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Pour venir jusqu'à nous jouir de nos hym

1. Le te&le porte Sindhoutnâtarâ : ce mot peut aassi signifier enfanU de la mer ; le ciel, représenté par les AswîiM, semble sortir de la mer, et le poëte peat la donner comme la mère de ces deax divinités.

nés, 6 Aswins, montez sur votre vaisseau *, ou bien attelez votre char !

8. Que votre vaisseau, large comme le ciel, que votrechar s'arrêteprès de(nos) ondes (sacrées). Avec la prière vont se verser pour vous les libations.

9. Fils de Ganwa, les libations, trésor du (dieu) resplendissant, sont disposées dans leur bassin. (0 Aswins), où est votre forme * ?

10. Cependant le soma se colore, le soleil commi^nce à se dorer. Je le vois à la langue d'Agni qui noircit.

11. Par la vertu du sacrifice le chemin est ouvert. (Le soleil) peut passer les rivages (de la nuit). Le voilà qui s'avance dans le ciel.

12. C'est ainsi que le poète chante les Aswins, qui daignent se plaire à nos libations ; que leur secours soit le prix de nos chants !

13. Venez près (du père de famille) qui vous bonore,comme (autrefois) près de Manou ; jouissez des libations et des hymnes (qu'il vous consacre, divinités) heureuses.

14. A peine commencez-vous votre brillante révolution, que l'Aurore vous suit. Chaque nuit, agréez aussi nos sacrifices.

15. 0 Aswins, buvez tous deux ; tous deux soyez nos bienfaiteurs, et accordez-nous votre illustre protection.

LECTURE QUATRIEME

AUX ASWINS, PAS PRASCANWA.

{Mètre : VrihaU.)

1. (Dieux) que grandissent nos sacrifices, les plus douces des libations sont disposées pour vous. 0 Aswins, prenez ces breuvages préparés d'hier, et accordez à votre serviteur les biens (qu'il désire) !

2. 0 Aswins, arrivez sur votre char magnifique, (ce char) qui parcourt les trois mondes, et que décorent trois sièges! Les fils de Ganwa vous adressent cette prière dans le sacrifice; daignez écouter leur invocation.

3. 0 Aswins , que grandissent nos sacrifices, buvez de nos douces libations ! (Déités) secoura-

1. Les Aswins, naissant à Thoriion, sont eensés devoir traverser une mer de Tapeurs. 11 est naturel que le poëte lenr donne un vaisseaa ; nous verrons même pins loin que ce Taisseaa a cent rames.

2. Le soleU n'est pas encore levé, et le ciel est à peine Tisn>le. Cependant les libations sont tontes préparées.

|L«ct. ly.j

blés, chaj^eaot votre char de ricbesses, venez en ce jour près du (père de famille) qui vous honore.

4. Vous qui possédez tous les biens, (placezvous) sur notre triple causa, et répandez vos douceurs sur notre sacrifice. 0 Àswins, les fils de Canwa vous invoquent, versant ces libations en votre honneur I ils vous (invoquent), brillants de la lumière qui se lève.

5. Maîtres de pureté, accordez-nous cette protection dont vous avez autrefois honoré Ganwa. Aswins, vous dont le sacrifice augmente la force, goûtez de nos libations.

6. Secourables Aswins, venez sur votre char, apportant l'abondance à Soudas ^ Donnez- nous ces richesses que tous désirent, et qu'elles nous arrivent de l'océan (aérien) ou du ciel *.

7. (Dieux) véridiques, que vous soyez loin ou près de nous, venez toujours à notre prière, en nième temps que les rayons du soleil, sur votre char aux roues si magnifiquement rapides.

8. Que vos coursiers, avides de nos sacriQces, vous amènent ici vers nos libations. Accordez la richesse au (père de famille) généreux qui vous présente ces offrandes; (dieux) forts, prenez place sur le causa,

9. (Dieux) \éridiques et secourables, avec ce char brillant de la lumière du soleil, et sur lequel TOUS apportez toujours la richesse à votre serviteur, venez pour goûter à nos douces libations.

10. (Divinités) opulentes, nous implorons votre protection par nos hymnes et nos prières. 0 Aswins, les fils de Gan^a vous sont dévoués, et dans leur assemblée vous n'avez jamais manqué de libations.

A l'aurore, par prascanwa.

{Métré : Vrihatt.)

1. Fille du ciel, Aurore, lève-toi, et apportenous tes richesses et ton opulente abondance. Déesse brillante et généreuse, (viens) avec tes trésors.

2. La prière sainte a souvent contribué à l'heureux établissement (de l'homme) ; elle lui a valu des chevaux, des vaches, des biens de toute es-

1. Soudas est un fils de Tcbyavàoa. L'aoteur rappelle Sondas et non Somdàsa, comme portent les Ponrânas. Ce mot signifie libéral ; le commentateur en fait on nom commun.

