‹ --Rig-védaChapitre 214 sur 874 · Voy. page 73, col. 1, note 2; page 114, col. 1, Bote · texte numérisé non relu

Voy. page 73, col. 1, note 2; page 114, col. 1, Bote

doux que le miel, aussi froid que l'eau. Nobles Aswins, c'est pour vous ces offrandes de toute espèce, et ces douces libations qui semblent aller vers vous avec la rapidité d'un char.

5. (Dieux) secourables, je vous adresse cet hymne, et vous invite à recevoir mes présents, comme le faisait le malheureux fils de Tougra ^ (Dieux) adorables, par le fait de votre grandeur le vieillard faible (est délivré) du mal ; il embrasse, avec vous, la terre et les eaux.

6. (Dieux) bienfaisants, quand vous attelez vos coursiers, vous accordez l'abondance à notre prière. Tel qu'un souffle agréable, que le père de famille pénètre jusqu'à vous; qu'il soit à vos yeux comme le (serviteur) soumis qui reçoit d'un grand le prix de sa fidélité.

7. Pieux Aswins, il est arrivé quelquefois à vos chantres de conclure des marchés ; le traité fui toujours honorablement tenu. (Dieux) justes et généreux, vous avez bu nos libations : des dieux sont équitables.

8. 0 Aswins, chaque jour vous recevez nos libations accompagnées de diverses prières. C'est Agastya, célèbre parmi les directeurs des hommes, qui est ici comme im collecteur de l'impôt, et qui vous engage vivement à payer le vôtre.

9. Quand avec grandeur vous poussez votre char, vous apparaissez à nos yeux tels que le sacrificateur (divin) institué par Manou. Accordez à ceux qui vous honorent une belle race de chevaux. (Dieux) véridiqpies, que la richesse nous accompagne !

10. 0 Aswins, nous demandons aujourd'hui par nos hymnes qu'il vienne vers nous, votre char toujours rempli de biens nouveaux, (ce char) dont la roue est infatigable, et qui fait le tour du ciel. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

HYMNE XVi.

. AUX ASWINS, PAR AGASTTA.

{Mètre : Trichtoubh.)

1. (Dieux) amis, (dieux) avides de nos sacrifices, nous avons donné nos libations. Quand nous donnerez-vous l'abondance et la richesse? Ces offrandes sont pour vous. Méritez nos louan-

1. Voy. page 109, col. 2, note 3; page 113, col. 2, note 4 ; et page 142, col, 1, note 2. 11 s'appelait Bhoudjyou.

[Ucî. IV.]

ges, maîtres de Topulence et gardiens des nations.

2. Qu^Is viennent vos coursiers purs et divins, noarriciers (des hommes), légers, élancés, rapides comme le vent, prompts comme la pensée. Remplis d'éclat, qu'ils vous amènent ici, ô Aswins !

3. (Dieux) superbes et doués d'un cœur généreux, qu'il arrive pour notre bonheur, votre char aussi large que la terre, (ce char) au vaste siège, rapide, empressé, adorable !

4. Vous avez deux fils, nés h deux époques différentes, et qui, avec des vertus particulières, ont des corps purs et irréprochables. L'un, du haut du ciel, où il règne en vainqueur, est l'auteur de tout don précieux ; l'autre y déploie sa douce et agréable forme *.

5. Que DOS hymnes comblent nos vœux ; que votre char azuré vienne vers nos demeures ! 0 briUants Aswins, que le mouvement de l'un (de vos fils), encouragé par nos offrandes et nos chants, développe les splendeurs des mondes (intermédiaires) !

6. Votre char, chargé de douces libations, va répandant avec largesse une heureuse abondance. Que la marche de l'autre (de vos lils) fasse grossir l'onde des rivières ; que nos offrandes donnent l'essor à ces sources célestes !

7. Sages et constants Aswins, que trois fois l'hymne vienne confirmer votre gloire! Pour prix de ses louanges, soutenez celui qui vous prie, dans la bonne comme dans la mauvaise voie. Écoutez mon invocation.

8. L'éloge que nous faisons de votre forme brillante sur ce gazon trois fois amassé, contribue au bonheur de vos serviteurs. (Dieux) remplis de bonté, que votre libéralité, qui ne demande qu'à verser ses faveurs sur les enfants de Manou, soit pour nous telle qu'une vache au lait abondant !

9. (Le père de famille), l'holocauste à la main, semble vous orner de ses dons, et vous célèbre, comme le matin la Prière (célèbre) Agni. Je vous chante et vous invoque, en prodiguant les offrandes. Que nous connaissions la prospérité, la orce et l'heureuse vieillesse !

HYMNE XVII

AUX ASWIXS. PAR AGASTYA.

{Mètre» : Djagatt et Tricbtoubh.)

i. G est bien! redoublez de zèle et de soin. Voici le char tout rempli de richesses î... Hommes

]. Le soleil et la lune. Dans les deu\ Uistiqaes qui

sages, livrez-vous à la joie. (Dieux) qui vous plaisez à nos prières, purs et vénérables, enfants du ciel,qui avez été le trésor de Vispalà *, venez au secours de (l'homme) pieux.

2. Aussi grands qu'Indra, aussi prompts que les Marouts, magnifiques auxiliaires, impétueux écuyers, habiles à presser les coursiers, vous menez un char rempli de biens délicieux. Venez avec lui, ô Aswins, près de votre serviteur.

3. Que faites-vous, (dieux) secourables? Que pouvez-vous attendre? Je vois la fortune de celui qui s'abstient de l'holocauste. Enlevez à cet avare sa puissance et sa vie : faites la gloire du sage qui célèbre vos louanges.

4. Détruisez ces chiens qui aboient; tuez nos ennemis. 0 Aswins, voilà vos exploits! Rendez les chants de votre poète féconds pour nous en biens. (Dieux) véridiques, ayez égard à mes hymnes.

5. C'est vous qui, au milieu des mers, avez fait un jour en faveur du fils de Tougra* un vaisseau animé, ailé, sur lequel, (dieux) à la marche fortunée, vous l'avez, écoutant sa prière, élevé dans l'air et tiré des vastes ondes.

6. Le fils de Tougra était tombé dans les eaux, englouti au sein d'une immense obscurité. Quatre vaisseaux dépéchés par les Aswins, eè descendant au fond des mers, ont ramené (le malheureux) sur le rivage.

7. Au sein de la mer s'éleva un arbre qu'embrassa le fils de Tougra suppliant. Tel que la feuille qui s'envole de dessous les pas précipités du lion, tel vous l'avez, ô Aswins, soulevé pour votre gloire.

8. Dieux véridiques, qu'il arrive jusqu'à vous, cet hymne que chantent en votre honneur (des serviteurs dévoués). En récx)mpense des sacrifices et des libations que nous vous offrons aujourd'hui, que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

HYMxNE XVUÎ.

AtX ASWI.XS, PAR AGASTYA.

[Mètre : Trichloubh.)

1. Généreux (Aswins), (touchés de) nos prières, attelez ce char rapide qui a trois sièges et trois

soivenr, il est question d'abord du soleil, qui éclaire le monde ; ensuite de la lune, qui semble avoir une influence sur Télément huinide.

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