LES MÊMES ET LE PÈRE ANDRÉ
(Il apparaîtra en avant du théâtre, aussitôt ‘que les sauvages précédents commenceront à se lamenter, les
regerdera faire'à pou: près une minute'et se toürtiéta au côté de l'audiéesi)..; vas, à ous "it: |
PÈRE Axoné.— Quel'pilié dé‘ voir de nôs sem blables plongés dans ces ténèbres d’ignorance et d'idolatrie! Eux créés'ét mis au monde, éomme nous, pour connaître Dieu, l’aimer ete sérvir1 . Trai, mon Dieu,/ét, par le secours de nôtre grâce, j'ouvrirai à la lumière le yeuxde ces
aivres infidèles. Seigneur, que votre règne rrive; que vètfe volonté soil faite sur la‘ térrd comme äu ciel, délivrez-nous du mal ef affireznous tus vers vous ! (Se laisse voir par de chef;
.qui le regoit poliment). * ‘
* Mesraarso.—Vous\ devez ‘être l’homme de
bien dont on.ine'parle\ souveut. ‘7 'Pêre ANDRÉiJe-.suis le Père André, et je suis très heure va CR un " MesmmarsoltSoŸeshvec nous, deceptez cette pipe et fumipns le calurmet de {a paix. (Alors les sauvüges en’rond qutour du missionnairé ‘et du chef, et assis à terre)" US UT PÈèRg ANDRÉ (prend le calimet- el fumé uñe touche): e trouve votré tabac bien bon (purs à! passe la pipe au chef qui tive une touche ef donne érisuite le calumet aix sauvages qui fous fument chatun'son tour).—Permettezmoi ‘de’ vous'dire, braves arhis. que sur cette terre nous ne pouvons rien ‘trouver qui puisse nous rässassiér comiplètement. Ïl faut à notre éœur quelque chose’ qui s'appelle l’Infini : cet être infini, c'est Dieu, le créatéur du ciel'et de là terre. C’est fui qui nous a donnéla vie, nous permet de réspirer à chaqué instant, nouë donné‘nôtre pain, quotidien, nous oblige à nous dimiet les üns et les autres, nous défend de faire du -mal à notre’ prochäin ; c’est Re
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lui qui nous enseigne comment le connaître et le servir pour avoir le bonheur de le voir, toute l'éternité, après notre mort.
MesTnareo.—Où est-il ce grand Esprit-là ?
Père ANDRé.— Il est partout et remplit le ciel et la terre! |
MEsTNareo.—Nous avons notre Manitou pour notre maître.
PÈRE ANDRÉ.—Chef, ce manitou n'est lpas le Maître absolu, que vous devez adorer, C el le démon, le chef de tous ceux qui se sont révoltés, dans le ciel, et que le Tout-Puissant a précipités dans les flammes de l’enfer. Ce sont tous ces mauvais esprits qui, pour se venger, font tomber, depuis le commencement du monde, ‘ tant de malheureux égarés dans les profondeurs brûlantes des abimes éternels. Ce sont eux qui vous tiennent dans l’erreur et vous font marcher dans le chemin aboutissant à ce gouffre épouvantable où ils brûlent toujours avec ceux qu'ils ont perdus, toujours avec ceux qu’ils entraînent encore à leur suite; où ils brûleront toujours avec ceux qu'ils egareront dans l'avenir.
Mais le bon Dien nous a envoyé Jésus-Christ, son fils, pour nous éclairer, pour nous mettre en état d'éviter tous les pièges que les damnés nous dressent à chaque instant; il nous a envoyé ce Sauveur pour nous fournir tous..les moyens de nous sauver, si nous voulons en profiter. Comme un des envoyés de ce Sauveur plein de miséricorde, je viens aujourd’hui. vous apporter la nouvelle de votre rédemption. ,
MESTNAPEO.—C'est bien, oh homme de bien !
.. 11 vient ici d’autres gens que ceux qui sont en robe noire. Ils'nous enseignent leur religion,
ni
qui nous paraît sans vie, qui nous a l'air d’un corps sans âme, qui ne nous touche pas du tout. Mais, vous autres, vous nous mettez comme sur un ressort qui nous enlève là-haut vers ce grand Maître dont vous nous parlez, Vive votre Dieu ! Nous voulons vous écouter et vous suivre. Que votre Dieu éloigne de notre tribu tous les maux qui la menacent ! Maintenant qu’allez-vous faire evous? . + cote PÈRE ANDRÉ.—Je vais vous. préparer à recevoir le baptême qui vous fera naître à la vie.des enfants de. Dieu: Alors vous ne vous sentirez plus les mêmes. : * oo Esrrir- VoyAGEUR.—Mais ‘avant, on va.‘aller boire notre bouisky !...:." fus, PÈRE ANDRÉ. —-Écoulez-moi; repoussez cet ennemi-là. Suivez-moi, et vous allez devenir plus forts, pour lutier contre le mal!... notre religion fait des hommes et des saints.
Espair-VoYAGEUR.--Je me meurs, chef, je ne peux plus soufller, je veux du bouisky. Où est-il ? Est-il en cruche ? S’il est dans des barils, alions les voir, puis on mettra ce bon bouisky dans chacune de nos cruches;.. la” mienne" est prête ; (mantrant sa bouche} il n’y'a'rien: dedans ; “ensuite je me ferai baptiser! N'est-ce - pas, ‘la robe noire -?...secourez=moi, * °°" 1"
naîre, excepté Esprit- Voyhgeur)
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