‹ Riel: réponse à Monsieur J.A. ChapleauChapitre 9 sur 10 · TT · texte numérisé non relu

TT

.. Pour Ii Gabriel Dumont) Riel ést un, «grand hornme êt un brave. LL #

pes

“tilés-et it dit que ous ceux qui i parlent. contre. Bi sont, des menteurs,

—’Prenezen'votre ‘parti; monsieur le ministre. JF; ajouierai envore ceci: lÆendard, journal. conservatèur, a fait bonre justicé de cette”.

.’accusation de vénalité dirigée contre Riel pour le dépouiller, mort.

des $ympathies ‘du public, comme on Fa dépouillé, vivant, de ses.

| propriétés. Voici:ce que disait ce-journal le 15 décembre :

‘’ Aprés avoir véeu, pendant cinq ou aix ans, « de la charité de. ces amis; Rier

va s'étéblir an Montanset y vit: pauvrement, mais tranquillement) Les.

délégués métis viennent le trouver ; ; Jui appportent-ils de. Vargent ? 2. Lui

Cfrent-ils de tn payer: un salaire ? “Riel part, avec. s2 famille, et depuis ‘ ‘ce

‘temps, ila toujours vécu chez des amis et des partisans, allan£ d'uñe : mai

son à l’autre, reçn et hébergé avec Fhospitalité traditionnelleïdes Métis, -

sans jamais demmänder d'argent. Mème dans ces’ actes inspirés par dés. malheureuses hallucinations, ce désintéressement absolu subsiste. - Il rez. commande à ses partisans de saïsir les munitions et les vivres, ce qu'il faut

:-pour l'entretien d'un corps armé ; -voit-on, dans toutes ses lettres; “publiées

Par le gouvernement et par les journaux, ‘une ‘seule mention” ‘de Var argent .

"qui cependant devait 5e trouver en unè abondance relative, à aux postes de :

b Baie d'Hudson ?

, Voilà qui me semble beaucoup plus: ‘concluant que votre | onc “beau dire. Mäis i y dplus. Le25 novembre. dernier, un: eorres}”

pondant de l'Etendard Fui écrit : Le, ete Monsieur Le Rédacteur, — porter, .

A propos” des 335, 000 piastres, voicï cer qüe j'en connais, je. ne crains “pas.

d'être démenti. ‘ On sait que ce qui sébranléle cerveau de Riel, t'est .de-

n ‘voir ses compatriotes disparaître, sa belle langue française menacée par | a : ‘trahison et L'esprit ‘de parti qui fermait la bouche à: une députstion. sur

laquelle E avait compté. ‘Un matin, il éuit une vision, c est ce qu'il déclara |

À Fan des” missionnaires. Le plume lui parut plus forte,que Pépée. : Pour —— |: sauver‘sa patrie, il'lui fallait un “journal pour faire Connaître au moride - toutes les souffrances de ses. ‘compatriotes ; ilse' “Fsppéla: que” ‘ Cartier ki 2

“ avait offert ‘835,000 pour ses ‘droits comme métis. €

SE on ime les accorde, se dift, alors mà patte re sanÿée, ie vais faire à ins:

: “traine des Métis qui m'aidéront dans mon œuÿre,

“5 revit IC père ‘André 30 fois’ aprés ; 5 vision né Fevint ph ai une. seule

ee “fois seulement pour disparaître de nouveau CES : DU Ceux qui sont: au fait des# peus” 7 “& Biol sérent quel L fonéstion & an...

D jourual était s son. révei

ù ‘Je suis eveë oonsidé ion Ee

‘Un journal, c'était son rève; la propagation de ces idées de justice et de vérité, Pinstruction de ses frères les Métis, c'étaient À son vif désir. Nolin a déposé, au procès, qu'il l'avait déjà ‘entretenu de ce projet el qu'il voulait faire une tentative auprès . du ‘ gouveruement pour. lavoir une partie des 8100,000 qu'il en réclamait Il savait sans doute que les deniers du gouvernement. avaient déjà êté employés à de pareïlles bonnes œuvres, et iln'igno- : rait probablement pas que le. Honde avait été acheté à ce prix, à 77" même les fonds si”secrets de Ceux qui ‘en sont ostensiblement les: maîtres. pi a cru qu'avec son organe il pourrait faire autant de bien, ‘au moins, que la feuille ministérielle En respectant quelque ne oi peu davantage l'orthographe et les préceptes de la civilité ordinaire ir “Voilà pour la- question de: vénalité, et je continue à vous re: Ÿ Louis Riel n'en était pas, l'hiver dernier, à ses débuts dans cette voie de ‘haute trahison. : On 6e. ‘rappelle sa révolte de 1869, le meurtre inutile de . Scott, a 5 ft exécuter lorsque ce pauvre malheureux était dans Pimpos- °.. sibilité de lui nuire. On se rappelle qu’ils’ engagez, quelque . temps après . : ces malheureux événements, en recevañt nné somme d'argent du gouver: ‘nement canadien, à ne plus revenir au Canada. poury faire de l'agitation. Au mépris de sa promesse, il rovint au Canada à Yantomne de. 1884, etse. co Lt mt secrètement, avec “une habileté consommée, à Préparer une nouvelle . Fans ti révolie. —— “ “* 2 . = :

::. de crois avoir, dans ce qùi précède, répondu d'avance à ces inegac-- .:' tifudes, ont vous réitérez Fassertion sans les appuyer ‘d’un sem: :. -btant de preuve: -Nous-vous le demanderons toujours: pourquoi . É -.: ne parliez-vous pas de cette façon: én 18757. Rieln ati pas été -..puni-par l'exil, de Son insuccès lors.de l'insurrection du gouverue- : . : :ment canadien contre l'ordre établi au Nord-ouest ? car cette plai-

. santerie de la prétendue révolte de gens qui ne veulent:pas Jaissèr Te envahir. leur pays dure depuis- troplonstenps. ‘Les rebelles; mon- - As sieur, <e-sont les. ministres, ceux qui-ont été Les forts ; “et. ceux . :

"ont passé pour rebelles, ce sont Les patriotes métis, qui ont'êté. Les... +" vaincus." L'insolent triomphe de la force contre le droit. trouve :

"0 avjourd’hui en .VOus s0n apologiste, comme il. trouvait jadis: sog: CU “dénontiatenr. Car, -pour .fäire ‘usage d'un mot: fameux, il est 5 1. évident que vous êtes:cépable de tout, même d’une bonne action, . …

pour servir vos Âns politiques. « ‘ Pourcette révolte, pour: cemeurtre. . de Scott, vous avez demandé. une amnistie complète, von ‘vengeur : de la justice-et dn drit Pour.la commission de’ ces: préténidus crimes;"Riel-a:-été-ammistié sons condition d'in eulde Gng. ADS; } parceque Yhonorablet monsieur Mackenries ‘est trouvé à héviter.… *

57. CE | Per Ne de la. nécessité de réglèr des 5 difficultés « et des. embarras que vos amis avaient créés en dépit des protestations du leader, libéral!

| Ici je vais ouvrir une petite digression rendue nécessaire per votre attitude actuelle et par les dires de vos organés. ‘ '

nl s'agit des $5.000 que. M Blake: aurait Gfert par suite de r exécu- . tion Scott, pour la téte de Riel, comme disent vds grganes. “Car vos - Organes disent ‘ceci :- 4. Blake a offert $5000 pôur la téte de Riel. £ : d’oppose à cette assertion la plus formelle dénégition. : Jamais M F : … Blake.n’a offert un sou pOur la tête de ui £

.:.85000 < ont été offerts.en récompense.

77 :7 Tjustice, c'est-à-dire qui feraient cor ui deŸ | - personnes qui étaient accuséés de ch [os appelez : le meurire |

- de Scout. Cela ne voulait pas dire d e cesaccusés devaient . s nécessairement payer de. runs it de se trouver dirécté- nn

: ment ou indirectement ‘ =. alors brocureur-général ÿ- il était particulière ‘© tion de lajustice.

ans appelaient ‘autres un crim . La SOCU

“intérêt.à connaitre bi signification de toute cette affaire. “Les commuunicatio “avec le Manitoba n'étaient pas aussi faciles qu ‘aujourd’ bui et SR à n'étaient pas revêtues du caractère

ie “Oûtario. : En cette qualité, surveillänce dé l'administra- | 10ùg ait eu lieu au Manitoba. Les LIT

. d'authenticité désirable.. En outre, vous devez vous rappeler * : L . qu'où n'était pas encore äxé sur la véritable délimitation du: Mani- - EL e* toba: et -du Haut-Canada. Beäucoup de gens croyaient que. le. | Manitoba était enclos dans les limites de la province supérieure; ‘en ‘sorte que M. Blake avait intérêt, en sa qualité. offcielle, de.

