‹ --Rig-védaChapitre 593 sur 874 · Les Libations des trois sacrifices · texte numérisé non relu

Les Libations des trois sacrifices

LNDE. — POÉSIE LYRIQUE.

[Leci. III.)

. 5. 11 est le soutien des mondes; il connaît les noDiS mystérieux et cachés des vaches *• (du troupeau lumineux), il est sage, et il relève toutes les œuvres des sages, comme le soleil (relève la theauté) des formes. Périssent tous nos ennemis!

6. Toutes les œuvres des sages sont en lui, qui est tel que le moyeu dans la roue. Honorez donc ce (dieu), qui a trois demeures. Comme les bœufs qu'on attelle dans le pâturage, attelez à son char les chevaux (du sacrifice). Périssent tous nos ennemis !

7. Étendu sur un lit de (branchages) ', il s'entoure de tous les rayons qui naissent du (foyer). Tous les Dévas poursuivent leur œuvre devant lui, et honorent Varouna de leurs dons. Périssent tous nos ennemis !

8. Dès que le sacrificateur Ta placé sur ces (branchages), le (dieu) se dévoile, et, (tel que l'Océan) que gonflent les ondes, il semble monter rapidement vers le ciel. De son pied ^ radieux il détruit la magie (des Âsouras), en s'élevant sous la voûte céleste. Périssent tous nos ennemis !

9. Il habite les trois mondes, et ses splendeurs méritent nos louanges. Trois fois elles s'élancent dans ce vaste espace \ qui est la demeure solide de Yarouna. Il règne sur les sept torrents \ Périssent tous nos ennemis I

10. Le (dieu) qui, poursuivant ses œuvres, rend 666 rayons tour à tour blancs et noirs, a mesuré l'antique séjour (des dieux). 11 a consolidé le ciel et la terre, comme Tiounortel (soleil affermit) l'espace des airs. Périssent tous nos ennemis !

A DIVERS DIEUX, PAR XAVHACA, Ul ARTCHANAS.

(Mètres : Trlchtoubh et Anouchtoubb.)

1. Le (divin) Âsoura, qui possède tous L's biens, a consolidé le ciel ; il a mesuré la graa-

f . Le teite porle le mot ousrâ, que le commentaire traduit par le mot rasmi (rayon). Le lecteur aura peutêtre reconoa que ce n'est pas Yaroaoa que célèbre le poëte, mais Agni, malgré le litre qui annonce Yarouna.

S. Le commentaire donne à co passage un tout autre sens. Le pronom àiou, suivant lui, se rapporte au mot dickehou sous-en tendu. Plus loin, dhàmani serait synonyme de paurâni» Ainsi Varouna étendu dant le$ ain, y briserait tes vitte$ deê Aêouraê. Pour le sens que j'ai choisi, je m*en réfère à l'observaiion qui termine la note précédenli).

Page 1