A S01IA, PETIT-PILS DES ONDES, PAB CAVACHA
FILS D*ILOUCHA.
{Mèire : Trichtoubh.]
1. Qu'au milieu des Dévas l'Hymne suive sa voie vers les Ondes. Qu'il s'avance rapide comme la pensée. Prépare en l'honneur de Mitra et de Yarouna d'abondantes offrandes; en l'honneur d'un (dieu) opulent (prépare) la louange.
2. 0 prêtres qui présentez l'holocauste, venez ; paraissez devant les Ondes qui vous désirent comme vous les désirez. 0 vous qui êtes renommés pour l'adresse de vos bras, lancez ce flot que regarde d'en haut l'oiseau (céleste) au rouge plumage *.
3. 0 prêtres, venez vers les Ondes. Honorez par vos holocaustes leur petit-fils, qui porte le nom de Samoudra \ Pour effacer votre péché, qu'il vous donne un flot bien pur. En son honneur versez un jus aussi doux que le mieL
4. Sans avoir besoin de l'aliment du foyer, il brille au sein des Ondes; les sages le chantent dans leurs cérémonies. Que leur petit-fils nous donne ces Ondes, douces comme le miel, auxquelles Indra doit sa force.
5. Au milieu d'elles, tel qu'un mortel au milieu d'aimables jeunes filles, Soma se livre aux transports de la joie. 0 prêtre, viens vers ces Ondes, et, avant de les répandre, purifie-les avec (le jus) de la plante (de Soma).
6. Ainsi les jeunes (Ondes) rendent hommage au jeune (Soma); il se présente devant elles, il les désire comme elles le désirent elles-mêmes.
i. le crois qu'il est question de TAurore. 2. Bpithète que nous avons déjà traduite par le mot undosia.
Dans un sentiment commun de révérence s'unissent la Prière du prêtre et les Ondes divines.
7. A cet Indra qui vous a ouvert le monde quand vous étiez prisonnières, qui vous a délivrées de toute malédiction, 6 grandes Ondes, envoyez votre fiotaussi doux que le miel, (ce fiot) qui enivre les Dieux.
8. Source de mille agréments, 6 Ondes, envoyez votre flot aussi doux que le miel à celui qui est votre enfant, dont le dos est brillant de ghrita^ et que nous chantons dans nos cérémonies. Ondes opulentes, écoutez mon Invocation.
9. 0 Ondes, envoyez à celui qui s'avance entre le Ciel et la Terre * votre flot abondant et désiré, qui charme Indra, qui enfante l'ivresse, qui, né de Fair, forme les trois mondes et les parcourt.
10. Honore, ô Richi, ces Ondes, mères du Monde, épouses (du Sacrifice), qui viennent à nous en flots abondants, qui coulent au ciel et sur la terre *, qui combattent (avec Indra) pour les Vaches (célestes), qui naissent et grandissent (avec Soma).
il. Pour l'honneur des Dieux venez à nos cérémonies ; assistez à nos Rites sacrés pour y apporter l'abondance. Ouvrez votre mamelle en vous unissant au sacrifice. 0 Ondes, soyez-nous propices.
12. Ondes opulentes, vous êtes les souveraines de la richesse. Vous amenez avec vous la force, la prospérité, l'immortalité. A vous nous devons le bonheur de la fortune et de la paternité. Que Saraswatl donne l'abondance au chantre (des dieux).
13. 0 Ondes, je vous vois accourir, et vous charger de beurre, de lait et de miel. Vous vous entendez avec les prêtres pour honorer Indra ; vous apportez un soma préparé avec soin.
14. Elles sont arrivées, ces (Ondes) riches et magnifiques. 0 prêtres, 6 mes compagnons, poursuivez (le sacrifice). Amis de la libation, déposez sur le gazon (sacré) ces Ondes unies à leur petitfils.
15. Les Ondes, avides (de nos hommages), sont arrivées. Elles se sont placées sur le gazon pour honorer les dieux. 0 prêtres, offrez le soma à Indra. Que votre sacrifice vous soit propice.
1. Le commentaire donne on autre sens à ces mois, oubké iyartti (qui donne à nos ceuvrei le fruit prévu et imprévu),
3. L'épithète dwidhàrâh est expUquée par le commentaire comme si eUe signifiait anékadhârâh, aparyaatadhàràk.
LNDK. — POÉSIE LYRIQUE.
[Lrct. Vil.]
HYMNE XIll.
