I.NDH. — INTKODIMITION
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joue;, et un peuple, d'origine active el intelligente, descendra jusqu'au dernier degré de Tapalhie et de Timpuissance.
Quoi qu'il en soit, dans le principe, ce qui caractérise le Véda, c'est la simplicité. L'homme reconnaît une suprématie céleste, et il c^'oit qu'elle se manifeste dans les phénomènes qu'il observe ; le feu lui parait une dc^s forces les plus incontestables de la nature, et il s'adresse à lui sous le noni à'A(/ai; le soleil lui semble un (les bienfaiteurs les plus manifestes de l'humanité, et il Tinvoque sous le nom de Sourya; l'atmosphère lui est favorable par ses pluies fécondes, et il la bénira sous le nom d'Indra ; la voûte céleste attire ses regards, ce sera poui lui Varouna ; la nature terrestre, la verdure et ses prestiges le charmeni par leur splendeur, et il la différenciera du ciel par le nom de Prisni ; le vent de la montagne enfin est pour lui un tyran, qui courbe sous son sceptre le panache des forêts el la crête des flots, qui amoncelle les nuages ou qui les déchire, et il le suppliera sous le nom de Roudva. Ainsi fait-il de touiles phénomènes qui le frappent, qut tantôt il individualise, que tantôt il résume sous le nom générique de De vas, esprits lumineux.
Un autre trait caractéristique du Véda est la sincérité. Cette sincérité se manifeste aussi bien dans les vœux les plus exigeants que dans les objurgations lesplus violentes. L'Aryaestaussi franc dans ses désirs do richesse et de prospérité que dans sa haine pour le Dasyou, l'indigène, son rival, son ennemi. A l'entendre, le Dasyou ne vil que de rapines, dérobe honteusement, comme un brigand, le bien d'autrui; il