORITÉ pu -SOUVERENE- PE CT E MBNT cRÉÉ DANS CE MOCVEMENT Docense rm eseasae sereine

Que cet acte était tellement confond a avec Les” évènements politiques d de. Fe cette malheureuse pere qu' EST. TAPOSSIBLE DE. L'ASSINILER AUX. AGTS Ds LT

| “ces résolutions à Sont éonsitnéés dèss des. procès. ‘verbaux: de Paë” SE :.. semblée législative de Québec, sous la rubrique : avis. dé -motions, ‘ “jeudi, 17 ‘décembre: 18747 "Si #OUS. voulez. m'en croire; monsieur

le: ministre, HoUus allons laisser 4 & “public le soin de faire. les COM. : mentaires ave: Brovoue LE mise en régard. de: ces deux mañiéres

Lie

LE “pat cette phrase : f où a beau ‘dire, où. peut ‘invariablement ‘étre’

. 45 Lu

“dagir adoptées par vous pour servir vos fins casuelles. Jerie connais pas suffisamment les ‘ressources - de la : langue pour. me . Ratter de pouvoir trouver des expressions propres à qualifier vos étonnantes contradictions. ie. Poe “Vous continuez:

| “On a beau dire que ce révolté 8 avait un noble but, qu'il vensit aider es frères à revendiquer leurs droits ; en disant cela on Jui prête. des senti ments qu'il n'avait pas, on Fable d’un: vêtement d'appsrat pour cacher le rôle sinistre qu'il : 8 jouë dans le dranie de. l'insurrection du Nord-Ouest. S'il eut été mu par un patriotisme éclairé, il aurait suivi une ‘autre voie, ‘il auraif pris d'autres moyens, il aurait recherché et suivi: d'autres conseils -.. °°. que ceux que lui donnait son ambition. : ILsavait où aller, n'avait. pas. FT long chemin à faire. pour trouver tout cela. I savait le zèle et la tendresse de celni qui l'avait protégé etsauvé. Mais non: Une ambition cffrenée . .# qui à vicié son intelligence et l'a poussé jusqu'au délire, une . soif .désor- 4 donnée de pouvoir,un orgueil insensé qui l'a conduit à l'apostasie, ontété .: #le mobile de ses actes ; ” voilà ce qu’ en a dit .le plus grand - prélat . du o - Nord-Quest. Un mobile pire encore, un mobile sordide, lofaisait agir, si. … Jon en croit les témoignages les plus respectables.’ Le: Père André, dont. . ‘ on ne saurait mettre en doute les sympathies pour Louis Riel a déclaré ‘ ‘sous serment au procès de Régina, que ce prétendu défenseur des Métis ‘ Vavaït prié à plusieurs reprises, de 5e servir de son influence . auprès dugouvernement fédéral pour luiobtenir $100, 000, et avait déclaré qu'enretour * il .s'engagerait à quitter le Manitoba pour aller où it plairait au goureme- 7 memént de l'envoyer. Comme le Père André lui faisait remarquer l'énèr. 1mité de cé cette somme, il n'hésitait pas à dire qu'il se contenterait de LL besucoup. moins. Quant sux réclamations des Métis, Rielse borait à à dire: ‘4 Te suis moi-même la qmestion métisse, si je suis satisfait, les” “Métis le : | fperont.” rte . cie 2. Ÿ: Je ne crois pas qüe mes compatriotes, si chatouilleux. sur le point d'hod- | - :nèur, si francs ‘dans”leur patriotisme, pardonnent cet acte de vénalité. Le : Je défie'que l'on dise que c'était 1 une conversation oiseuse de: Riel. dont, D nt “on ne s’êst pas OCCUPÉ ; ; c'est. Je contraire qi est. vrai: oRa donné suite à LE E ‘sn préposition vénale. LL. …. 57, aug cu ere - Ceuxc qui $ ’adonnerant: à parcourir ées lignes ont t'aù remarquer, a. :: une chosé “qui m'& soüvent frappé : “quand. ut. polémiste :procède : +...

: -sèr qu'ilnes ’enseit que parcequ'il : pl ’a absolument aucune: preuve

L ‘pour contenancér sa réponse. “Cest le style qui:vous est propre, -: ‘ monsieur ; vous répétez à tous moments des locutions comme : = 'éélleci: Je. le dis parce: que je le sais el'je: le: sais parce: que Jjete:dis: [vi Ce n'est pas toujours fort concluarit ; maïs: -prénoncé d'un. tan fu, avc da. plus, “harmonieuse . VOIX qui ‘se puisse éntenidre,.