AUX VISWADÉVAS, PAR CAVACHA.
1 . Que le (dieu) adorable et cbaoté par les Dévas arrive h notre secours avec tous les (Marouts) impétueux. Avec de pareils amis puissions-nous être comblés de biens ! Puissions-nous triompher de tous les maux !
2. Le mortel, qui recherche la fortune, ne peut y arriver que par la voie du sacrifice et avec l'offrande. Qu'il s'adresse (aux dieux) par l'entremise de l'œuvre (sainte), et qu'il choisisse le meilleur moyen de les fléchir.
3. Le sacriQce est préparé. Les Libations diverses, telles que (les ondes) d'un tirtha * (sacré), viennent arroser le resplendissant (Agni). Puissions-nous obtenir le bonheur 1 sans être des immortels, puissions-nous en avoir le sort !
4. Que le maître de la richesse, que le (dieu) éternel, surnommé Damaûnas *, comble les désirs (de l'homme pieux). Que le divin Savitri soit pour lui le père (du bonheur). Que fihaga, qu^Aryaman se manifestent à lui par des présents de vaches. Que tous les autres dieux se montrent également généreux.
5. Quand les (dieux) puissants et fortunés se rassemblent, que notre (Louange les accueille), comme la Terre accueille les Aurores. Que les Vàdjas prospères viennent à nous, heureux de l'hymne du poète.
6. Que la Prière du sage, vache antique et féconde, se présente (devant les dieux). Que ces (dieux), chargés de leurs présents, (viennent) ensemble au foyer où les appelle tous (Agni), l'Asoura (divin).
7. Quel est ce bois ? Quel est cet arbre * ? C'est celui qui sert à former le Ciel et la Terre, celui dont (Agni) a fait ces deux (divinités) immortelles et secourables. Quant aux Jours et aux antiques Aurores, leur destin est de périr *.
8. Il n'est rien de supérieur à Agni. Taureau (puissant), il porte le Ciel et la terre. Quand, sous la forme du soleil, ses coursiers le transportent.
1. Lieu de réunion pieuse, auprès d'an étang sacré, ou sur les bords d'une rivière sainte.
S. Voy. page 122, col. 1, note 1.
3. Je suppose que cette interrogation se rapporte au bois du foyer, sar lequel repose Agni.
4. Le commentaire donne au mot djaranta un tout autre sens : il le traduit par tiouvanti.
il fait alors de son propre corps le vase des lustrations (divines).
9. 11 couvre au loin la terre de ses ravons. C'est comme une pluie que le vent souffle de divers côtés. L éclat dont brillent Mitra et Varouna vient d'Agni, qui, tel qu'une forêt embrasée, étend partout ses lueurs.
10. Lorsque la Vache, adandonnée à sa propre garde, et composée de deux parties, dont Tune est fixe, l'autre mobile *, enfante par suite d'agitations précipitées ; lorsqu'un fils antique naît de ses deux parents au sein de la Saml ^ ; lorsque la Vache (du sacrifice) ' a reçu (ce fils), que (les prêtres) commencent leurs prières !
il. Les Dévas ont dit k Canwa, leur enfant : « Syâva * doit recevoir les mets de l'offrande. » Sur le noir (Syùva) on a répandu (le lait) de la mamelle brillante. Aucun autre (que Canwa) n'a mieux servi Rita.
. HYMNE xiv.
AUX V1SWADÉVA8, PAR CAVACHA.
(Hêtres : Djagatt et Trichtoubh.)
1. Les deux (coursiers d'Indra) s'avancent au milieu de l'œuvre du sage. Ils viennent avec les dieux prendre place auprès des Dévas. Indra aime la double offrande (de la louange etdeTholocauste), quand il goûte notre jus de sama,
2. 0 Indra, que célèbrent tous les hommes, tu rempUs de ta lumière les mondes célestes comme les mondes terrestres. Que tes coursiers, qui t'amènent au sacrifice, ménagent tes (serviteurs), qui te louent et qui sont pauvres de biens.
3. Voilà qu'(Agni) natt du sein de ses deux parents. Qu'Indra se plaise à voir le plus beau (des dieux). (La Flamme), épouse fortunée, accueille avec un doux murmure (Soma), son époux. Leur union se consomme avec éclat et magniGcence.
4. Orne de tes feux cette brillante demeure, où sont venues siéger les Vaches (de la prière). Fidèles à l'ordre de leur mère antique et sacrée, les sept fils de la Louange ^ se sont assemblés.