: connaître si les “faits. survenus tombaient sos lé. -Coup' de sa jüri- “diction: Il voulait éclairer la justice, rien! de plus.” Sice procès. ’euteu lieu ; s'il eut été: prouvé que Riel n'avait. pris part ni direc- : : tement. ni ‘indirectément àla mort de-Srott; s’'ileut été établi ge Scott avait eté fusillé conformément. à la. décision d’an conseil de : | -guerre.entièrement:soustrait au contrôle: de Riel; si surtoüt i'eut J : rêté établi que Je gouvernement proxisoire âont Biel était. Je. “prési” De

UN

en négociation avec Mer Faché, qu'il a odieusement joué; ü s'est côncerié avèc les” orangistes, qu il 3 déçus d d'une façon non Moins. oûieuse. Ê . | ‘ Monseigneur Taché, conformément au caractère de sa mission, voulait Ja paix et la conciliation. Sir John a profité des disposi- . tions de cet éminent ‘prélat pour faire exercer sur Louis Riel :

* l'influence qu'il avait. toujour : eue, et pour engager cé dernier à

rene er er s'évader, C'eSRA DIE, UT VEUX dE CŒUX qui fui croyaient que son cas

| relevait de notre organisation judiciaire, —à se rendre fugitif de :

* ‘ Ja justice. Si l'offre de M. Blake euteu son effet, les plus grandes probabilités sont que Riel eutété acquitté honorablement et qu'il aurait été libéré avec éclat, au lieu de passer pour un contumace. Leschoses étaient en cet état de complication lorsque M. Mackenzie cast arrivé aux affaires. Riel le contumace a été amnistié à condi- : tion de cinq ans d'exil Monsieur le ministre, vouset les vôtres, |

” vousavezaccusé M. Mackenzie de barbarie pour n'avoir pas accordé :

. une’amnistie complète à Riel que vous appelez aujourd'hui meur. trier. Et pourtant, comment, dans Jes circonstances, le gouverne- : ment libéral pouvait-il agir avec.une plus miséricordieuse équité?

» Aux yeux du pouvoir, Tévasion- de Rielconstituait un aveu de. culpabilité ; d’un autre côté, il était constant qu'au moment même : “où sir John A. Macdonald exprimaäit à ses frères en orangisme le. sauvage désir de pendre Riel de ses propres mains, il-favorisait la

| Juite de l'inculpé et promettait, à à Mgr Taché une amnistie gériérale.

Le gouvernement Mackenzie a donc pris le seul. moyen terme. recommandé par la prudence et par la. ‘justice ; Je seul “qu'il lui. fût loisible de prendre à la suite des embarras créés par son prédé-

‘ cesseur. Ainsi donc, ‘monsieur le ministre, vous ne sériez pas | mieux fondé que vos amis et vos organes à reprocher à M. Blake . Toffre.des $5,000, même si cette offre avait eu pour. effef de con- . duire Riel à la mort, puisque c'est vous. qui venez. de le déclarer.

a coupable de meurtre. Mais vos organes disent encore’: “estce .: - . que Riel n'eut pas été exécuté si M Blake eut. été aù Réuroir” M? Je réponds résoltiment DO. ee LT

“Etici je ne. “parle pas des “faits. abominables. du Drocès : “de Ba” “copain du jury; de l'hostilité du juge; des obstaclés. misà © | "- la-déferise ét de.toute la’ “‘scandaleuse procédure. de: Régins; je. ais: ‘que Riel n "aurait pas été pendu parce que, avec unéreiminis-" ‘trätion Hbéralé, Pissurrection qui a-amené'la guerre ét le procès .

esp aurai Bs. “ER die [Geci: m'amiène “réturéllemen

parler de Ia façon dont les Jibéraux. ont. iôminstré. le Nord. quest. - … depuis que la doctrine odieuse demfaits acéomplis. aenclavé cette contrée dans lés limites dé: notré# pays, et je. sûis d'autant plus poité à Je faire qué larchévéqe de St Roniface à dit aù cours de son digoe manifeste :. LL | . Ames jeux les reeponsabiités &. nos désastres. et. & pos oies se sont : - multiples... Hlles pèsent non-seulement sur les agents actifs du soulève. ment et tr admiimistationn qui se sont succédées au pouvoir, mais aussi sur bien d’autres. . . ni .

x Je me permetirai de fairé ici une | respectueuss “distinction et ! - --d’établir les faits dans leur naturelle simplicité. Mgr Taché est, mieux.que vous et moi en état de savoir cé qui se passe au Nord- “ouest, et lorsqu'il fait peser la responsabilité de tout sur les aämi- ”. nistrations qui se sont succédées äù pouvoir, je comprends que, d'après fui, sous le gouvérnement Jibéral il s'est commis däns Vädministration dés affaires du Nord-ouest ‘dés choses répréhen. | Le sibles. Je n’en doute aucunement :il'est inévitable qu'il. $e.comie melte dé. ces. choses. sous tous. les Gouvernements. . Mais ‘enire ee

fait par un gouvernement, : il y. a une‘ ‘différence notable sur l- . quelle j j'appelle spécialement votre atfention.. Du. temps que M. - . . Mackénrie était äu. pouvoir, les. communications avec le Nord: … … oùést étaient excessivement difficiles ;et si les employés. se.sont ‘rendus coupables à d'actes de négligence. où de commission éondam- . : nables, ils agissaient à l'encontre des instructions des. ministres ; - . et encore, ces cas doivent avoir été très rares, eton ne voit Tien, : : nidans les- documents publics ni. daris lés écrits privés, indiquant . qué, sous le gouvernement libéral, il sest commis un seul acte =. ayant la moindre ressemblance avec ceux qui ont provoqué la :. rébellion. On pourra aussi difiicilernent prouver que les ministres ‘ aient refusé.de répondre: aux requêtes qui leur étaient présentées.

- ni de faire’ drbit, aux réclamations de ceux qui avaient des griefs ji: “fondés. | de en-veux pour preuve que ce qu’en dit elle-même Sa: . :.: Grandeur: -'En effet, dans son manifeste, je lis les paroles qu elle . : --rapporté de. lard: Dufferin, paroles’ prononcées 1 le 2 sept 1877, ….

| dans'son discours d'adieu au Manitoba: u ::KÜn%ys pas le moindre doute qu'une large part. ds. Bonnes Énéntns existant entre les Peaux Rouges et notismèmes, est. due à linfuence, BE

Yaction de ‘cette: “nsppréciable classe d'homrhes les Métis, “habitants ‘et +... pionbiers. du Manitoba (is. apnlaudissements), qui combinant, comme: ils le font, ls Migéeni, lafores et l'amour dès érentures, naturels aussng Hidien Lee

qui coule dns leurs veines, avec la civilisation, V'instractionet la forcs im. téllectuelle qu’ils tiennent de leurs ancêtres paternels, ont prockimé Vévangile de la paix, de la:bonne volonté et: du respect mutuel, avec des résul-" ” tats également avantageux au chef sauvage d Sà 2. loge et su colon dans son chantier. (Applaudissements Tenouvélés.) -& Is ont été les ambassadeurs entre l'ést et Pouest, les Hitméprètes de la civilisation et de ses exigences, vis-à-vis deceux qui habitent les prairies, tout ‘comme ils ont dit aux blancs quelle est la considération justement dune LL 7 : aux suscoptibilités, à lamobr propre-si seusible aux préjugés, au désir inné 7 __: de justice de la race sauvage. (Appk continués.} ‘

Les bonnes. dispositions dont parle ici l'ex. gouverneur-général : DA

indiquent assez que le gouvernement libéral ne s'était pas conduit -.

de façon à créer un conflit dans ces contrées. -Puis Mgr Taché : ajoute : : KR

Si les paroles précbäentes avaient été mieux comprises, 8i ii Tigre de cdi. . Le qu'elles semblent indiquer avait été suivie, le.pays n'@uraif pas eu.à déplorer. : Îles maux qui sont venus fondre sur là, Quand lord Dufferin: a visité Manito. " : .. ba, heureusement pour l'honneur des Métis, il n'y avaitipas de chars palais. : :

- ment il a voyagé avec des Métis. ‘Avec eux, il 8 parcouru, a praire,. ‘a :;

traversé la forêt, D à connu la charrette eb ‘1e canot d’écorce,.il ma pas dé- Ê. © daigné de parler avec ses gaîdes. Sachant le français, il n'a pas ou d'inter- - . prête ; intelligent, il a compris le population ; homme d'Etat, Ü a dit au : ” pays ef anx aviseurs des réprésentants de Sa Majesté :. voici le passé des

métis, leur utilité, quelques-unes de Jours nobles qualités ; Fopez ce. qu nn vous devez faire à Favenir. Lire

À - Ceux qui nese sont pas couformés aux < conseils de 1oré Dufèrin, : .

,ce sont les conservateurs qui ont pris le pouvoir dans l'année qui.