46 nt agrémentée de la plus élégante gestitulation qui se puisse voir, cela produit toujours un effet sur les badauds, qui ont été pour. les neuf dixièmes dans la consécration de votre réputation d’ora-

” teur. à laquelle je reconnais n'avoir contribué que très médiocre. ment. Donc ce n'est pas avec des on a beau dire qu’on fait une. démonstration, monsieur le ministre, c'est avec des preuves : el. c'est ce qui manque totalement aux assertions vôtres que je viens. OU de citer. En calomniant ainsi votre victime, je vous lai déjà dit. : 2 vous iusultez toute la popnlation qui la pleure. Vous avezbeau dire, # monsieur le ministre, tous les écrits, toutes les paroles, tous les cu faits conspirent à vous donner le démenti. Vous soutènez que le but de Riel n'était pas noble. Que savez . vous de ses intentions, vous qui vous scandalisez si fort de ce que vos amis signalent au monde les motifs si évidents de votre: dernière trahison ? Vous . parlez de la vénalité de celui.que vous avez livré après avoir touché d'avance .les trente deniers qui vous assimilent au patron: choisi par vous de propos délibéré dans l’histoire biblique. Vous avez l'air de sentir vaguement toute l'horreur que. vous inspirez. et, lorsque vous marchez dans votre isolement, ceux. qui osent vous. approcher prétendent lire sur voire front le vers du-poëte :

ë Laïssez passer Caïn, à appartient à Dieu!

Car, n ne Je perdez jamais de vue, c’est le peuple qui a. dit que- : d'exécution de Louis Riel était un meurtre judiciaire, un assassinat. . politique, ‘un homicide.électéral. S'il en est ainsi, comment vou # :. lez-vous que le peuple, aux:titres de meurtrier et de fratricide. | D ajoute pas celui de mutilateur dé cadavre à cause de la bésogné où. | VOUS VOUS imprégnezdessenteurs neuséabondes de la putréfaction? … Noici.ce que dit Riel lui-même de son but dont. vous contestez la noblesse. ‘Après avoir. établi, que les Métis étaient les égitines … possésseurs; ‘les maîtres. naturels du sol qué vos ignobles émissai-. ::-res-ont impudemment violé ; après avoir établi” que jarnais - tés .-.. Métis (ét ici il.corrobore la déclaration” expresse de sir John A . "Macdonald dans sa réponse au grand discours de M.Blake,. dans” - Le È RE: chambre ‘des communes, le 6 juillet dernier) w’ont. admis lefait . :de la céssion commé valable. ‘en justice et conforme aù doit des "7 ‘gens; après avoir établi que là valeur. des terres spoliées . au Métis. : était de plus‘de #150, 008,000 aprés avoir démoniré ‘que. Ja’ civilisation. des voleurs avait détruit tout un: ordre social établi sur né : forme de gouvernementidéal, où la liberté et La justice remiplaçaient vantageusement : Tiniquité e et. Foppression. dont voi avez z saturé.

l'application de nos principes administratifs; après avoir démon. tré que cette civilisation a détruit la chasse du buffle, source de la sereine prospérité de ces naïves -et libres populations ; aprés avoir faït voir sous son sombre et véritable ; jour l'âpre cupidité de Y'aglo-. mération de chenapans et de corsaires des plaines, qui s ‘appelait . Compagnie de la Baie d'Hudson ; après avoir établi que c'est de "ces légitimes et rapaces détenteurs du sol des prairies, que vous : | tenez vos. prétendns titres de propriété; après avoir établi que les’ : . trailés concins avec les ingiens'étaient de réels actes d’ escamotage ; .. après ävoir démontré que le caractère relativement arrière de la : . population métisse était attribuable anx méfaits et à l'égoïsme des si en ne : pirates de savane que je vous signale” ici, qui calomniaient ces | contrées au dehors et en inter ceptaient toute communication avec" l'extérieur: après avoir montré qu'aux baudits de la Compagnie Lie . de la Baie d'Hudson ont succèdé les bandits ‘du gouvernement- : seu fédéral, Riel fait de la patrie cette mägnifique définition : La patrie au cest la plus imporlante de. toute les ‘choses de la terre et, de plus, elle: est sainte. par lés ancétres qui la transmettent... L'endever au peuple. .… qu'elle à produit est aussi abôminable.que d'arracher une mère à ses. ” petits enfants dans le lemps qu'ils ont toujours besoin de ses services, =. Mais la patrie s ‘appelle la patrie parcequ'elle est le don. de Dieb notre père, héritage sans.prir, je dois dire nlutôt, héritage divin ! le peunle qui prend à un autre peuple sa pairie, comme le sacrilège le plus. grand, parceque tous les autres es sacfilèges: ne. me semblent que des par : êies de celui-là, | Dali Lou Pot

