‹ --Rig-védaChapitre 212 sur 874 · Voy. page 45, col. 1, note · texte numérisé non relu

Voy. page 45, col. 1, note

[Lect. IV.J

4. Détrnis rhomme qui s'abstient de faire des libations, de même que le méchant (Asoura) qui ose t'attaquer ! Donne-nous le bien de cet (Âsoura) : tel est Pespoirdu père de âimille.

5. Compagne des hymnes chantés en Fhonneur de cet Indra qui habite et le ciel et Tair, (heureuse) boisson, sauve dans les combats celui qui présente ces offrandes !

6. Indra, tu as fait le bonheur de tes chantres anciens; tu as été pour eux ce que l'eau est pour l'homme altéré. Je t'offre cette prière. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse yieillesse!

IXDRA, PAR A6A8TTA.

{Méire : Trichtoubh.

1. (Qu'il vienne) cet Indra partout ad "é, cet ami des hommes, ce bienfaiteur des nations, ce roi du peuple. Charmé de nos louanges et de nos offrandes, viens avec puissance auprès de moi ; attelle tes généreux coursiers.

2. Monte donc, Indra, sur ces coursiers attachés au sacrifice, nobles (coursiers) qui répandent la richesse, et traînent un char chargé de trésors. Viens vers nous avec eux. Nous t'invoquons, Indra, en faisant des libations de soma.

3. Monte sur ton char, source pour nous de prospérité : un abondant soma est versé en ton honneur, de douces offrandes sont présentées. Bienfaiteur de la terre, attelle tes généreux coursiers, et viens rapidement auprès de moi.

4. Vois, Indra, ce sacrifice préparé pour les dieux, cette réunion, ces chants, ce soma. 0 Sacra, viens t'asseoir sur ce gazon qui jonche la terre, et bois (de nos liqueurs). Amène ici tes chevaux azurés.

5. Content de nos louanges, accours ici, 6 Indra! (écoute) les chants de notre respectable poète. Pour prix de nos hymnes, puissions-nous obtenir secours et sécurité I Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse!

HYMNE XllI.

A INDRA, PAR AGASTYA.

(Métré : Trichtoubh.)

1. 0 Indra, si cet hymne arrive jusqu'à toi, accorde ton secours à ceux qui te chantent. Ne

trompe pas les vœux des (serviteurs) qui t'exaltent. Que j'obtienne de toi tout ce que peut souhaiter un homme!

2. Certainement le royal Indra ne saurait laisser inutiles ces sacrifices qu'avec tant de dévouement vous lui offrez sur ce foyer. Des libations fortifiantes ont coulé pour lui. Indra viendra, fidèle à notre amitié, et (avec lui) ses compagnons ailés.

3. Qu'Indra accompagné des Marouts, que ce héros vainqueur dans les combats écoute l'invocation du poète qui le supplie. Qu'il-pousse son char près de son serviteur; qu'il vienne avec empressement recueillir ses prières.

4. Qu'ainsi, goûtant avec les Marouts de nos offrandes qu'il aime et qu'il désire, Indra triomphe de nos ennemis. Dans un pieux accord unissant toutes les voix, l'hymne du sacrificateur, au sein de cette assemblée, vous recommande ces offrandes.

5. 0 magnifique Indra, puissions-nous, aidés de toi, vaincre de superbes ennemis! Tu es notre sauveur; augmente notre fortune. Que nous connaissions la prospérité, la gloire et l'heureuse vieillesse I

HYMNE XIV

LOPAHODDRA ET AGASTTA, PAR AGASTYA.

{Mètres : Trichtoubh et Vrihatf.)

1. (Lopàmoudrà* parle.) • Les soins qu'exigent les libations * m'ont longtemps occupée; les nuits, les aurores se sont succédé pour moi dans la fatigue. Le travail mine la beauté. Qu'en ce moment les maris se réunissent à leurs épouses.

2. « Les anciens, accomplissant les rites sacrés, conversaient avec les dieux. Leur vigueur se consumait, mais elle ne s'éteignait pas. Qu'en ce moment les épouses se réunissent à leurs maris. »

3. (Agastya parle.) « Mes fatigues ne sont pas vaines; et si les dieux me gardent, nous pouvons

1. LopAmoadrà est répoased' Agastya. Cet hymne est une ioTÏtation faite à Agastya par LopàmoadrA poar le sacrifice. Il me semble renfermer certaines allusions hardies que repousse la padeur française : c'est un dialogue allégorique entre la prière et la libation. Le mot vrichan, que je traduis par mari, représente le breuvage sacré; et son époute^ c'est la prière, à laqueUe il doit s'associer. Au moment des sacrifices, les femmes étaient chargées de préparer les libations, et d'aller sur la montagne rechercher la plante qui servait à faire le ioma. Voilà pourquoi LopAmoudrà débute par se plaindre de sa fatigue.

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