‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 3 sur 67 · L: SCENEN Les MÊMES, à part Pierre · texte numérisé non relu

L: SCENEN Les MÊMES, à part Pierre

(Le chef, Mestnapeo entre habillé comme le sont les chefs dés tribus sauvages.) | | MESTNAPEO (grand hoïnmé).—Mes .braves,...

remercions le grand Manitou pour m'avoir préservé d'Ün grand malheur. Je suis ‘content de me trouver encore au milieu de vous., Vos enfants. que vous aimez, j'espère qu’ils n'ont pas souffert de la faim * . ,..., Oiseau-Ror.—On s’est pas forcé, mais ça ben été. Quel malheur donc vous a poursuivi, chef ? Eh bien! Une branche bien .grosse d’un arbre a tombé à deux pouces de. moi, pendant que je m'avançais tranquillemeut sur ma route. Le JoNGLEUR.—Je vous l'avais ben dit. .

Oiseau-Ror.-—\'ive le Manitou, parceque vous êtes encore.vivant. , nu.

MEsTNAPEO.—J'ai une chose agréable. à, vous annoncer, maintenant. - .

+ Oiseao-Roi.—Est-ce vrai ? . Bou, MesrTnareo.— Vous savez que les. officiers : en habit rouge n’ont pas la permission .de .nous vendre ou-de nous donner des boissons fortes. . EsPRiT- VOYAGEUR.—Quoi, on va avoir du bouisky !... L MesTnapeo.— Ecoutez !.; En échange de tous ces terrains riches, là-bas, où nous étions la

semaine dernière, j'ai reçu d’un officier du gbuvernemment canadien urie bünne quantité de latd, de farine et plusieurs gailons'de whieky. -""

Esprarr-VoyAGEUR.—Vive-'notre chef Mestna-

eol... Brovol... vive le bouisky! pas besoin ‘autres choses. ‘

Mesrnareo.—Mes amis, puisque nous l’avons, cette eau de feu, nous allons tous en boire et nous réjouir. Mais je viens d'ouvrir les yeux sur des jours sombres qui approchent ! ce sont des jours d’afflictions !...

Espnir-VOoyAGEUR.—Ah !.., n'importe... vite le bouisky !.. moi peut plus'aväler'tant j'ai la gorge sèche. no ‘

ESTNAPEO.—Je viens de comprendre que ces officiers envoyés du Canada sont des malfaiteurs ; ils sont ici pour notre ruine, éf nous, pour le plaisir de boiré du whisky, nous allons mettre des bornes à notre liberté. : Avant longtemps nous serons refoulés dans ‘ie fond ‘des forêts, bientôt les métis fuiront: poursuivis. ‘par toutes sortes de fléaux ; plusieurs d’entre’ eux mourront sous le couteau de tous ces gens: qui

arlent l’anglais. J'ai appris avec bonheur qüe

e brave Riel a déjà jeté un. cri: d'alarme, dont les échos retentissent jusque dans les profondeurs de nos bois. Avant d'aller ñoûs amuser, prions le Manitou, pour qu’il nous conserve Riel (alors ’ lamentations, toutes sortes de mouvements, de

” eonforsions, etc. Le

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