AUusion aux trois mondes, où règne Indra
4. Le commentateur fait rapporter ce passage au Ciel et à la Terre.
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
[Lect. I.]
fice, alors que le Soleil s'occupe à garnir les plaines célestes de Taches (merveilleuses) \ toi, cependant, tu brilles d'un éclat serein pour les travaux de Thomme qui pousse son char, ou qui conduit ses troupeaux, ou qui voyage avec célérité.
8. Habitant des vastes régions de Tair, arrête ici tes chevaux ; combats Tennemi qui convoite nos richesses, animé par cette boisson agréable, légère, fortiQante, que nos mortiers expriment pour ton bonheur.
9. G*est toi, ô (Indra) digne de tant d'hommages, qui as lancé contre le nuage le trait de l'er que t'avait du ciel apporté Ribhou, quand, en faveur de Goutsa *, tu frappais Souchna de coups innombrables.
10. (0 dieu) armé de la foudre, quand le soleil, au départ de la nuit, perçait le nuage qui le pressait, et cherchait à se débarrasser des chaînes dont Souchna avait tout couvert les airs,
11. Alors, en te voyant à l'œuvre, ô Indra, le ciel et la terre, vastes, forts, inébranlables, se livraient à la joie. De ta foudre puissante tu terrassais Vritra, qui se cachait au sein des ondes et se nourrissait de la substance des nuages.
- 12. 0 Indra, toi qui es l'ami des hommes, dirige vers nous ces coursiers vigoureux et rapides comme le vent, que tu conserves pour atteler à ton char. (Prends) ta foudre, que le fils de Gavi, Ousanas >, t'a donnée; arme qui fait notre joie, et qu'il a aiguisée pour être fatale à Vritra et te donner la victoire.
13. 0 Indra, arrête ici un instant tes brillants coursiers, de même que le fameux Ëtasa retint le char du. soleil ^. Rejetant les impies (Àsouras) au delà des quatre-vingtHlix fleuves ^, détruis leurs œuvres.
14. 0 Indra, (dieu) foudroyant, sauve-nous de la triste pauvreté, de la défaite dans la bataille! Nous demandons l'abondance, la gloire, l'honneur des sacrifices', donne-nous de l'opulence, des chars, des chevaux.