A DIVERS DIEUX, PAU CANWA
{Mitrt : Vribatrî.)
1. Lève-toi, Brabmanaspati *; pleins de dévotion, nous venons à toi. Que les Marouts s'approchent avec leurs riches trésors; et loi, Indra, sois présent, et prends ta part (de nos libations).
2. 0 fils de la force », le mortel t'honore pour obtenir les richesses qu'il désire. 0 Marouts, que l'homme qui vous célèbre soit par vous riche en famille et en chevaux!
i. Voy. lecture i, Dote i, col. 1, page. 10.
S. Nous ne ferons plus d'observation sur cette locution connue du lecteur, et qui se rapporte au\ efforts que l'on fait pour extraire le feu de l'arani. Voy. lecture ii, note 1, col. 2. page 16.
3. Vienne Brabmanaspati! vienne la déesse de la parole sainte M Que les Dévas rendent notre sacrifice puissant, utile aux hommes, et parfait!
4. 11 possède une richesse impérissable, (le dieu) qui se montre magnifique envers son panégyriste. C'est pour ce dieu que nous appelons h notre sacrifice lia *, qui est forte, victorieuse et invulnérable.
5. Brabmanaspati commence ' une prière mélodieuse, dans laquelle ont une place Indra, Varouna, Mitra, Aryaman, tous les dieux.
6. Prononçons-la donc, dans nos sacrifices, cette prière qui donne le bonheur, et qui est si puissante. Bt si vous pouvez vous complaire en nos vœux, dieux forts, que notre hymne tout entier arrive jusqu'à vousl
7. Quel dieu ne viendrait pas au secours de l'homme religieux, au secours de l'homme qui lui a préparé un lit de coibsa? (Voyez ce) père de famille qui se présente avec les prêtres; sa maison est riche, son intérieur est fortuné.
8. Qu'il possède la puissance * ! Aidé de ses royaux protecteurs, (je le vois) abattre ses ennemis, et au milieu de la terreur (du combat) conserver dignement son poste. 11 est comme armé de la foudre; et dans aucune affaire, ni grande ni petite, il ne connaît ni supérieur ni vainqueur.
AUX ADITYAS, PAR CAMWA.
(Métré ; Gftyatrî.)
1. L'homme que protègent les (dieux) sages, Varouna, Mitra, Aryaman, est promptement vainqueur (de ses ennemis).
2. Il croît à Tabri des attaques de ses adversaires, celui que les dieux défendent^ et dont ils sont comme le bras protecteur.
3. Ces royaux amis ouvrent devant leurs favoris les routes embarrassées, et renversent leurs antagonistes ; ils détruisent l'effet de nos fautes.
4. 0 Adityas, pour venir au feu de notre sacrifice, la route est facile et sans obstacles. Votre
1. Sarasvatl ou Ilà, appellée ici Sûnrità. Voy. lecture i, note i, col. 1, page 3.
2. Le mot ilà est pris ici, par le commentateur, pour le nom de la fille de Manou. Voy. lecture ii, note 3, col. 2, page 19. Je crois qu'il est question de la déesse Ilâou Saraswall.
3. Le poëte suppose que c'est Agni lui-m6me qui fait la prière par la bouche du prêtre, hotrimi/ukhéttkitah,
4. Le commentateur fait rapporter toute cette strophe à Brabmanaspati. Les royaux protecteurs ici mentionnés, cp sont les Adityus.
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
[Lect. m.]
attente n'y sera pas trompée par de vains apprêts.
5. Puissants Àdltyas, qu*il aille directement vers vous, le sacrifice offert en votre honneur.
6. Le mortel (que vous aimez) obtient la richesse, toute espèce de biens, de la famille; il est à Tabri du malheur.
7. Amis, comment célébrerons-nous dignement la gloire de Mitra, d*Aryaman et de Varouna, dont la forme est si grande?
8. (0 dieux), je me garderai de vous recommander un homme accoutumé à la violence et aux imprécations; (je vous présente) un mortel religieux, et je vous entoure de ses offrandes.
9. (Tel que le joueur), qui doit craindre tant que son partenaire tient les quatre dés dans sa main, (celui que je vous recommande) doit être modeste en ses paroles, (placé qu'il est sous le coup de votre disgrâce).
A POUCBAN, PAR CAffWA.
(Métrg : GAyatrt)
1. 0 Poûchan, deviens notre guide sur cette route; enfant de la libation ', détourne le mal de devant nos pas ! 0 dieu, sois notre compagnon de voyage!
2. 0 Poûchan, si quelque brigand, pareil à un de ces loups dont il faut se méfier, s'offrait à nous montrer le chemia, éloigne-le de nous!
3. Daigne, loin de notre passage, écarter ce brigand qui assiège les routes, ardent à voler, et méditant le crime!
4. Terrasse et foule sous ton pied le corps palpitant du voleur, quel qu'il soit, qui emploie la violence ouverte aussi bien que la ruse!
5. Poûchan, dieu sage et secourable, nous demandons ton secours, tel que celui que tu as prêté à nos pères I
6. Ainsi, toi qui possèdes tous les biens, toi qui brilles si magnifiquement par tes armes d'or, donne-nous des richesses que nous honorerons par nos libéralités.
7. Éloigne ceux qui s'approchent de nous (pour nous frapper) ; aplanis pour nous les chemins. Poûchan, viens ici participer à notre sacrifice.