“a suivi le prononcé de ce discours: et ce n’est que SOUS leur admi- : : ‘Bisrationqu’ont, commencé à àädevenir pressantes les représentations

‘Son Excellence a dû voyager comme on voyageait. alors, eb tout naturelle. L TS

des Métis, qui ‘se mirent à-se plaïnôre non .de quelques actes de Lee

négligence, mais dela crüelle oppression .des représentants. du

pouvoir conservateur. . Le gouvernement ‘libéral a- fait tout.ce. Pre Qu'il pouvait pour rendre justice au Nord-ouest: -Monsieur Royal, Cu | député conservateur. du Manitoba, a ‘déclaré dans la chambre,’ ak ">

‘ dernière : session que: le ministère” Mackenzie avait donné à ces - | territoires une constitution admirable ; “mônsieur Girouard, député: conservateur. de Jacques-Cartier, ‘dans us discours consacré à la. : défense politique: du gouvernement. actuel, reproduit. aves: Jorce \ éloges par la Minerve et les antres. Journaux conservateurs, adit,

Chine, le AUaoût 1885. ; que “en 1875 Fâdministrätion Mackenzie. ex la constitution er N lord-ouest,: ‘pour en. accord : üne qui pres ‘admirable et éminemment dans le sèns pépulairé.

. d'ai dit lus haut q que e les libéraux ävait hérité des embarras créés. . parla politique de sir John A. Macdonald lors de la prise de posses-” ee -. sion des territoires, politique contre laquelle ils avaient toujours | | PA : protesté. Riel, monsieur le ministre, confirme mon ‘assertion. : ‘: . Dans son discours“devant le tribunal de Régina, Riel a dit en : parlant des événements de 1869: “Les Américains: nous étaient ‘favorables. De plus l'opposition, au Canada, a fait de même et a dit

.. au gouvernement: “EH BIEN, POURQUOI. âres-vous ALLÉS DANS LE Noë5- Lot É Jr: OUEST SANS CONSULTER LA POPGLATION ?°” Ce: discours est reproduit Es ‘RS par le Ssar du 11 août 1865. Cependant la Minerve édu frseptenire :

‘dernier disait : :

‘ -Accablés sous le poids des preuves quen nous sccimulons tous les jours . "+" Pour établir à l'évidence que Les Métis n 'ontpamais eu de péres ent que le ls LU :. -gréts-rouges ete. DT . Voici de quelle singulière façon : M. Cameron, un & ces 5 dépatés ur grits. dénoncés si violemment par votre. organe, se montrait le. pire ennemi des Métis. Le 27 mars 1884, un an avant le. soulè- . vement, M Cameron voyant que les Métis ‘demandaient justice et © | .” que dés troubles devenaient imminedis, ft dans la chämbre la ct proposition suivante dont: j'emprunte | la - traduction . aux procès. verbaux de la chambre des communes, 1884, page. 429. M Cameron. Œxron) propose comme améndement, que “tous les : co -mots après 4 que ? ’soient retranchés 6t remplacés par - les suivants :— Le ::. 4 cette Chambre se forme en comité général pour prendre en considération D *: la condition, les plaintes ef les demandes du Manitoba et .:des terri res du 7.7: Nordouest eû.vue de érouver les moyens de rémédier à. tous. les’ Woien | L!1 2 + fondés et de faire droit à toutes demandes raïonnables. "1: : Le ministère ét tous vos partisans. “ont repoussé cetté propos. | tion qui demandait justice pour les. Métis. Mais j'aurais pu.me . |: “dispenser de “faire ces -citations établissant que ni avant, ni pen- | . .: 7 dant, ni après Pinsurrection, les libéraux ont fait quelque. chose . qui pt la provoquer et. qui puisse faire retomber sur leur admi-” - nistration la moindre parte responsabilité pour les crimes admi- : “.. nistratifs commis au Nord-onest et qui ont: eu. de si “aéplorables - conséquéncés.. “Le. 6 juillet. dermer, dans: sà: réponse : à M Blake, | 7.8 John A, Macdonald & dit expressément: 2"; - :: Duranteinq ans, monsieur Yorsteur, ds Ges. Métis) - ne: connäissaient | . | : guère la amisère qu'ils enduräient. X Ts vivaient dans leurs : mAlgOnS qu dans . ‘les bais sans #6 plaindre. “Ils ne savaient pas qu'ils fassent opprimés | ou. maltraités. : Durant les cinq aûs que. ces messieurs. Ges Hbéraux) oné. de. au

er 2!

Je crois que: cela est décisif. Mais je. veux encore citer Sir. Job A. Macdonald pour ceux de vos amis qui. veulent. absolument que M:Blake soit l'ennemi de Riel... Ge bizarre ennemi a fait, au cours

‘de la dernière session, un discours de plus. de six heures, dans

lequel il s'est montré si fortement hostile à Rielet aux Métis, que sir John A. Macdonaid, qui se contente de les faire pendre, a commencé ainsi sa réponse indignée au.chef de la gauche: Je laisse à la chambre et au pays à décider si. l'honorable, député,. dans : son. long et élaboré discours, à établison droit de censurer le gouvernement, s’il à prouvé que nous nousétions rendus coupables de négligence, d'oppres. sion et de mauvaiïse administration. Mais à y a une chose sur laquelle ne

Deuty. avoir le moindre doute de Lun ot ÉTautre côte de la Léanibre, ë d'est que |

. Fhonorable monsieur "par 508 discours a fourni gratuitement aux avocats de - Louis Riel ux PLAWOYER DES PÉUS HABILES.

J'ose dire qu'aucun des avocèts de ce malheureux ne Pourra énoncer ni pro- ‘ diire d'arguments semblables à ceux que l'honorable monsieur. a faits aujour-! hui sans tenir compte des 1 conséquences qui pourraient en résulter, comme d'

-lesait. . ; X. Ligrer : Qui les & provoguées ? Se Jon Macoowazn + Pois. pouvez . ricaner,. müis vous verres, celte chambre verra dans le discours dés avocats de

Riel, lorsquerson procès aura lieu dans très peu de jourskique la substance, la |

base; Le point culminant, et te fond de. cette défense seront. le discours & norable monsieur. !

maître le grand crime de l'honorable monsieur. Blake : oser.

prénüre la défense d'in accusé; oser.préparer une plaidoirie pour”

soustraire à l’échafaud Louis Riel, le même Louis Riel dont vos.

. amis le broclament . Je plus grand ennemit Et ce même monsieur -.

Blake est lechefreconnu,. respecté, vénèré,sans étre le dominateur

despotique. du parti libéral : de ce parti que vous faites attaquer

“Par une presse subventionnée, qui ose-—0 comble de l'impudeur —

- qui ose-nous reprocher de ne chercher, dans toute cette affaire

Ainsi donc, monsieur le ministre, voi, aux yêux de: vote Là

doulouYeuse, qu’à faire de l'esprit de parti! comme si les bbéraux: L

. devaient s'abstenir de Combattre ‘les criminels, précisément parce

.! -"que'ces criminels*se trouvent être leurs. adversaires. politiques . Fil comme siles Bbéraux devaient renoncer-à ‘leurs intérêts. de parti. :. “sans, parceque ces intérêts sont enparfaite harmonie: avec l'intérêt .* :. général! comme si,.en face de votre ambition du mäl,i ious n° avions .

‘pas; -le:droit.. d’avoir Yambition. du bien!” Ouf, monsieur, nous. .

“avons ambition. Îe faire. ‘descendre de Jeur jnsolent, piéd jee it

| | prévaricatenrs avilis qui déshonoïentnofre état social. “ L'embi ne . ct to D égare les S philosophes conrme les, rois ; mais . s pour les philo.

& sophes 2 aussi, © rest r ambiiiôn qui. enfanté Jes géarides choses, les

“ choses qui. éèy ent et enrichissent l'humanité... Qui que nous

“ soyons, messieurs, méfions-nous, de J'ambition, mais LUE TEnoncons

& * Jamais, ce serait abdiquer la plus haute puissance de notre nature,

Tes plus grandes chances de notre destinée.” C'est pèr ces: paroles

deGuizot que je closia dibression que vous m'avez permis d'ouvrir. Vous dites: Le. *

Pour réussir, il. commente à miner.et à à ruiner l'infnence. des prêtres sur |

les Métis, eË lorsqu'il a aveuglé ces derniers, il les pousse à la. boucherie. Après la dernière bafaïlle, il n’a pas le courage de suivre Dumont dans sa ‘ fuite; À préfère se laisser arrétér, pensant bien que la province de Québec, ” qui Pavait sauvé une fois le sauveraib encore, même après 1mé secchde révolte. ü se trompait dans ses câlculs. Céupable, de haute trahison pour la seconde fois, il n'avait plus de titres à ë lindulgence qu'on # l'habitude d'accorder aux accusés politiques. .