Dites si ce.ne sont pas Ë de nobles idées L'dites si ce ne’ sont pas ‘ ‘là de nobles paroles, et'si celui qui voulait=sur l'invitation pres. sante de ses frères—arracher cette belle pairie. à: ses farouches.

. oppresseurs n'avail pas fin noble but. Puis.les moyens de Teven- ‘ ‘dication que-vous, indiquêz, ils étaient tentés sans effet ‘depuis 4878. ” Riel vous le dit dans son: histoire des Métis écrite: quelque emps Due :: avant.sa mort et dans laquelle jai puisé ce que je vous dis en. ce Loite ee x. moment. Lisez : :

" ‘Dans: Pautomne de 1878, ces. 5 pétitions s se énéralisarent - - Le Lac GAP... ci pelle, ls Tlle-de-barts-ronges, Ia Montagne-des-Bois,- la Montagne da Ce. . “prés, Edmonton, Victoria, Battleford, le Lac:la. Bice, les Etablissements de. -StEagrent, Prince-Albert demandèrent jusuice. Respectususes pourtant | “étaient leurs réclamations, mdis. elles Parent. trailées got mépris. On Re.

Qu'avez-vous à répondre à cet éloquent énoncé de faits, v vousqui avez déposé sur le bureau de la chambre les 76 requêtes qui en établissent la vérité? Que vaut donc tont le fatras dont vous atcompagnez votre assertion si peu: véridique? .Je.vous enteuds toujours : vous accusëz Rielde vénalité. Monsieur le ministre, la vénalité est-elle un crime punissable de l'échafaud? Est-ce pour

“avoir demandé 835,000 que Riel a êté pendu? Tous ceux qui se laissent fasciner par l'or et qui vendent leur conscience doivent-ils être hissés sur le gibet? Répondez dans la négative à moins .

que vous n’aimiez mieux aller vous livrer à Véxécuteur. “Maisdans Ÿ & >

votre tentative de diffamation contre votre victime, non-seulement -° vous êtes à côté de la vérité, mäis vous êtes-aux antipodes de la vraisemblance. Riel auraitil voulu avoir ces 835,000, qu'il avait

— … droit de les exiger. Dans son manifeste anie-moriem jl dit: :

. Le gouvemement d'Ottawa avait fait avec moi en 1870, un traité dont c'4 | . : avait pas encore observé une sèule clause à mon égard Je: venais pétition- 7. - ner pour mes gens ET POUR MOI, demander au gouvernement de la Poissam . | - ce ce qui nous appartehait, dans Pespérance. obtenir au moins quelque Fhose,. si nous tie pouvions pas oblenir satisfaction éoriplète. Fi . <

- Je vous le demande encore, qu’avez vous à dre. à cela ? ? Quénd * . e. à l’histoire vraie des 833,000-et de la vénalite que vous cherchez à | “en imférer, voyons les faits. . D'abord, je vous ai ‘déjà rappelé que le père André, dont vous invoquezle témoignage, a déclaré que -par cette exécution votre gouvernement s'était couvert d'infamie. De Ji a parlé du caime iatrépide de Riel. sur l'échafaud, qui cadre si | .. peu avec le bas caractère de vénalité dont vous parlez. et surtout . - avec le came pusillamine dont vOUS.vOUs targuez. -Le père André : 10US, dit que sur l'échafaud Riel était-le seul à conserver un: sang.

aûrs.de votre lettre vous parlez à ayéc “éloquencs. du väleureus ”

Le et magnanime Gäbnel Dumont. : Or, le 1 décembre 4885, le Monde;

qui, 8 il est. suspect à- beaucoup de ‘gens,'ne doit pas. l'être aux ‘ : cninistres-pHbliait v une lettre datée, de. Port-Artur lé 26.novem. | :

d'une entrevue, entérieuré à à [rexécution, de auiéur et. &e Gabriel * “Dnsmgnt, je is ceci: UE Lu

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