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Voy. page 115, col. 1, note

*i. Appelée Sakli.

vier par l'hymne (sacré) à boire le soma ? Qui, par ses invocations, appellera vos regards, 6 Aswins» sur l'ancien ministre du sacrifice ?

4. Puissants et véridiques (Aswins), venez à nos cérémonies sur votre char d'or. Prenez le miel de notre soma, et versez vos bienfaits sur le peuple qui vous honore.

5. Oui, sur ce char d'or, (sur ce char) roulant venez à nous et du' ciel et de la terne. Que d'autres, par leurs hommages, se gardent de vous prévenir. Ne sommes-nous pas vos plus anciens serviteurs ?

6. (Dieux) protecteurs, accordez-nous, à nous deux, une large opulence, soutenue par une forte famille. 0 Aswins, quand les Pouroumtlhas vous chantent, les Djamilhas chantent avec eux.

7. (Dieux) équitables et véridiques, si par mes sacrifices j'ai pu vous plaire, que notre prière devienne pour nous un trésor d'abondance ! Protégez votre chantre. Que notre désir arrive jusqu'à vous !

HYMNE XIII

AUX ASWINS, PAR VAMADÉVA.

{Mètres : Trichtoubh et Djagatl.)

1. L'astre lumineux se lève; il s'attelle, le char ^ qui roule autour du foyer où brille ( Agni). Sur ce (char) sont placées les trois offrandes présentées au couple (divin) ; on y distingue aussi le quatrième vase des libations *.

2. Au lever de l'aurore, les Offrandes, aussi douces que le miel, s'élèvent rapides et légères; leur vertu * repousse les ténèbres qui les environnent, et projette au loin dans l'air des lueurs éclatantes.

3. Que votre bouche se plaise à goûter le miel de nos libations, et attelez votre char pour venir le prendre. (A votre tour) répandez aussi sur votre route, sur nos maisons, le miel dont vous

1. Ce n'est point le char des Aswins que le poëte désigne ici; c'est le char du sacrifice, attelé par le prêtre en riionoeur de ces divinités, et qui a pouic carrière le foyer où brûle Agni. Le commentateur n'est pas de mon avis. Dyou est pour lui Aditya.

2. Ces trois offrandes sont celles qui se font aux trois époques de la journée. La quatrième me semble celle dont il a été question dans les hymnes aux Ribhous, quand on y dit que la coupe du sacrifice a été divisée en quatre parties.

3. Les offrandes jetées sur le feu augmentent son activité ; elles font briller ses rayons, qui se répandent sur tout le monde.

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

[Leel. Vil.]

portez vous-mêmes, ô Âswios, le vase agréable.

4. Avec vos coursiers aux ailes d'or, rapides, doux, innocents, s'éveillant avec Taurore, humides de rosée, heureux (de notre soma) et disposés à faire des heureux, venez à nos sacrifices, comme les mouches (viennent chercher) le miel.

5. 0 bienfaisants Aswins, les Feux, avec leurs douces offrandes et leurs heureuses invocations, vous célèbrent le matin, (à cette heure) où, d'une main purifiée, sage et empressé, j'extrais du mortier le soma savoureux.

6. (Nos) rayons *, avec le jour, repoussent (les ténèbres), et projettent au loin dans Tair des lueurs éclatantes. Le Soleil attelle ses coursiers, et apparaît. (0 Aswins), prenez la force de la Swadhdy et suivez toutes les voies qui vous sont ouvertes,

7. 0 Aswins, dans mon hymne pieux j'ai célébré votre char immortel, qui, traîné par de superbes coursiers, vous transporte autour des mondes. Venez prendre nos holocaustes, et devenez nos sauveurs.

HYMNE XIV

A IKDRA £T VAYOU, PAR \ ANADÉVA.

(Mètre : Géyatri.)

1. 0 Vàyou, sois le premier dans nos saints jours à boire la douce libation. Tu mérites cette prérogative.

2. Appelé par nos innombrables désirs, attelle tes coursiers, ô Vàyou, assieds-toi sur le môme char qu'Indra, et goûtez tous deux de notre soma,

3. 0 Indra et Vâyou, que vos mille coursier» vous amènent à nos mets (sacrés) et à nos liba* tions de soma,

4. 0 Indra et Vâyou, montez sur ce char au siège d'or, qui touche le ciel et que célèbrent nos sacrifices.

5. 0 Indra et Vàyou, sur ce char large et solide approchez- vous de votre serviteur, et venez en ces lieux.

6. 0 Indra et Vâyou, ce soma (est prêt) -, (venez) dans la maison de votre serviteur vous réjouir avec les Dévas^ et boire nos libations.

7. 0 Indra et Vâyou, dirigez-vous de ce côté, que vos (coursiers) soient lancés pour vous amener à nos libations de som^x.

1. J'entends que ce sont les rayons du âacrilice Uoni il est question dans la note prôcédenle.

ilYMNE XV.

A INDRA ET VATOtJ, PAR VAMADÉVA.

{Mètre : Anouchtoubh.)

1. 0 Vâyou, brillant (des feux du sacrifice), je te présente nos douces libations. (Sois) le premier (à les recevoir) dans ces saints jours. 0 dieu, nous te désirons; attelle tes coursiers, et viens boire notre soma.

2. 0 Indra et Vâyou, vous méritez rhooneur de goûter de ces breuvages (sacrés). Ils coulent vers vous qui nous protégez, comme les ondes (coulent) vers la vallée.