Monsieur le ministre, vous êtes parvenu à i anéantir ‘chez moi

une faculté, celle de Pétonnement. Bien que je vous connaisse |

depuis de: longues années, j je me surprenais eñcore parfois àmé. . tonner du sang-gène avec lequel vous violentez la vérité. Mais

après les lignes que je viens de citer de vous au sujet. de la pol

tronnerie de Riel, je renonce à. l'hahurissement, .pusque c'est décidément un parti pris chez vous d'émettre. non seulement, les

. propositionsles plus inexactes, mais les. paradoxes les plusi insou-

‘‘tenables. Vons ne pouvez avoir puisé l'idée de soutenir que Riel était un pléutre que dans les racontars de quelque scribe. aussi

.proféndément obscur que. magnifiquement subventionné. Je ne mm ftarderai pas. à discuter la vraisemblance et l’évidence mème;

:-jefcite immédiatement les autorités qui vous. contredisent. L'of- ne

.cier américain Howard, chargé de la mitrailleuse Gatling, a dit

qu'au fameux siége de Batoche, Riel a déployé ‘un Courage au.

dessus de tout éloge. Le père McWilliams, un feérvént ami de

: voire. administration, qui a assisté Riel à cès dérniers momenis,.… . à dit, le 26 novembre, jour de son retour.de Régina à Kingston, à

an correspondant de journaux : { Rief wa: jamais été un lâche,

FE à tous des-points de'bue”. Re Eu

.” K mème en face de ces plus. puissants ennemis. à Batoche. na . & jamais redouté ducun homme mortel. C'était un homme supérieur. o

“Et puis monsieur le ministre, “coinment pourriez : vous. = conciliér LÉ ccouardise dont vous parlez : si gratuitement avec lerécit desa . . môrt et de son ättitude sur l'échafaud ? Le Regina-Leader; ui | nil sigles, | lui à a rendu eine justice Sur cé point. La Gasete .

de Montréal, organe du ministre de l'intérieur actuel, disait, dans : une ‘dépêche publiée le lendemain de l'exécution : |

Bien qu'on ait dit qu'il aif manqué de fermeté sur le champ de bataille | ou en face du danger, personne n’oserait l'accuser de cela après avoir été

émoin de l'indifférence deson attitude et dela suavité de ses paroles en. recevant le fai de sa condamnation. Le stoïcisme provenant. du sang in dien qui coulait dans ses veines lui abienservi pour faire voir, dans ses derniers instants, que sa carrière avaitété animée des motifs du patriotisme.

1 me semble que voilà un journal de vos amis qui vous inflige un dénégation assez brutale. Mais le méme journal “dit dans un autre endroit de son édition da 17 novembre: LU

‘HE y a quelques jours, ia de sa vieille mère une lettrequi l'a visiblement affecté ; mais dans an autre moment du temps. qu'à duré sa cap-. tivité il n'a montré des sign de Ja faiblesse qu'on lui a imputée lors de . son arrestation.

Je vous ai déjà dit cfque pensait de Riel l'héroïque Dumont ; 5 je vais maintenant vous faire voir ce qu’en pense M. Coursol.. de

: qui on n’a jemais prétendu qu’il ne se connaissait pas en fait de

re

: \ Estäla grandë” démonstration du Gbampde-Mars: | Le Tu :.… Pendant quelque temps ÿ étais prévenu contre Riel qu'on nous avait re. . présenté comme un lâche ; mais qui douterait “égjourd'hui de la bravoure : rc Di de cet homme, qui doutærait qu'il ne’ se soit pas conduit en brave sur le champ TE. de bataille après l'avoir si profordlément admiré sur Véchafaud, après avoir vu . «P'héroisme tout chrétien dont il a fait preuve à ses derniers moments au poiné | . de provoquer Tadmiration etla sympathie de ses bourreaux ‘eux-mêmes. * Ici je’suis prêt à reconnaître que M Coursol se trompe, car il y. a de seshourreaux quine veulent pas du tout manifester de pareils sentiments. Et quand vous invoquez contre lui le fait qu'il s'est. ‘Aivré au général Middleton au lieu de se sauver, vous prouvez . D . contre votre propre assertion. :Tousles documents. établissent que 4 2 Rielne s'abusait pas surlesort qui lattendait et que,s ilsestrendu, : ‘à l'invitation du général. anglais dont: vous unez si grassement payé : ë barbares services, c'était pour sauver les temmes et les enfants. » Voici, du resté, ce qu'adit le révérend père André quatre jours. : cr . après | ‘la mort de Riel, dans une lettre aûressée à.M. Lemieux dont Li | je vounsai déjà cité des ; passages édifants: Lire .. *. Mon Cher Lemieux, notre pauvre ami. Riet est dort Gi ra an an. LE : / ’-dJamais mort ne m'a tant consolé. et édifié que cette mort; EEE . Ne sije puis me permettre cette expréssion, ennobli ke comme sancti: mir fé Péchafaud.… Den .

reves s ésrssveaorenenss sr

Toute la nuit quia a précédé sa | mort. Riel n'a pas manifesté 2 moindre” - sympiôme de frayeur sereine énnsesensesetennetes

Comme je lui manifestais ma crainte. de voir. né (crise are que LL

viendrait le momeni.suprême, il me disait avec’ force: “ Ne craignez rien ; je He ferai pas honte à mes-amis etje ne rejouirai pas. mesennemis ni les enne K mis dé la religion en mourant en lâche. - Voilà quin” ans qu'ils me pour- & suivent de leur haïne et jamais éncore ils ne mm ’ont fait fléchir ; aujour” - d’hui moins encore, -quand ils me conduisent #- l'échafaud, et je leursuis # infiniment reconnaissant de me délivrer de cette dure captivité qui pèse “ sur moi. J'aime assurément mes parents, ma femme, mes enfants, mon 4 paÿys et mes compatriotes ; la perspective d'être Ebre etde vivre avec | “eux aurait fait battre mon cœur de joie. Mais la pensée .de passer ma vie . “ dans un pénitencier, mêlé à toute l'écume de le société, obligé de subir # tous les affronts, me remplit d'horreur. Je remercie Dieu dé m'avoir & épargné cette épreuve et j'acceptela mort avec joie et reconnaissance. -# Un nouveau sursis, dans les dispositions d'esprit dans lesquelles j ke suis, & m'affigerait grandement. ” .

U s'écrisit comme dominé par une sorte d'enthousiasme religieux: MyLœtatus sum in his quæ dicia eunt mihi: in Domum Domini ibimus. ” …. # Soyez. trmquille, père André, je mourrai joyeux et cobrageuz. avec ëu grâce de Dieu, je marcheraï bravement à la mort. ” ‘ Vous, voyez monsieur le ministre, que votre assertion est aussi audacieuse q ue déplacée. Riel eut été un lâche de la plus triste espêce, si, cart secrétaire d'Etat, il eut, pour sauver son portefeuille, écrit à.ses compatriotes de Fall River une épitre outrageusement mensongère ; si,en qualité de ministre de la milice, . et pour un motif analogue, ileut signé des ‘ordes . sanguinaires pour faire massacrer des gens qui avaient raison ; si, se trouvant. .

7 !'ministre des travaux publics, il eut, toujours dans le même but,

: adjugé aux favoris du gouvernement des contrats pour.la cons-

: truction ou l'agrandissement des: prisons destinées àses compatrio-. : -

‘tes combattant pour. la justice et pour la liberté. Mais qe “n'était rien de tout cela, et tout. tend” à prouver qu'il n'eut craint d'aller rendre compte de sa. conduite à ses “électeurs et qi

. ne-ce serait pas sauvé dans un wagon obscur en Angleterré dans - CU - certaines circonëtances particulières. Non, monsieur, Riel n était |

. pas un poltron ; mais vous avez bien fait tout. en. voire pouvoir

:. pour forcer son noble courage à fléchir.… H'est évident. que vous. :., ne lui avez accordé répits sur répits que pour ‘provoquer chez DS

luides défaillances par des angoisses multipliées. Vous vouliez "7.

c’est clair comme le jour-—le priver de toutes ses. forces. afin qu CE. MT

. “parût nous déshonorer dans : sa mort comme itavait su nous hong"

‘rer ds sa vie. À moins sque, vous. pe é soyez prêt à sdmiètire eue cc

lorsque vo vous. jui äccordiéz ces Ÿ dombrenY SG, (Q rest À vôüs mêmes que vous. -aCCOLdIEz le répit} pécessairé ä, os: SUP ONS élegtorales.. 'eSt.ce que. je veux. examiner plus | foin. En ation. dént, : je vais teMhiner cette partie. de mon travail par cette réflexion: . Le ministère Macdonald a pû meurtrir la personne physique de ; Louis Riel, mäis il n'a pas entamé son entité morale, et.yotre /7 .. victmea pur marcher à l'échafaud en répétant les paroles célèbrés / d'Achille de Harlèy ce Mon âme està Dieu, et mon Corps au pouvoir. dé la violence”.

