‹ --Rig-védaChapitre 203 sur 874 · Le saman est un recueil d'hymnes chantés · texte numérisé non relu

Le saman est un recueil d'hymnes chantés

6. Le vaca est une réunion d'hymnes appelés souktas, et qui me sembleraient avoir été parlés.

7. J'ai imaginé qu'il devait y avoir deux espèces de vacas, pour que l'un puisse se composer de l'autre. Voilâ pourquoi j'ai employé le nom d'anouvàca,

8. Un akehara est une lettre ou une syllabe. Mais ici ce mot me semble avoir un autre sens : il signifie vers, lequel est composé de deux ou quatre pc^das^ c'est-àdire fragments de vers, hémistiches. Le mot pada a encore un autre sens (vers 23 et 45) ; il veut dire le sujet chanté dans le vers. Il est un autre mot que je veux aussi expliquer ici : c'est le mot vyoman (vers 34, 35, 39). Il m'a paru avoir quelque rapport avec le pranava. C'est le titre de Thymne; c'est le personnage sous le nom duquel on met cet hymne, en quelque sorte le patron qui le couvre.

9. Le commentateur et M. WUson disent que c'est le saman. Je croirais asseï que c'est une épithète du Trichtoubh, plus rapide que la Djagati.

10. J'entends que la Gâyatrl est employée pour dépeindre les vertus d'Agni et de ses trois feux. Je pré-

(Leei. UI.]

26. J'invoque donc cette vache féconde. Qu^clle donne son lait à celui qui doit le recueillir * ! Que Savitri obtienne la meilleure des libations ! que notre feu brille d'un nouvelle force ! que ma prière retentisse I

27. L'épouse des foyers (d'Âgni), au milieu des prières, mugit après son nourrisson qu'elle recherche, et s'approche de lui *. Que cette vache donne son lait pour les Aswins ; qu'elle croisse pour notre plus grand bonheur!

28. La vache, en mugissant, vient vers son nourrisson, dont l'œil est à peine ouvert, et lui lèche la tète '. Elle étend sur lui sa langue chaude ; son mugissement se prolonge pendant qu'elle lui prodigue son lait.

29. Cependant le nourrisson fait aussi entendre sa voix; il se couche sur sa nourrice, qui mugit toujours, étendue qu'elle est sur le pâturage. Et c'est ainsi que, par ses œuvres, (la vache du sacrifice) parvient à former (le dieu) mortel : elle se fait lumière, et lui donne un corps.

30. L'être actif reposait donc; il revient à la vie, et s'établit au sein de nos demeures. U était mort; la vie lui est donnée par les libations. L'(ètre) immortel était dans le berceau de r(ètre) mortel.

31. J'ai vu le gardien (du monde), suivant ses voies diverses, à son lever, dans sa station inaccessible, et à son coucher. Tantôt s'unissant aux rayons lumineux, tantôt les quittant, il va et revient dans les mondes intermédiaires.

32. L'homme agit, et, sans le savoir, n'agit que par ce (maître); sans le voir, il ne voit que par lui. Enveloppé dans le sein de sa mère et sujet à plusieurs naissances, il est au. pouvoir du mal *.

33. Le Ciel est mon père, il m'a engendré. J'ai pour famille tout cet entourage céleste. Ma mère, c'est la grande Terre. La partie la plus haute de sa surface ', c'est sa matrice; c'est là que le père

sume que la desUnation de ces trois mètres n'est pas d'une observation rigonrense, car cette règle me parait subir plus d'une exception.

1. U me semble qae la vaehe est la libation qui doit aogmenter la force do feo, deyeon son nourrisson, et commnniqner ensuite les rayons an soleil.

2. C'est-à-dire, la libation est jetée sur le feu qu'elle alimente, et frémit en y tombant.

3. Je pense que le lecteur s'explique bien toute celte aUégorie, en la rapportant à la libation. Le commentaire pense que la vache, c'est le nuage; que son veau, c'est U terre ; que la télé do ce veau, ce sont les montagnes.

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