Le poète emploie le mot Itâ au pluriel
votre jeunesse et vous enivrer de nos libations. (Venez) à notre prière faire le bonheur du monde entier.
2. Qu'ils se rendent vers nous les invincibles Viswadévas, Mitra, Aryaman, Varouna leur compagnon; que les ViST^adévas deviennent pour nous une source de prospérité; qu'ils nous accordent une force accompagnée du triomphe !
3. M'unissant à vos transports, je m'empresse de chanter Àgni, qui est votre hôte chéri. Pour nous rendre favorable le glorieux Varouna, que le père de famille, si fameux par sa générosité, prodigue les offrandes.
4. Tel que la vache aux mamelles pleines, je vous appelle avec anxiété, vous (Viswadévas), (et vous). Nuit et Aurore. Dans un même jour et comme dans une seule mamelle, je rassemble le lait de la louange que je destine à plusieurs.
5. Qu'Ahirboudhnya ^ nous envoie l'abondance. De même que la vache vient à son nourrisson, de même vers lui s'avance la Libation, dont nous honorons le fils des Ondes *, et que transportent les (vents) généreux, aussi rapides que la pensée.
6. Que Twachtri vienne aussi vers nous, et qu'il partage la joie des maîtres du sacrifice. Que le puissant Indra, l'ennemi de Vritra et l'ami des hommes, se rende à notre sacrifice.
7. Que nos Prières, attelées au char (du sacrifice), s'approchent d'Indra comme la vache de son veau, et caressent leur nourrisson. Que nos Invocations, comme de tendres épouses, plaisent au meilleur des dieux.
8. Que vers nous arrivent les robustes Marouts; qu'ils accourent d'un commun accord, poussant entre le ciel et la terre leurs coursiers couverts de rosée, dieux rapides, bons et protecteurs pour leurs amis, intraitables pour leurs ennemis.
9. Lorsque, pour célébrer leurs prouesses, à la prière d'un homme pieux, les poètes composent un hymne, alors ces (dieux) n'ont plus de colère que pour chasser les mauvais jours; ils n'ont plus de force que pour fertiliser le désert.