Vous dites :

* Mais kB n’est pas. le trait le plus révoitant de s sa féate: Personne ne. nié que € 'est jui qui a soulevé les tribus indiennes du Nord-ouest, et qu’il a été la cause d'u massacre affreux où nombre de personnes, dônt deux mission-

-- paires catholiques, ont Péri victimes dela bérbarie sauvage. Demandez à tous. ‘ les prêtres, à tous les Métis du Nbrd-ouest, quel est le meurtrier des Pères .

ei Fafard et Marchand, et tous vous répondront : 4 Riel ”. Lui seul avait pu. ‘ persuader aux tribus sauvages. de se soulever ; et il est responsable, au

LT Si + Premier thef,des meurtres que ce soulèvement a ‘causés 307. soulever les Inne re, diens est regardé par tous lesgouvernéments qui enontsous contrôle,com- #0, me un crime qui mégite B peine capitale, parce que c'est un crime contre

toutes les lois de l'humanité, le la guerre des sauvages étant une guerre dextermination, sans quartier, sans mercipour les ‘personnes sans défense, . pour les femmes etles'enfants. C'ést le plus grand attentat possible: contre la civilisation et.un crimië qui tombe en dehors de 2 classe des crimes | politiques. TT. “Mais oui, Aorsielr, tout’ le mondé nie que ‘ce soit Kiel qui ait soulevé les, tribus indiennes’ et qui soit respoñsäble du massacre ‘des missionvaires. . C'est vous, messieurs les, ministres, qui êtes responsables directement, de ces sangläntes équipées. Je ne per- .drai-pas mon temps à vous faire de la métaphysique. sur le droit : . constitutionnel et parlementaire et sur la responsabilité gouverne: ‘ mentäle. Je cite tout de suite mes autorités. D'abord Mgr Taché. * Voici ce qué vient d'écrire celui que: vous * éppelez vous-même le plus grand prélat du. Nord-ouest. ——. . .

. : l Je ne: veux donc nullement justifier. les Sauvages; mais ; puisqu'il est à propos. que la vérité sait: connue, et au risque d'étouner beaucoup, j'afirmie :

: que ces'massacres n'ont pas-été sans provocations. du moïns Æloignées. d'in. ::. voque le lémoignage d'une des victimes elles-mêmes. Le R B. Faïfard disait à

|: un de ses confrères one 6 Pit gene à brulalité indigne en e

E £e qu'il dit dans. sa lettre reproduite par ‘tous les j journaux ee

RÉ

É Saveur à qui se ir. de lui. L e pr ces choses si Fpénibles 4% dire, parceque ‘les deux cas sauce cite né sont pès” Fes seules éxtephons" düz hors traitements ai auxquels ces palieres gens Ont à ün droit Férai, d ÊS: H er dé, puisque je parle p pour l'avenir éncore "plus que poule passé. ” Ur Or c’est vous qui êtes directement responsables de la. conduite. des fonctionnaires publics, parceque C est vous qui les” nommez à -leurs emplois par faveur spéciale ; et il est bien connu que ceux que vous avez envoyés au Nord-ouest n’ont.eu pour titres à votre générosité que le manque de scrupule dont ils avaient fait preuve dans Jes luttes de la politique... Voici maintenant ce qui confirme le dire de Mgr Taché. Au mois d'août dernier le père André écrivait à M. Lemieux une lettre au cours de laquelle il disait : . Métis et sauvages confondeni leur race et joindront | leur mains comme Leur sang pour se défendre. . Il est donc de le plus grande importance de les MÉNA- . GER ET DE NE PAS LES LRRITRE EN SE MOXTEANT SÉVÈRE . À L'ESTEÈNS À. LEUR me ee ÉGARD.

Cettre lettre a été publiée dans l'Electeur du 18 août. Vos ons-de quelle façon le gouvernement et ses affidés savaient ménager les - Sauvages: L'honorable M. H. J. Clarke, ex-procureur générat du À Manitoba, un chef conservateur, a dit dans une entrevue qi aR eue avec un représentant du Winnipeg News, ! è été dernier :

Dans bien des circonstances les indiens ontété traités dela. façon ki pas cruëlle ; ils étaient volés parles fournisseurs. qui-leur.donnsient de ls farine. 2t d'autres aliments dontil était impossible de faire usage ; la population du Canadä payait pour fournir la meilleure ferine, et l'agent des sauvages. ne “leur donnait que Lx pire qualité ot se. dérobait à toutes les enquêtes grace T5 aux influences occultes qu'il faisait jouer à Ottswe. On a nommé.des.che- De nepans brataux comme instructeurs agricoles des indiens ; ils maltraitaient cc noob <es pauvres gens dela façon la plus ignoble, leur répondant par. des’ coups [de pied et par des soufflets ätcompagnés d'une-averse de j jurons er: d'é épi- ; thètes dégoutantes ; les instructeurs agricales taés par les sauvages étaient | universellement- connus comme de misérables brutes du genre de celles | que jai mentionnées, êt les prêtres oût été tués en n essayant dé ladsonstraire —au-conrroux des sauvages. * ‘ c = Lg : Dans’ “une lêttre datée de Battleford, 20 juillet. 1885, Je Be Pie Legoff, missionnaire, écrivit à monsieur le docteur Fafärd” pourini-" "1" nn ‘réndre’ compté du massacre des- pères | Fafard.et: Marchänd.: Voici CE ee

“8e rhgent 0 oubliant qu né était “plus gen” sple ‘prisonnier ce.

plie que, pariiqué de’ mon séreraire je je ‘dus ms borner à des paroles, FT

| malheureuse idée de braver les sauvages etrefuss de marcher, ce fat la

cause immédiate du massacre. Possible que ‘ce massacre out eù lieu tout de même tôt où tard. L'on prétend pourtent. que sans cette vaine bravade qui mit le comble à l’exaspération des Cris, osux-ci n ’eussent jamais 086

- en venir à ces extrémités. En tout cas, l'agent refusant de marcher, fut

tué immédiatement ; et, en n le visant son meurtrier donns ordre de iner. .

tout le monde.

.Je veux maintenant vous démontrer, monsieur le ministre, que même après les recommandations de Mgr Taché, du père André,

de M. Clarke et de tous les missionnaires chrétiens, les fonction” |

naires conservateurs traitaient les indiens plus brutalement que.

des chiens.. Monsieur Gabriel DesGeorges, votre ancien secrétaire .

intime, est un de vos amis les plus sincères, les plus dévoués, les: plus tenaces; je puis vous l’affirmer. Pendant la campagne, il.

était officier dans le 65me et joignait à ce titre celui plus important. encore de ‘ correspondant militaire du Monde.” De plus il avait.

été nommé Commandant des Métis de St-Albert. Or, voici ce quece .

… fonctionnaire éminent 2. écrit. sous sa.signature dans le Monde du - 29 août dernier, au sujet d'une rencontre qu'ilaeue avec uû paisible ‘ . indien : Un | :

: J'avoue, à. ma. honte, que je mai jémais. éprouvé pour les scuvages s autre

chose que le plus profond mépris.

Sans avoir l'air de remarquer sa présence, j je vins mettre pied : à , terre à à

éoupçonner mon existence ; ses quatre “compagnons étaient assis parterre: à trois ou quatre ‘pas de Le porte, je le poussai légèrement. dela main pour

- hi indiquer que je voulais passer, il céds d'äbord à-le pression, mais perun. - mouvement brusqne ü- revint se mettre en placere et me boucher. cette fois, © - complètement la porte : :

dix pieds du fort, recommandant cependant au vieux Baptiste. de bien : LL s'assurer qu'il y avait huit balles dans sa carabine. .

. Le chef se tenait debout, L les bras croisés, à la porte. du fort, sà carabine à côté de Jui, appuyé sur: le cadre de ss porte, il ne paraissait même pas

: Le mauvaise volonté était évidente, etje compris: qu'ui coup - de. force Me

L : devenait nécessaire : saisissant vigoureusement "mon sauvage par l'épaule. : : - gache : ; je e-his vivement pivoter-rur ses"talons etje Ii faniquai là où le:

dos change de nom, le plus: formideble coup € de pied donné é jusquà c ce Ju . LE

| dis tout le territoire du. Nord-ouest. ‘ :

Lo L'effet. de ce. coup de pied fat désolant pour ls dignité du ef” droula au

! : - milieu de ses. compegnabs. qui risient jäune, aux grands sphlaudissements !

: du: vieux Baptiste qu à Hérmdigrait} bantement x son renthonsisemé pour le: been : F2, :eûp. !

“Ta. moutarde avait c commencé à à mé inba6or = tt nez anis devant ha tenue:

Je’priai Baptiste de m'apprendre comment s appelait une vache dans la. langue des Cris, et je lui-enjoignis de dre, dez ma part, au chef et àses + nor riers, qu'ils étaient cing-vaches.

-Je m'arréte ici dans ma citation pour faire remarquer une chose. ‘Je:connais assez monsieur DesGeorges, des procédés de qui je-n'ai qu'à me féliciter, —pour dire qu’en cette affaire il a agi en toute candeur d’âme et qu'il ne croyait pas faire acte d’inhumanité “en maltraitant ainsi un:pauvre sauvage taciturne. Monsieur . DesGeorgesest conservateur. Comme vous, monsieur.le ministre, il est fermement convaincu de La nécessité et de la légitimité de l'inégalité des conditions humaines, et le dogme de la fratérnité ‘universelle est, à ses yeux, tout au plus une drolerie paradoxale. C'est là une doctrine que je repousse de toute la force de mon âme

et que tous. les libéraux vrais combattentavec un admirable achar.

