Satacratou, (divin) Ârya, vainqueur de
1. Le texte porte le mot dànàni, que le commeataire explique par maâadialàni. C'est l'humeur qui coule des tempes de l'éléphant en rut.
[Leet. III.]
Vritra, que tes coursiers t'amènent sur ton char. Qu'ils l'éloignent des sacrifices qui ne sont pas les nôtres.
15. (Dieu) brillant, ami du soma et honoré par tant de sacrifices, viens de près écouter nos hymnes aujourd'hui. Que nos heureuses libations fassent ta joie.
16. Un homme nous conduisait : mais voilà qu'il ne saurait nous diriger, ni toi, ni moi, ni aucun autre ^
17. Alors Indra a dit : « (cet homme n'est plus qu'une) femme à l'esprit incapable, à l'œuvre légère. »
18. (Récit). Les deux chevaux (d'Indra), attirés par le soma, amènent son char. L*avant-train de (ce char) fécond est redressé.
19. (Indra parle). « (Chef efféminé), baisse les yeux. N'élève plus le regard. Cache ta chaussure (sous ton vêtement) ; que Ton n'aperçoive plus les chevilles de tes pieds. Tu étais prêtre, tu es devenu femme. »
HYMNE m.
A INDRA, PAR IflPATITHI, ENFANT DE CANWA.
{Métrés : Anouchtoubh et Gâyatrl.)
1. 0 Indra, viens avec tes chevaux écouter l'hymne de Canwa. 0 toi qui brilles au ciel, viens briller près de celui qui brille et commande ici '.
2. Que le mortier plein de soma résonne, et t'appelle par son bruit. 0 toi qui brilles au ciel, viens briller près de celui qui brille et commande ici.
3. Le pilon ' (des sacrificateurs) agite (le soma), comme le loup (secoue) la brebis. 0 toi qui brilles
1. Tout ce passage se rapporte, dit-on, à l'ayentare . d'Asanga, fils de Playoga on Prayoga, changé en femme à la suite d'ane imprécation. Voy. sect. V, loct. vu, bym. V, st. 34 où la virilité lui est rendue. Asanga est Agni dont les feux ne forment plus un faisceau lumineux : il s'éteint. 11 était mâle et prêtre; il n'est plus que femme, jusqu'à ce que par les mérites de SaswatI (l'Aurore) il retrouve sa virUité.
S. Ce passage renferme trois fois le mot dit;, répété, ce me semble, avec un sens différent. Dans divàvaso, div a le sens de ciei ; dans divam, il me semble signifier lieu de plaisir, ou bonheur; dans divah, U veut dire être brillant [Agni ou sacrificateur). De sorte que littéralement je traduirais : habitant du ciel, viens dans la demeure fortunée (du dieu) brillant qui commande ici; ou bien, en faisant du verbe yayati un causatif : habitant du ciel, fais venir 1$ bonheur du sacrificateur qui commande ici,
3. Le texte porte le mot némi, qui signifie roue. C'est peut-être la corde du pressoir.