2. Je suppose que l'auteur désigne ici les biens qui peuvent provenir de Tair par les pluies, et du dei par la chaleur du soleil.

pèce. Aurore, que ta présence inspire ma prière, et envoie-moi le bonheur des riches.

3. Elle est née déjà, elle va briller, cette divine Aurore ; elle met en mouvement les chars, qiù, à son arrivée, s'agitent (sur la terre), comme wr la mer les (vaisseaux) avides de richesses.

4. Parmi ces pères de famille dont la piété salue ton apparition pour obtenir tes largesses, il n'est pas d'enfant de Ganwa plus dévoué que celui qui, en ce moment, invoque ton nom.

5. L'Aurore, comme une bonne mère de famille, vient pour protéger (le monde). Elle arrive, arrêtant le vol du (génie) malfaisant de la nuit <, et excitant l'essor des oiseaux.

6. L'Aurore excite également l'homme diligent et le pauvre. Elle est ennemie de la paresse. A tes clartés, (6 déesse) riche en présents, il n'est plus d'être ailé qui s'oublie dans le repos.

7. La voilà qui, dans la région lointaine où se lève le soleil, attelle ses chevaux. L'heureuse Aurore vient trouver les fils de Manou avec des centaines de chars (tout chargés de richesses).

8. Le monde entier, à son aspect, se prosterne. Sage et opulente, elle fait la lumière. L'Aurore, fille du ciel, par ses rayons chasse nos ennemis et confond leur haine.

9. Fille du ciel. Aurore, brille de ton doux éclat ! Apporte-nous le bonheur et l'abondance, éclaire nos sacrifices.

10. Prévoyante (déesse), dès l'instant que tu brilles, tu deviens la vie, le souffle de l'univers. (Apparais) sur ton large char, riche et resplendissante ; écoute notre prière.

11. Aurore, accorde-nous ces aliments divers qui conviennent au genre humain I Approche-toi de ces hommes innocents et pieux qui ont pour toi des hymnes et des oblations I

12. Aurore, amène ici du ciel tous les dieux à nos libations I Accorde-nous, Aurore, une abondance telle, que nous soyons renommés pour nos vaches, nos chevaux et notre vigueur.

13. Que l'Aurore, dont nous apercevons les heureuses clartés, nous donne la richesse si belle, si désirée ; que cette richesse nous vienne doucement !

1. Ce passage renferme le mot vridjanam, dont le sens est embarrassant parce qu'il est varié. Il me semble qu'en recourant i la racine vridj {couvrir), on arrive à se rendre compte des diverses significations de vridjanam : c'est la chose qui couvre, qui proUgCy qui défend; c'est le ciel, le sacrifice, le combat. Dans un sens passif, c'est la chose dont il faut sn garantir, comme le mal, la nuit.

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

[L«ct. IV.]

14. Tous les anciens sages qui ont imploré ton secours, 6 grande (déesse), ont été exaucés. Aurore, accueille également notre prière, et (répondsnous) par le don d'une brillante et pure abondance.

15. Divine Aurore, après avoir de tes rayons illuminé les portes du ciel, accorde-nous que notre maison soit puissante, que nos ennemis s'en éloignent, et que les vaches fécondes y entretiennent Fabondance.

16. Noble et magnifique Aurore, répands sur nous une large et belle opulence ; que nous obtenions de toi des vaches, de la richesse qui assure le triomphe, et de nombreux aliments!

HYMNE III

A l'aurore, par prascanwa.

(Mètre : Anouchtoubh.)

1. Aurore, viens glorieusement, et monte au ciel resplendissant de lumière! Que les vaches (célestes) S au poil rouge, t'amènent à la maison du (père de famille) qui t'offre ces libations.

2. Aurore, fille du Ciel, sur ce char heureux et magnifique qui te porte, viens aujourd'hui au sein d'une famille disposée à t'honorer par ses offrandes.

3. 0 brillante Aurore, l'oiseau, l'homme • et le quadrupède, à ton retour dans le ciel, se lèvent de tout côté.

4. Tu rayonnes, et ton éclat se communique à l'univers. Aurore, les fils de Gan^a désirent tes faveurs, et t'invoquent par leurs hymnes.

AU SOLBIL, PAR PRASCANWA.

(Mitres : GAyatrt et Anouchtoubh.)

1. Le Soleil, ce dieu qui renferme tous les biens, s'élève aux yeux de l'univers, porté par ses chevaux ' brillants.

2. Devant le Soleil, œil du monde, les étoiles, telles que les voleurs, disparaissent avec les ombres de la nuit.

3. Ses rayons lumineux éclairent les êtres, étincelant comme des feux.

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