- nement. C'est en vertu de cette doctrine que vous avez escaladé. les dégrés qui vous ont conduit au poste. de domination illicite |

que vous occupez. - Vous-croyez à votre: droit inné S'epioiaton:

illimitée sur le reste des hommes, et les plus intègres de vos. “coreligionnaires sont imbus de la maxime que, le monde se com-. . posant de dupes et de dupeurs, le rôle de ces derniers leur appartient

ex vertu d’un décret spécial du” Destin. Cette croyance vous mène. tout droit à l’odieuse théorie de la raison d'Etat, et; après vous être persuadé, ou à peu près, de la légitimité de l'existence du pouvoir que vous déténez par voie d'escamotage, de düplicitét et de corrup- :

- tion; vous vous êtes persuadé ‘aussi que: pour Conserver cette .

L puissance, le mensonge, la spoliation.et- lhommicide : vous étaient . . non: seulemént'permis, mais commandés. it

Je: reviens à M DesGeorges et: à Je condüite de vos js agents däns le Nord-ouest. L dit” dans une Jèttre. postérieure à celle. ‘que je

| viens-de citer: Lu, LT . . Li

Il êst triste der voir rcartaiss génie ‘du. goiremément comprendre ai mal

- 'ses vrais intérêts, eton arriversit à L à penser que. du-moment-où s'agit de———

: Héts, Les: plus coupables négligences sont permèses:.

Sans’ “vouloir m'ingénier à. -concälièr “ceite ‘sollicitudé pour es”

"Métis avec: ses façons. de procéder envers Les” Sauvages, je profite ue fait. qui cause ici la tristesse. ax cotimandant des Métis de St: cr Ai) je besoiä de rappeler ie ici l'opinion du-conseil du Nord-otiesi, . composé en totalité de-conservateurs, qui vin ni fe-condamner la.

conduite. odieuse ‘des. emplorés du ‘goùvernement. et. gont Pan des.

ne

membres a dit que ceux des sauv ages qui ne mouraient pas de faïm étaient ceux qui consentäient à manger la viande püuirie que leur offraient les agents, ‘aû lieu de es fiande dè première qua-" -lité que nous, habitants du Canada et contiibuablés au trésor * public, avionscommandé d'acheter et pour” laquelle noùs avions .

. payé le plein: prix et bien au delà ? Ce n'est donc pas Riel qui

est cause du soulèvement de la guerre indienne : ‘ce sont les concussions et les barbaries sans nom des égents de votre :.. ministère. À l'appui de cette prétention je: vous cite une autoritée que vous ne récuserez pas.

Le Hinerve du 12 décembre. 1885 dit :

Ce que dit Mer Taché des officiers publics : ne sauraitt échapper à à V'etton * tion du gouvernement. Ce n'est pas la première fois que l'on afirme que les griefs des Métis et des sauvages peuvent être attribués en partie aux fauts ei gestes des employés. Le gouvernement esf sans doute responsable de l'action de ses officiers, maison avouera qu'il lui est difficile d'exercer un contrôle constant -etrigoureux à-la distance où is se trouvent. Il importe. dônc que le choix des emplayés soit fait avec un-soin excessif. : Honnéteté, intelligence, afabilité tels doivent être leurs principaux titres. ‘Le gouvernement. doit. se montrer - implacable envers. les prévaricateurs.. —— :

. Cest précisément ce que je pense, en ajoutant comme e corollairé - que le peuple doit se montrer implacable pour les ministres qui, “loin de se montrer implacables envers les prévaricateurs, les ont . constamment protégés et favorisés et qui, pendant sept longues - années, ont refusé opiniâtrement de prêter l'oreille aux suppliques de’toutes sortes dans lesquelles les habitants du Nord-ouest se . pleignaient de es égourantables prévarications. DO LE A | . Vous poursuivez:. : +. :

Na

| Avant Vexécution de Riel. ceix: qui voulaient le sauver ont fait valoirà ‘sou profit la prétention qu'il était fou, et par là même, non: résponsable. de.

7! .ses.actés. On :a exigé du gouvernement, au dernier moment,-

qu'une enquête fütfaite sur. eon. état mental. Cette ‘enquête a eu

: lieu; Riel a été HrOuvÉ assez sain d'esprit pour & avoir conscience de sa. faute .

1. et les faits les plus : récents ont confirmé le résultat de - cette enquête. “En. RS effet, depuis : son exécution, on 88 donne bien garde de le traiter ‘d’'insensé. mue

11. "On le met.ou rang des patriotes, des héros, desmärtyrs. ‘On vémême ‘fus. + | . . qu'èdemander qu’on l'enterre sous le monument. des nobles: vicfimes. de’ À :;.:8788 Que diraient Cardinal, Duquet; de Lorimier Chénier, si ox-leur propo- :

‘sait de partoger leur gloire avec un homme qui voulait troquer Îa causer des & . siens pour de l'argent, qui terrorisait les religieuses st. ‘les. ‘ prôtres, qi

fout ce que vous dites dans le paragraphe qui précède au shjet des saints” missionnaires. de la vénahité de Riel et des actes des. sauvages est la répétition des affirmations non fondées dout je n’a plusà m'occuper, parceque je les crois entièrement anéanties. Pour ce quiest de Cardinal et des autres victimes de l’oppression gouver.. nementale de 1837, comme Riel l'a été de l'oppression adeministra Lo ei tive qui dure depuis 1878, il est maintenant dans la ferme croyance., … ‘ ‘ de tout le monde que vous les auriez pendus. Æaissons donc dans | : | leurs tombeaux vénérés ces morts illustres qui y.onx été enfermés 5 par vos pareils de cette sombre etglorieuse époque de notre histoire. Vous n'avez pas, je l'espère, de cadavres à fouiller ni.à mutiler | . “sous le monument des victimes de 1837-38, puisque les restes de ces héros doivent être complètements +éduits en poussière : *Abordons plutôt la question de la folie du supplicié de Réginä, et parlons d'abord de la fameuse enquèie dont vous faites une. mention si Fagitive.. Où est le rapport de ceux qui ont conduit cette enquête? que ne le livrez-vous à l'édification du. public comme vous y + : - - divrez vos manifestes inconsidérés? Le Slar du13 cécembre 1885 a ‘©. publié la dépêche suivante venue de Toronto: .

| La. déclaiation faite par sir Alexander Campbell à l'effet que le gouverment avait fait faire secrètement one enquête minutieuse, conduite , per ‘des experts en médicine, sur l'état’ mental de Riel avant Son exécu ,à : .‘ravivé l'intérêt ici (à Régina) au sujet de la visite secrète des Écteurs ‘ - Valade et Lavell. Toute l'affaire a été si mystérieuse. que le docteur Valade : L., = s'est inscrit sous le nom supposé de mons: Lavoie... Ces médecins ont eu & ” 1 : deux longues entrevues svéc Riel avant qu'il eut la moindre idée de leur . mission et de leur qualité.…..s ont auési interrogé: le-pêre André, le doc. teur Jukes et quelques-uns des gardiens. Dimanche, ie'8 novembre, les. ] Le “commissaires-médecins ont eù. une-consultation, ‘et, aprés avoir dîné ayec :°* - le gouverzeur..ils adressèrent. chacun une-dépêche tékégraphique chiffrée à 7 “7 - sir Jobn' A. Macdonald, On dit que le docteur Lavell, dans. sa dépêche, 2 8 + * reconnu que le prisonnier n'etait pas afranchi de Taliénation, mas QU'E. |: était responsable de $es actes, pendant que lé docteur Valade a déclaré qu'il ju : 7 ‘était complètement aliéné et incapable de faire la distinction entre le bien . -’; cet le mal: On-ne saurait contester que le père McWäliams,prêtre iriandais. : : : catholique d'Ohtario, et sdmiratenr dévoué de sir Jobn; qui était aussiä: . - :: ." Régina, revêtu d'ane imssion éonfdentiette d'Ottawa, à fait un Meodrèx. ou . sappél eu gouverneur- -général et à sir J ohn contre & Fendaison d'un PR

“Je. livre cect à votre. méditation et à ‘celle du. -public, que je me ‘propose de méttre daûs le seéret dé: notre-cortespondance. LaPressey. | SR. : - | joumal conservateur rédigé par' vos intimés, a. dit:le 18 décembre:

‘Dans sa lettre aux ‘électeurs: d. Térrébonne, X. Chsplesu s'appuie. surla : , décision d'une-prétendue commission médicale, qui se serait. réunie my. sté- .ristsement à Régine, pour : afirmer urbi a ob: as Biet: Était” parhétament - r

sain d'esprit. ne La

: Dans. son: memoeandum du conseil privé, Sr “Alemnder Cémpbell consacre

“x discussion de Pétat-mentel. de” Riel pie de’ 300 lignes: sur 90 Letil.

cite {’opinion médicale de plusieurs juges de la Coor du Banc de la, Reine du Ÿ Manitobs ; mais il parait ignorer que troïs médecins en titre se soient réunis et aient délibéré à Régine, sur l’ordre du gouvernement, au nom duquel il

arle. Éovens de plus qu'étange, dans un document destiné à rassem-"

ler tous ovens de conviction contre Riel et tous les moyens de justifcation invoqués par ses bourreaux.

