‹ --Rig-védaChapitre 425 sur 874 · AUX A8W1KS, PAR SAPTAVADHRI. FILS D'ATRI · texte numérisé non relu

AUX A8W1KS, PAR SAPTAVADHRI. FILS D'ATRI

{Métrés : Ouchnih, Trichtoubh et Anouchtoubb.)

1. 0 véridiques As^ins, venez en ces lieux. Ne vous éloignez pas. Tels que deux cygnes, accourez à nos libations.

2. 0 Aswins, tels que deux daims ou deux cerfs blancs, sur le gazon, tels que deux cygnes, accourez à nos libations.

3. 0 Aswins, trésor d'abondance, aimez et désirez notre sacrifice*, tels que deux cygnes, accourez à nos libations.

4. Quand Atri * voulut monter vers le foyer (sacré), il vous invoqua et vous pria avec la foi

1. Atri est ici an nom patronymique : il signifle, le fils éPAtri, ou Saptavadhri, à moins que ce ne soit un surnom d'Agoi lui-môme. Et nous devons renouveler ici l'observation que nous avons faite plus haut sur les noms des poètes auxquels ces hymnes sont attribués. Le chant que nous traduisons est inscrit sous le nom de Saptavadhrif et il est évident que ce mot est une épithéte d'Agni, renfermé dans l'Aranl et privé de ta lumière de ses sêpt rayant, La légende raconte que Saptavadbri est par son ennemi enfermé et scellé dans un coffre. Il y gémit, et cherche les moyens d*en sortir. Sa femme arrive, et elle est ini^puissante aie délivrer. Les Aswins sont invoqués; le prisonnier recouvre sa liberté, et il apparaît avec sa femme au lever de l'aurore. Il faut penser que le poète, qui portait un surnom d'Agni, a cru devoir dans son hymne rappeler cette légende ; ou bieu que le nom du Richi est pour cet hymne le nom du iiru qui y est célébré.

qu'une épouse a dans son époux; (il disait) : « 0 Aswins, venez avec l'heureuse promptitude de l'épervier. »

5. « Maître des bois (sacrés) S sors (de ta prison), comme (l'enfant sort) du sein de sa mère. 0 Aswins, écoutez mon invocation, et délivrez Saptavadbri *. »

6. « Le Richi Saptavadbri a peur; il vous supplie, 6 Aswins, d'employer votre puissance magique pour briser le bois (qui le renferme). »

7. « Gomme un lac est soulevé de tout côté par le vent, de même ton fruit soit agité ', ô ma mère 1 Qu'il sorte de ce sein qui l'a porté dix mois. »

8. « De même que le vent, la forêt ou la mer sont émus, ainsi tu as été agité. Porté pendant dix mois, sors du sein (de ta mère). »

9. « Le jeune enfant est resté dix mois dans le sein de sa mère : qu'il en sorte vivant et fort. Que le fils et la mère vivent heureusement! »

HYMNE XVH.

A l'aurore, par sattasravas, pils d'atri.

{Mètre : PankU.)

1. Ainsi que tu nous as déjà éveillés, ô brillante Aurore, éveille-nous aujourd'hui pour nous combler de biens, à la voix du Vàyya ^ Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

2. 0 fille du Ciel, 6 toi qui t'es levée à la voix de Sounltha au char étincelant, lève-toi aussi à la voix du puissant Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

3. 0 fille du Ciel, ricbe en présents, lève-toi pour nous aujourd'hui, toi qpii t'es déjà levée à la voix du puissant Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

4. 0 riche et brillante (Aurore), ceux qui t'apportent (leur holocauste) et te chantent dans leurs hymnes deviennent fameux, opulents et capables d'être bienfaisants, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

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