‹ --Rig-védaChapitre 202 sur 874 · Mancu lôkieam · texte numérisé non relu

Mancu lôkieam

5. Ces deux esprits (le texte dit toupamai, être aHé$) n'en font qu'un {ékàlmyam) et sont ['esprit suprême (paramâtmà) et V esprit de vie {djivâtmâ). C'est ainsi que Plotin ^t l'àme du monde sœur de l'âme humaine. Héracléon dit que l'âme pneumatique a son autre moitié dans la région des inteUigences supérieures, moitié avec laquelle elle doit s'unir un jour, il y a de l'Indien dans toutes ces doctrines.

6. Sous l'allégorie d'un arbre, les poètes font souvent allusion ou au monde, ou au corps humain. Voyez Oupnékatf tome I, pag. 320. En m'abslenant de toute réflexion, je ferai remarquer qu'il y a ici un reflet du commencement de la Genèse. Le pippala est l'arbre appelé Fieus religiosa.

(le fruit de cet arbre appelé) pippala^ l'autre le trouve doux et le cueille.

21. Le seigneur *, maître de l'univers et rempli de sagesse, est entré en moi, faible et ignorant, dans ce lieu où les esprits * obtiennent, avec la science, la jouissance paisible de ce friut, doux comme l'ambroisie.

22. On appelle donc pippala le doux fruit de cet arbre sur lequel viennent les esprits qui en aiment la bonté, et où les (dieux) produisent toutes leurs merveilles. Ceci est un mystère pour celui qui ne connaît pas le père (du monde).

23. Que les (poètes) observent et connaissent bien le sujet mystérieux et immortel qu'ils doivent traiter, soit dans leurs Gàyatrîs et leurs Trichtoubhs, soit dans leurs Djagatîs '.

24. Avec la Gdyatri se compose VArca ♦ ; avec IMrca, le Sâman •; avec le Trichtoubhs le Vdca * ; avec le Ydca^ Y(Anou) Ydca ^. Les sept mesures poétiques se composent de VAkchara^ qui forme deux ou quatre Pddas ^.

25. Avec la Djagati^ (le poète) a consolidé l'océan céleste; avec le Rathantara ^, il a suivi le soleil dans sa révolution. La Gdyatrî a, dit-on, les trois foyers *® ; de là vient qu'elle remporte en force et en grandeur.

1. Le commentaire dit que ce seigneur est le djivàlmâ, ainsi identifié avec Agni, ou le père du monde.

2. Les esprits dans cet état sont appelés kehéiradjnàh : ils connaissent l'enveloppe corporelle.

3. Ces trois espèces de mètres, suivant le commentaire, étaient consacrées aux trois savanas, qui en avaient pris leurs noms, et qui se trouvaient euxmêmes sous la dédicace de trois divinités particulières. En effet, le distique 25 indiquerait que la Gâyatrl est réservée à Agni ; le Trichtoubh, au Soleil ; la DjagaU, au dieu de l'air.

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