3. 0 Indra et Vâyou, maîtres puissaots de la Force, vous êtes portés sur le même char ; pressez vos coursiers pour venir à notre secours et à nos libations de soma.

4. 0 Indra et Vâyou, héros qui aimez â prendre votre part de nos sacriOces, donnez-nous, (donnez) à votre serviteur ces coursiers qui vous appartiennent, et qui font l'objet de tous les désirs.

UYMNE XVI.

A VATOU, PAR VAHADÉTA.

{Mètre : Anouchtoubh.)

1. Visite les sacrifices du père de famille, (sacrifices) nouveaux et riches en présents. 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

2. Tu peux briser tes ennemis; et, attelant tes coursiers, tu montes sur le même char qu'Indra. 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

3. Les deux (corps) azurés qui contiennent tous les trésors et portent toutes les formes poursuivent leur carrière. 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

4. Que tes quatre-vingt-dix-neuf coursiers*, aussi rapides que la pensée, t'amènent (ici). 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

5. 0 Vâyou, attelle tés cent chevaux magnifiques. 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire

le soma.

6. Ainsi, que ton char solide arrive avec tes mille présents. 0 Vâyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

!. C'est un nombre attribué aiUears aux lorreuls célestes. Voy. page 61.

|Uct. VII. J

HYMNE XVII

A IRDBA ET VRIHASPATI, PAR VAMADÉVA.

[Mètre : GAyatri.)

1. 0 Indra et Vrihaspati, dans votre bouche je place mon holocauste. En votre honneur (je chante) cet hymne et (verse) ce soma,

2. 0 Indra et Vrihaspati, pour vous je répands cette libation. Buvez, et que sa douceur vous enivre.

3. 0 Indra et Vrihaspati, vous aimez le sonm; venez ensemble dans ma maison boire celui que je vous offre.

4. 0 Indra et Vrihaspati, donnez-nous une opulence qui nous procure des centaines de vaches, des coursiers, des milliers de biens.

5. 0 Indra et Vrihaspati, nous avons versé le soma; nous vous invitons par nos hymnes à venir le boire.

6. 0 Indra et Vrihaspati, buvez le soma dans la maison de votre sénateur. Venez en ces lieux, et livrez- vous à la joie.

HYMNE XV m.

A 1>DKA ET VRIHASPATI, PAR VAMADEVA. (Xftrci : Trichtoubh et Djagatl.J

1. Vrihaspati a par sa force fixé les régions terrestres *; il siège avec bruit sur trois foyers ; sa langue caresse (nos libations); et ce sont les sages, brillant (des feux du sacrifice), les anciens Richis, qui Tout élevé sur ce trône.

2. 0 Vrihaspati, (les prêtres) qui nous dirigent et qui, par le sacrifice, réjouissent ton cœur, ont la force de dissiper (nos ennemis). 0 Vrihaspati, garde le foyer de ce (père de famille), (foyer) large, inviolable, d*où par un chemin sinueux s^élance Agni », et où abondent les offrandes.

1. Cette idée est obscure. Je crois que le poêle fait allusion au soin que doit avuir le sacrificateur d'crieuter ses foyers : Tagtambha djmà antàn.

2. J'ai rendu de celte manière le mol «rtpra, qui luiéralemenl signifie terpeut. U m'est venu l'idée que cftie êpitbète pourrait bien repréneuter la forme même du foyer, dont Stevenson donne la description dans la préface de sa traduction du Sàma-Véda.

VaJjipnavédi.

Pdchtica.

Gârbapatya.

Dakchiiiâgui.

.Vhavanlya.

3. 0 Vrihaspati, que ces (dieux) qui aiment le sacrifice viennent s'asseoir (ici) de la (région) élevée et lointaine (où ils demeurent). En ton honneur coulent ces fiots abondants d'un jus savoureux et extrait du mortier, en même temps que Thymne résonne.

4. Vrihaspati naît d'abord dans le noble berceau du grand être lumineux. Doué de sept bouches •, il a des existences variées ; et, brillant de sept rayons, il triomphe avec bruit des té- Lèbres.

5. Vrihaspati, resplendissant et excité par le chant des hymnes, frappe avec un frémissement sonore Bala, qui retient le nuage fécond. Il crie, et délivre ces vaches qui le désirent et fournissent à nos holocaustes.

G. Ainsi, par nos sacrifices, nos invocations, nos offrandes, honorons Tétre bienfaisant qui est notre père et qui renferme en lui tous les dieux. 0 Vrihaspati, puissions-nous avoir une belle lignée, une forte famille ! Puissions-nous être maîtres de la richesse !

7. U est sur, par sa force et sa puissance, de remporter sur tous ses ennemis, le roi qui soutient (par ses offrandes) le (dieu) capable de tout soutenir, qui l'honore et le célèbre avant tous.

8. U demeure bien établi dans sa maison, il voit Uà * lui prodiguer toute espèce de biens, et sou peuple obéir à ses commandements, le roi qui préfère à tous le (dieu) sacrificateur *.

9. U est invincible, il réunit en sa personne les biens de ses ennemis et ceux de sa nation, le roi qui consacre sa richesse pour le (dieu) sacrificateur et disposé à nous secourir. Tous les Dévas le conservent.

10. 0 Indra et Vrihaspati, buvez notri; soma; source de tout bien, réjouissez- vous dans notre sacrifice. Que nos heureuses libations vous pénètrent. Accordez-nous une opulence que soutienne toute espèce de force.

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