Qui faut-il croire de M. Chapleau ou de sir Alexander Campbell ? 9

Faut-il croire que la commission méditée sur laquelle Ia lettre de - Chapleau s'appuie ne s'est jamais réunie ?

Faut-il croire que cette commission ait tenu à Règiva des réunions qui “auraient été connues de la partie française du cabinet eti ignorées de sir- Alexander Campbell et de ses collègues anglais? . :

Faut-il croire que la commission, réunie dans le pius profond mystère, s'est prononcée contre l'exécution de'Riel ; et que sir Alexander Campbell -

‘mis en présence d'un faux à commettre, a refusé d'invoquer offcieilement

en faveur de la pendaison de Riel, l'opinion de médecins qu'il savait perti-.

nement s'être pronontés en sens inverse ?

Cette dernière hypothèse,qui semble confinmée par les faits connûsn 10Ero ‘en ellé-mème rien d’invraisemblable. Ce ne serait pas la première fois que les Anglais auraient a-sociée à un esprit de ‘vengeance sauvage et à un ou. .

-bli eomptet des règles de l'humanité, nous ne savons quel reste de fran-

chise, dans la barbarie, un vestige de fair play, dontil est douloureux de : constater que nos ‘ministres canadiens-français et-leurs organes n'ont -pas.…-

même eu le sentiment pandant tout le cours du procès. oo

La question n'en reste pas moins pendante. et veut être écleireie ? LT

Pourquoi sir Alexauder Campbell n'atil pas osé, où pourquoi a-t:il refusé de s'appuyer sur la prétendue décision de la cominission médicsle ? :

“Est-il vrai quilui- -fût impossible de s'appuyer surcette décision, parce :

| que la majorité, c'est-à-dire deux médecins sur trois avaient télégraphié à. : - sir John que Riél € était absolument fou? D Est pris mNIÉ-NOUS-EN avons l'assurance positif; d que RE ‘ou pour parler plus exactement, ces deux depèches avaient êté. reçues par: sir John, à Ottawa, le samedi, 14 novembre ? : | Quelle est cetté dernière et ‘sinistre comédie ? : On.nous a assuré que sir John, voulant ‘faire semblant de dégeger k pa- N role de ‘sir Hector Langevin,” aurait consenti à ls dernière heure à envoyer | ‘ .& Régina une commission orgänisée däns ’des conditions bien. dérisoires : 5 ee Xbien decidé de se servir de sa décision comme d'un moyen. de défense si." - elle déclarait qu’il fallait pendre Riel, et n'en tenir aucun compte dans le

cas contraire, On nous. a assuré que sir J'obn, ayant reçu les deux dépë- …

ches qui déclaraient Riel fou, aurait mis çes : dépêches dans sa ‘poche, : sans

des communiquer à ses ( collègues. etaurait laissé J'exéention suivreson cours.

TT TE promesse faite aux orangistes le voulait ainsi 1 .

- Mais, s'il est vrai que cette infamie, “qui expliquerait ls faite de sr John

. “Lait été commise et qu’un assassipat en soit résulté, comment: esphaner

que MM Langovin et Ghaplesu x ne- soient révoltés engrite, Jorèque la vérité ci

:°:...." leur à été connue ?.. - L. LE 7.7 Comment expliquer qu'ils à 2’ ‘aient point - profité d'aner “circonstance: #É Fe odiense, pour rejeter la comphoité. d'un er ‘crime. Sur 1 Hature. duquel ca les.

Fe -aurait induits enerreur ?... “ D, QU Comment expliquer : qu'ils zoient encore ministres : 3 “ét surtont que, “das -." “sa'lettre aux électeurs de Terrebonne; M. Chapleau se soit: appuyé sur ur.

EE rppart qui n'exiraitpesr 6 et dont il serait impossible de donner le téxté an

Es

Je ne dis rien, monsieur le ministre, je cite. Et ävant de passer." "| à d'autres autorités, je rappelle à votre souvenir cé passage que je | ‘vous ai signalé du manifeste de Mgr Taché,.dans lèquel Sa Grandeur parle de l'état mental de votre victime. Lisez, je vous prie, ce que dit l’Etendard—j'aime à vous. faire lire les journaux conservateurs—du 14 décembre 1885. Il.dit.

"Mais pour en finir avec la question’ de responsabilité de ici, il ü faut rar quelle preuve à été faite sur ce point à Bégina. ou :

L serait trop long de reproduire ici lés dépositions des éxperts : il suffira d'établir qu’ils étaient trois : le Dr. Clarke, de Toronto; le Dr. Wallace de * Hamilton et le Dr Roy, médecin de l'Asile de Beauport. - ‘

. La Dr Roy déclara carrément que, à son- avis, Riel n'était pas respobsa ble de ses actes ; le Dr. Clarke, qui n'avait passé que quel ues heures avéc. Riel, déclara que, d'après ce qu'il en avait eu avait vu, il le’ croyait irres-

| ponsable, mas qu'il ne pouvait donner un avis formel sur te point, vu le peu de temps qu'il avait eu pour l'étudier. Enfin, le Pr Wallace le déclara responsable, : .

Ainsi, sur trois opinions, une est formelle pour n folie, une autre est formellee contre Îla folie’; quant à la troisième l’eypert qui l'a émise, en | affirmant pas d’une manière positive que Riel est aliéné, déclare qu'il le croit irresponsable. M. Wallace, d'un. autre côté, tont en déclarant Riel. + : : responsable, donne une définition de. la manie des grandeurs. (megalomania) qui correspond exactement avec l'état de Riel, tel qu'il a Eté. constaté : & Beauport et au Nord-Ouest par une foule de témoins, Le .i La couronne avait si bien compris la portée de ses dépositious, qu elle a Fo ri . - fait une contrepreuve pour les détruire. Et elle a interagé qui ? Le général... ’: Middleton, des officiers de lescorte-de—Riek et der”éx-prisonniers.de Riel . 7. pour contredire le témoignage des experts. . Avec un jnge Richardson, cela ©.” no 7 suffisait, parait il, eb le juge dans sa charge aux jurés, exprima : formellement. ne Li À

- s02 opinion qne "Riel était parfuitement responsable desesactes. Nous.trou-. . .

“vons.à ce sujet, dans le Afailie faitsuivant: Après avoir entendu le plai- . #

doyer “de Riel, le Dr. Clarke dit que s’il avait encore à donner son témoi- : +

| .gnâge:. il déclarerait bien plus positivement que Riel-était fou. Li ne ‘Le 25 août 1885,ùn correspondant du Mail qui. signe Alpha : a

donclu de tous les antécédants de Riel, qu'il était fou. La Minerve |

“a reproduit ‘cette lettre avec, infiniment de. complaisance. en la LOT recommandant fortement à. Pattention-- Résa QE TT FT

” TT des "choses comme celles-ci :

U aspirait à ‘devenir un grand chef, 8 ineginait étrer ug Rte Napoléon ét = FT probsblemient %e chef: d'un nouvesu monde religieux: qui ébranlerait même . le povvoir du pape. T'était rempli. d'ardeur et d'un ‘caracière ‘inconstant, . ue tantôt S'attnchant, aux dogmes. de l'Eglise Catholique, romaine tañipt ri. . L'aœt ses prêtres et ses cérémonéiareligieuses. : : . LE : Veuillezremarquer les-Aipts que je reproduis à en haiques et : vous’ : es : ‘souvenir que de 4870 à 187ARiel a. été interné aux asiles d'aliénés -:. " :°- . de‘ Beauport, de la Longrie Pointe et des Etats-Unis. La Hinéroe äu.2f{. septembre” 1885 :disait. de jui qu'il âvait “la manie. des” gran: d “leurs. 7 Les ociobre d de. la même 1e année la Minerve publia. u un ar-

ticle intitulé Divagations de Riel‘dans lequel elle reproduisait un écrit paru dans le Pionnier de Sherbrooke où l'on énumérait toutes les folies passées de ce pauvre chef métis. -

