I- ia
, laan- •* * • i
sages, livrez-vous à la joie. (Dieux) qui vous plaisez à nos prières, purs et vénérables, enfants du ciel,qui avez été le trésor de Vispalà «, vene« au secours de (Thomme) pieux.
2. Aussi grands qu'Indra, aussi prompts que les Marouts, magnifiques auxiliaires, impétueux écuyers, habiles à presser les coursiers, vous menez un char rempli de biens délicieux. Venez avec lui, 6 Aswins, prés de votre serviteur.
3. Que faites- vous, (dieux) secourables? Que pouvez-vous attendre? Je vois la fortune de celui qui s'abstient de l'holocauste. Enlevez à cet avare sa puissance et sa vie : faites la gloire du sage qui célèbre vos louanges.
4. Détruisez ces chiens qui aboient; tuez nos ennemis. 0 Aswins, voilà vos exploits! Rendez les chants de votre poète féconds pour nous en biens. (Dieux) véridiques, ayez égard à mes hymnes.
5. C'est vous qui, au milieu des mers, avez fait un jour en faveur du fils de Tougra * un vaisseau animé, ailé, sur lequel, (dieux) à la marche fortunée, vous l'avez, écoutant sa prière, élevé dans l'air et tiré des vastes ondes.
6. Le fils de Tougra était tombé dans les eaux, englouti au sein d'une immense obscurité. Quatre vaisseaux dépêchés par les Aswins, el descendant au fond des mers, ont ramené (le malheureux) sur le rivage.
7. Au sein de la mer s'éleva un arbi*e qu'embrassa le fils de Tougra suppliant. Tel que la feuille qui s'envole de dessous les pas précipités du lion, tel vous l'avez, ô Aswins, soulevé pour votre gloire.
8. Dieux véridiques, qu'il arrive jusqu'à vous, cet hymne que chantent en votre honneur (des serviteura dévoués). En récompense des sacrifices et des libations que nous vous offrons aujourd'hui, que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !
HYMNE xviir.
AUX ASWIXS, PAR AGASTTA.
^Mètre : Tricbtoubb.)
i. Généreux (Aswins), (touchés de) nos prières, Ueiez ce char rapide qui a trois sièges et trois
iiveiir, il est question d'abord du soleil, qui éclaire le ihic ; ensuite de la lune, qui semble avoir une in-
1' HOC sur l'élément humide.
1 Voy. page 109, col.' S, note Ift.
J. Voy. page 158, col. 2, note 1.
yafk «•
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
[Leet. IV.]
le sein môme qui les a conçus * ! Que (le dieu) précipite les ondes, après s'être soumis par le combat les vaches (célestes) ; et que, porté sur ses coursiers azurés, il fasse sur nous pleuvoir Tabondance !
5. Si Goutsa * est ton favori, conduis vers lui tes coursiers fortunés, qui ont la vitesse du vent. Que dans le combat il prenne une roue du soleil, et que son bras armé de la foudre triomphe de ses ennemis.
6. Indra, tu donnes la mort aux adversaires de tes amis. Exalté par nos hymnes, (ô dieu) traîné par des coursiers azurés, (tu frappes) les impies. Ceux qui pensent (au pouvoir) d*Aryaman ' reçoivent de toi la vie, et Favantage d'une heureuse lignée.
7. Le poète, 6 Indra, a chanté pour célébrer tes louanges, et tu as fait de la terre un lit pour le lâche (Asoura). Maghavan a rempli de ses dons les trois (mondes) ; en faveur de Douryona, il a, dans le combat, frappé Couyavâtch *.
8. Ces offrandes sont pour toi, Indra : ces libations nouvelles sont pour entretenir ta force et ta puissance ". En brisant en morceaux les villes (célestes) des impies, tu as détruit Tarme du méchant.
9. (Dieu) plein de mouvement, tu as donné le mouvement aux ondes, et elles ont coulé comme des torrents. Héros (divin), fais passer heureusement à Tourvasa et à Yadou * cette mer que tu as remplie.
10. Pasteur des hommes, sois toujours bon et indulgent pour nous. Donne-nous le pouvoir de
1. L'air a vu naître et a porté ces nuages, considérés comme ennemis d'Indra, et personnifiés sons le nom des Asonras ; que ces nuages périssent dans l'air où ils sont nés.
2. Personnage dont il a été souvent question. Voyez page 62, col. 2, note 2; page 106, col. 1, note 3. Goutsa était ami d'Indra, qui le prit sur son char dans sa guerre contre Soucbna. Des deux roues du soleil, Indra en prit une pour lui, et donna Tautre à Goutsa. Il est à croire que, dans cette légende, il faut voir un conte sur la foudre d'Indra.
3. Nous avons vu qu'Aryaman est un des noms du soleil, considéré comme destructeur.
4. Douryona est, dit-on, le nom d'un prince, et Couyavâtch celui d'un Asoura.
5. On trouve dans ce passage deux mots : nabkas et takatf qui sont les noms de deux mois de l'ancienne année indienne, assez éloignés l'un de l'autre. Je n'ai pu supposer qu'il fallût reconnaître ici ces deux mois. J'ai vu dans $ahcLS^ la force; et dans nabhasy la jmt«tanee de nuire.
6. Yoy., pour Tourvasa et Yadou, page 65, col. 1 , note S; et page 107, col. 1, note 3.
dompter tous nos ennemis. Que nous connaissions la prospérité, la force et Theureuse vieillesse !
A INDRA, PAR AGASTTA.
(Mitres : Anouchtoubh et Trlchtoubh.
1. Enivre-toi, (héros) porté sur des coursiers azurés! Pour toi a été versée cette boisson enchanteresse, digne d'être bue par un (dieu) tel que toi. Pour toi, maître de Fabondance, cette abondante liqueur qu'accompagnent des biens et des présents infinis !
2. Indra, reçois de nous cette boisson enchanteresse, abondante, généreuse, puissante , riche en trésors, victorieuse, immortelle.
3. Héros et bienfaiteur, favorise le vœu d'un mortel. Dans ta puissance brûle l'impie Dasyou, comme le feu brûle le vase qui le contient.
4. Seigneur rempli de sagesse, lance avec force la roue du Soleil ; et sur les chevaux du Vent amène Goutsa pour donner la mort à Souchna.
6. Ces boissons qu'on te présente sont fortifiantes ; toutes ces offrandes sont magnifiques. (Dieu) libéral en chevaux, jouis de nos présents; qu'ils t'encouragent à tuer Vritra, et nous attirent tes faveurs.
6. Indra, tu as fait le bonheur de tes chantres anciens; tu as été pour eux ce que l'eau est pour l'homme altéré. Je t'offre cette prière. Que nous connaissions la prospérité, la force et Theureuse vieillesse !
A INDRA, PAR AGASTTA.
(Mètres .Anouchtoubh et Trichtoubh.)
1 . Généreuse boisson, enivre Indra, pour que notre vœu se trouve exaucé : pénètre-le. Tu arrives, menaçante pour l'ennemi qui a disparu devant toi.
2. Comble de louanges cet (Indra), qui est incomparable parmi les sages. Tel que le (laboureur) tirant l'orge (de ses sillons), il amène à sa suite l'abondance.
3. Tout est dans ses mains; il est le trésor des cinq espèces d'êtres *. Arrête notre ennemi ; sois comme la foudre qui frappe les choses célestes.