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Que le vainqueur de Vritra, maître des va

1. Souri, celui qai fait les frais du sacrifice. Voyez page 121, col. 1, Dote 8.

2. Ce nom se donne ordinairement à Agni. Voyez page 122, col. 1, note 1.

3 Ces trois divinités sont Agni, Vàyou et Soûrya ou le Soleil. Voy. page 205, col. 1, note 6.

ches (célestes), nous fasse conualtre ces vaches (divines). Sous la splendeur de ses rayons qu'il fasse disparaître les noirs (Asouras). Qu'il préside aux prières de notre sacrifice; qu'il force et qu'il nous ouvre toutes les portes (du ciel).

22. Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, le grand et magnifique Indra, le plus noble des héros au milieu du combat, aussi clément que terrible, vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille, et couvert de leurs dépouilles.

lIYMiNE m.

A INDRA, PAR VISWAMITRA.

(Méire : Trichtoubh.)

1. Indra, maître du soma^ bois ce brillant breuvage que nous te présentons vers le milieu du jour. 0 Maghavan, tu aimes nos offrandes ; pousse tes coursiers de notre côté ; ouvre la bouche, et enivre-toi de nos liqueurs,

2. Bois, Indra, de ce soma étincelant où se confondent la farine d'orge et le beurre *. Nous te l'offrons pour ton plaisir. Avec la troupe des Marouts, qui donne le signal à l'hymne sacré, viens te livrer à la joie ; uni à ces enfants de Rendra, bois à longs traits.

3. 0 Indra, ces Marouts qui t'honorent augmentent ta gloire ; ils font ta force et ta puissance. (Dieu) à la face majestueuse, au bras armé de la foudre, accompagné des Rendras, bois (ce que nous t'offrons) dans notre sacrifice du milieu du jour.

4. Ces Marouts, qui sont la force d'Indra, nous envoient le miel (céleste) qu'il a préparé. Secondé par eux, (le dieu) a su distinguer par quel côté il peut ouvrir le flanc impénétrable de l'orgueilleux Vritra.

5. Tel que Manou, ô Indra, tu fais l'honneur de notre sacrifice. Bois ce soma^ pour perpétuer la force. (Dieu) que transportent des chevaux azurés, avec les rapides et adorables (Marouts), amènenous les Ondes (célestes) ; car les Ondes dépendent de toi.

6. Quand tu donnes la mort à Vritra, alors tu lances les Eaux pareilles à des coursiers animés au combat. Oui, Indra, de ton trait rapide (tu frappes) cet impie (Vritra), qui semble endormi,

1. L'épitbëte manthin semble indiquer que le mélange a dû éire battu. M. Wilson, au mut mantha, fait mention d'un plat composé do farine d'orge, de beurre et d'eau, a tort of ^rutl or porridge.

[Leet II.]

et qui retient prisonnières les (Ondes) diyines.

7. Avec une vénération profonde nous honorons le grand et magnifique Indra, (Indra) toujours jeune, généreux, immortel. Le ciel et la terre peuvent se mesurer ; la grandeur dlndm est infinie.

8. Les œuvres d'Indra sont merveilleuses et innombrables : tous les dieux ue sauraient les détruire. Noble héros, il soutient la Terre et le Ciel; il enfante le Soleil et TAurore.

9. Bienveillant Indra, tel est ton pouvoir : il éclate dès l'instant de ta naissance, quand tu as bu notre soma. Tu es fort ; et les mondes, les jours, les mois, les automnes ne sauraient user ta vigueur.

10. A peine es-tu né, Indra, à peine as-tu goûté de notre soma^ que la joie te pénètre au sein de ta céleste demeure. Dans ce (dieu), qui remplit le ciel et la terre, que Ton reconnaisse Tantique protecteur des œuvres (pieuses).

11. Tu as donné la mort au violent Ahi qui enchaîne les eaux, 6 (athlète) robuste, né pour tant de combats. Le ciel, en effet, ne voit alors que la moitié de ta grandeur, et Fautre partie de ton corps disparait, assise qu'elle est sur la terre *.

12. Oindra, que ce sacriOcc offert en ton honneur, que ces flots de soma versés pour toipuissent l'agréer. Touché de ces hommages, que tu mérites, conserve ton serviteur, et que nos prières aiguisent ta foudre pour la mort de Yritra.

13. Par mes offrandes je veux me concilier la faveur d'Indra. Puissé-je le rendre attentif à mes hymnes, et le gagner par mes hbations, lui qui grandissait et grandit toujours aux chants d'autrefois, d'hier, d'aujourd'hui I

14. L'inspiration (poétique) qui me pénètre naît pour la gloire d'Indra, que je chante avant l'apparition du jour, dans ces lieux, mêmes où, prêtres et pères de famille, s Us t'invoquent tous, et te prient de venir, comme sur un vaisseau, les délivrer du mal.

15. Le vase de somaesi plein. La Sw&hà semble ouvrir son limpide trésor pour t'inviter à boire. Que les Libations, pour satisfaire la soif d'Indra,

1. Le texte est bien difficile à tra'laire : altéra nate terram operii. Image bizarre! Le nuage s'intercale entre les deux parties sphériques da corps d'Indra, dont l'one est au ciel et l'autre sur la terre.

% Je rends ainsi le mot ouhhayé, que le commentateur traduit par ces mots obscors : gem appartenant à deux familles, oubhaffoeoulavarttino âjanah.

s'approchent de lui en tournant vers leur droite ^

16. Ni la mer profonde, 6 Indra si souvent in* voqué, ni l'obstacle des montagnes ne peut t'arréter. Excité par tes amis, tu peux même briser le robuste Oûrva, détenteur des vaches (célestes).

17. Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, le grand et magnifique Indra, le plus noble des héros au milieu du combat, aussi clément que terrible, vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille, et couvert de leurs dépouilles.

EN L'HOKNEUR n'iIfORA, PAR YISWAIIITRA.

{Métrés : TrJchtoubh et ADOUChtoubh.)

1. (Récit.) Descendant avec vitesse du sommet des montagnes, et emportées à Penvi Tune de l'autre, telles que deux cavales impétueuses, pressant leurs rives avec rapidité, comme deux vaches lèchent (le petit dont elles ont été séparées), la Vipàsii * et la Soutoudri ^ roulent leurs flots abondants.

2. (Viswàmitra parle *.) Lancées par Indra et suivant une pente rapide, vous courez à la mer, de même que deux conducteurs de char. Vous vous précipitez l'une vers l'autre, et dans cette mutuelle rencontre vos vagues brillantes s'enflent et se grossissent.

3. Je m'approche de la (Soutoudri), la plus large des rivières. Nous nous présentons devant la grande et heureuse Vipàsà. Pressant vos rives comme deux vaches lécheraient leurs petits, vous allez ensemble au réservoir qui vous est commun.

4. (Les Rivières parlent.) Le lait (des vaches célestes) a grossi nos flots, et nous allons toutes

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