Voy. plus haut, page 368, col. 9, note
2. Ces DéTas sont les Rites personnifiés auxquels le sacriflcatenr semble donner la vie.
rables s'étendent comme les rameaux d'un arbre.
2. Que le Sacrifice s'élance tel qu'un cheval léger. Unis d'esprit, élevez vos (cuillers) remplies de ghrita. Répandez le gazon, ainsi que l'exige la règle sainte. Que les rayons (d'Agni) se dre^ sent pour attirer les dieux.
3. Que ces dieux (accourent vers nous), comme des enfants vers leur mère qui leur tend les bras. Qu'ils se placent sur notre gazon. Que la Libation répande sur la (flamme) sacrée d'Agni son suc onctueux. Agrée notre sacrifice, et ne nous livre pas au pouvoir de nos ennemis.
4. Que ces (dieux) adorables prennent part aux joies du sacrifice, et acceptent le lait (de nos libations) qu'ils doivent estimer. Venez recevoir le plus précieux de nos hommages, et soyez unis de cœur pour nous favoriser.
5. 0 Agni, (reste) au milieu des mortels, pour les combler de tes dons. (Dieu) fort, qu'avec toi nous soyons victorieux. Que l'opulence soit notre compagne *, que notre bonheur soit inaltérable. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.
A DADHICRAS, PAR VASICHTHA.
{Métrés : Djagatt et Trichtoubh.)
1. Pour vous j'implore le secours de Dadhicràs en premier lieu, des Aswins, de l'Aurore, d'Agni aux feux resplendissants, de Bhaga, d'Indra, de Yichnou, de Poûchan, de firahmanaspati, des Adityas, du Ciel et de la Terre, des Eaux, du Soleil.
2. Ëveillons par nos hommages Dadbicràs ; hàtons-nous, et lançons (le cheval) du sacrifice. Établissons sur notre gazon la déesse lia. Invoquons les sages et adorables Aswins.
3. J'éveille et j'invoque Agni, l'Aurore, le Soleil, la Terre, Dadbicràs, le grand coursier des brillants (Mitra et) Yarouna. Qu'ils éloignent de nous tous les maux.
4. Dadbicràs est le premier et le plus rapide des coursiers; il vient se placer de lui-même à la tête du char (de nos sacrifices). Il reçoit (nos hommages) avec l'Aurore, le Soleil, les Adityas, les Vasous, les Angiras.
5. Que Dadbicràs arrive à (la voix) de notre hymne ^ et suive la route du sacrifice. Qu'Agni,
1. L'hymne porte ici le nom de Pnthyâ, sous lequel il est quelquefois personnifié. Le commentaire donne pathyà le sens de oottf, c/iemtn.
[Leot. IV.]
RlG-VfiDA. — SECTION CINQUIÈMB.
ce dieu puissant, nous entende. Qu'ils nous en- | tendent aussi, tous les (autres, dieux) grands et iuTincibles.
A SAVITRI, PAR YASICHTHA.
{Mètre : Trichtoubh.)
1 . Que le divin et opulent Savilri arrive (vers nous), remplissant les airs, et traîné par ses chevaux, ayant dans ses mains tous les biens des mortels, et donnant la vie aux êtres.
2. Que ses bras d'or, longs, étendus, atteignent les frontières du ciel. La grandeur de Savitri éclate dans le Soleil, et eUe est Tobjet de nos éloges. Qu'il donne à notre (sacrificateur) le désir d'accomplir l'œuvre (sainte).
3. Que le divin et puissant Savitri, maître de la richesse, nous accorde l'opulence. Sous cette forme (lumineuse) qui apparaît dans l'espace, qu'il nous dispense les biens qui conviennent aux mortels.
4. Nos voix célèbrent Savitri à la langue brillante, aux rayons abondants, aux mains éclatantes. Qu'il nous donne des aliments variés et nombreux. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.
A ROUDRA, PAR YASICHTHA.
[Uèireê : Trichtoubh et Djagatt.)
1. A Roudra, archer robuste et armé de flèches légères, au dieu sage, fort, invincible, accompagné de l'abondance et lançant des traits aigus, apportez vos prières ; et qu'il les entende.
2. On le sent partout : il habite avec la race terrestre, il règne sur la (race) céleste. Viens et protège nos portes, où l'on t'honore. 0 Roudra, défends contre la maladie tout ce qui chez nous jouit de la vie !
3. De ton trait qui, parti du ciel, fait le tour de là terre, protége-nous de tout côté. 0 (dieu) dont le soufQe est salutaire, tu as en ton pouvoir mille remèdes que nous implorons pour nos enfants et nos petits-enfants.
4. 0 Roudra, ne nous frappe point. Garde-toi de nous abandonner. Ne nous saisis point dans les liens de ta colère. Viens avec nous sur ce gazon, où les êtres vivants te célèbrent. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.
HYMNE XII