. Le Monde du 6 novembre disait : # Riel. a la manie. de la poésie comme-celle des prophétiés. ” ; es Vous avez pris sur vous la responsabilité d'exécuter le sentence de mort portée contre Louis Riel, malgré le. verdist du jury qui l'avait recommandé à la clémence de la cour: Par ce fait vous vous êtes substitué au tribunal.‘ Connaissant tous ies faits concer- É ‘ nant l'état mental de Riel ; connaissant la croyance généralement os . répardue que Riel était fou, comment se fait.il donc qu’il ne soit : “pas survenu un doute dans votre esprit—à vous qui..yous étiez fait tribunal supra: judiciaire pour décider du sort de cet rafortuné——et .. que vous n'ayez pas actordé le bénéfice de ce” doute à l'accusé, conformément au principe biea connu du droit criminel anglais ?. ‘Maintenant, à cette question si souvent posée : Riel était-il fou ? je ‘me propose de vous offrir comme réponse une pelite thèse mienne, dans l'exposé de laquelle j je vous prie dene voir—quélle que soit lanature des.termes dont je veux à dessein me Servir—aucune inten- .-uon d'injure pour vous et pour les. vôtrés. C'est une de mes plus : sincères et de mes plus. fermes convictions. que je vais vous’ eprie : mer. Voici ma réponse à l'interrogation que je viens dé faire :. DA Br dm DE les témoiguages les plus authentiques et qui s'accumulent avec le :plus de monotomie, les principales lubies de Riel étaient l'amour des grandeurs ét l'hallucination. religieuse, “Qui osera dire quece ‘ ne sont pas là les manies:de votre tempérament et de celui. des -vôtres? Vous êtes dominés—je-vous l'ai fait voir plas haut-de. l'idée de votre supériorité sur le reste.des autres h es, illusion : dangereuse pardessus toutes ét qui, dans votre ans celui de: mes ‘vos denx collègues français, n’a pas-le moindre pféexte à l'existe l'existence. nn re TRE croyez moi-biens ily-a"nombre de gens qui; -par conviction: - libérale, sont bien. forcés d'admettre -que vôus êtes leur égal ; mais qui sont fermement. persuadés qu'en-faisant cette: concession - à Teurs principes, Îls restent de beaucoup en deçà des limites de’la . modestie. Quant àle manie-religieuse, ‘elle : a ‘éclaté dans ‘toute ‘votre politique et elle‘én a été la base la mieux assise. Vous, avez : officié sur ous les tréteaux, pontifié dans: toutes vôsgazeltes, faimi. dé. contre. tous vos. centradicteurs ; omme” Riel; vous avez mis Le main Sur: éncensoir. ‘et vous ayez: ‘extommunié du. haut de: voire

en-matière temporelle et vous nier déterminément ‘toute autorité dans Îes affaires spirituelles. Hélas! que d'excommunications de : cette sorfe j'ai senti fondre sur ma tête coupable! Comme Riel . | vous avez adulé ou réprouvé les prêtres selon qu’ils se montraient . .ou non -dociles à vos caprices ou favorables à àvos ambitions. Puis . ‘ Jaissez-moi.eñcore vous faire connaître cette conviction ardente de mon âme : quand un homme a de l'intelligence, de li instruction, de ‘ l'intégritéet la connaissance. des faits politiques de otre pays et . que. cet homme est conservateur-ministériel, c'est un fou.

“Or, vous ne niez pas que Riel avait de l’intelligence, qu’il était | ‘un lettré non dépourvu de talent: - qu'il. était éminemment intègre | : et bien au fait de notre politique; cependant il était partisan de - votre ministère, dans sa réponse au délégués de la Saskatchewarr, “en juin 4884, il ditqu'il espérait que, à force d'envoyer des pétitions nous obtiendrons du gouvernement le redressèment de tous nos griefs. ÆEñtretenir une pareïlle confiance au bout de six années de "déceptions cruelles etde rebuts humiliants, indique tertainement aliénation. Et je ne vous soutiens pas ici une théorie en Fair, Il se - n’y a pas que Riel qui avoue avoir été aveuglé par cette confiance © — ‘ inexplicable. Monsieur le sénateur Bellerose, qui a soutenu cons. : tamwent votre politique, nous a dit icià St-Hyacinthe que depuis * 20 ans il-avait perdu toute confiance en sir John A. Macdonald et. - qu'il ue l'a. ge a ne a amet — | produit par l'esprit de parti. Monsieur Amyot, dont je vous ai ‘cité lés déclarations au commencement de cé travail, a énuméré vue foule de questions que ce déplorable aveuglement de. lesprit ‘ de parti lui a fait considérer au même point de vue. que. le gou- | vernement, malgré les éloquentes: protestations de sa conscience. % è Monsieur lé sénateuc Trudel a écrit ceci dans son. journal conser-. À vateür l'Etendard du 26 novembre 1885 : ei. L “Plusieurs des organes du govemement, le’ Mal entr'autres, ont avoué Cr - “phase fautés- d'administration GE on fait pour rorer te rien Pr “une condamnation implacätle. .: ne Et raalgré tont cela les conservateurs de Québes s 'entétaient encore É lui Le pardonner. ‘ : Lt : Ce n'eut guère 6 été: s grand'ohose à à leurs yéts que 7 années de. seen ou ou de dénis de justice’criminels, commis au détriment de ‘leurs -frôres, si an = ui # . moins ilB:eussent consenti d’abord. à y mettre un terme; ensuite & renoncer .‘- :. : gu projet diabolique de punir du- pénitencier, de l'echafaud mêmeles pauvres DUR .: rictimes de. leurs fautes. . mire ‘: Cest que la puissance des liens et dés “traditions dé parti est bien forte l ”

. On. e'obsiine mème, contre l'éridence sinon à justifier, da-moins À excuser ses : \ | cetté prié: ssndalouse qu .

au mépris | de toute pustice, au détriment de toute morale, maintient depuis des aunées au faite du pouvoir certains hommes que leur méfaits eussent da faire bannir à jamais de la vie publique.

| Etce qui nous maintenait dans: ve entêtement aveugle de l'esprit de parti, c'était surtout les ruses et les nobles Rapocriries de sir John et de sés princi- paix organes.

coucses petreneanen er prenne tenants ten n tente een nee nr een end n eee er nnere sen eut

CEN'ÉTAIT SI PAR ESPRIT DE JUSTICE, NT PAE UN SENTIMENT D'HONNEUR ET DE

LOYAUTÉ QUE SIR JOHN ET SES ORGANES NOUS MANIFESTAIENT QUELQUE SEMBLANT

DE SYMPATHIE, CES GENS-MÀ VOYAIENT EN NOUS UNE FOROE QUI LEUR ASSURAIT LE

7 POUVOIR QUASI À PERPÉTUITÉ. ET C'ÉTAIT ÉVIDERT TOUT CE ac ILS- VOY- ATENR 1 EX NOGS

CECCECEEE LEE CEE EEL EEE EE EEE EE EEREEEEEEEEEEEEESEEREEEOENERENSE EE EEE EEE EEE EEE

En voilà quels étaient nos allés! voilà. les hommes que, durant trente’ ans; notre influence et noire dévouement au parti conservateur ont. «maintenus au pouvoir. : ‘ - sie

Les personnes qui parlét de la sorte nétaientelléf pas prises de démence ? Lorsque des hommes de la positiod de M. Amyot, de lexpérience politique de M. Bellerose et.de lg” haute respectabilité.

= cc de MTrüdel s'abandonnent à à de pareilles" ‘confessions, n'est-ce pas. ee un aveu de. folie qu'ils font au nom de toutes les honnètes, gens. ‘7. que contenait le parti conservateur ?

: Monsieur le ministre, je crois avoir établi au-delà de toute. con testation qu'en. ordonnant-la mort de Louis Riel, non seulement: vous avez fait exécuter . un jaste, mais. que vous. avez pendu. ÿR

fou. | - <<

Pourquoi avez-vous pendu un fou ? Il y a une dette—dette for cée—que le parti libéral a contractée envers les ministres et leurs - orgues, dont j je crois le temps veñu de commencer l'amortisse . - ment: Vons-nous avez gratuitement- prété. loutes sortes de-motifs À inavouables. . La question que je viens. de. vous:poser me fournit ; l'occasion de vous donner un acompte. : Vous avez ‘pendu :ce: fou L par. le plus äbominables de tous les motifs, par calcul électoral Et.

: . je ne ferai pas comme vous dans vos ativibutions. de:mobies : non-— ne établis; je vais Coûténancer mon assertion par. une preuve. Je ri | vous’ ar démontré qu'aucune des raisons que vous avez iavoquées | à

- pour justifier ce meurtre ne pouvait soutenir le moindre. examen:

‘ Sir. john, :votre seigneur, “n'a jamais fondé sa conduite ‘ ‘sûr autre.

. chose que: sur .des süpputations lectorales.. Je-ne vous rappelle .

ic que pour” mémoire l'acte: monstrueux de la délimitation-des * -.

- : comtés de Ontario, et le: bül du: suffrage. . A. Propos de ce même. : D: Loui “Riel sir John: & aroué à Mgr. Tache qu en 1871. né favori. DU

Taché à | déclaré devant le comité de la chanbre des communes —— id chargé d'examiner là question de laministie en 1874—je traduis - de la version anglaise :

‘Je suis venu à Otiaya su commencement de décerabre 1871. Sir George

y est venu aussi et je l'ai vu alors ainsi que sir John. . J'ai eu plusieurs en, tretiens avec.les deux, maisje m'en rappelle surtout un avec sir John ; Ÿ

c'était le 7. décembre, vers midi, dans son bureau ; je .ne mé soüviens pos .

a Î a commencé, mais il insista. auprès de moi pour que je couséillässe à

iel de quitter le pays pour quelque temps, etil ajouta ées mots, autant

: que je m'en puis souvenir. “ SI VOUS POUVEZ RÉUSSIE À LE TENIE HORS DE.LA

< VOLE PENDANT QUELQUR TEMPS, JE FERAI DE SA CAUSE LA MIENNE ET J'ÉMPORTE-

Page 1