‹ --Rig-védaChapitre 75 sur 874 · Voy. ibid · texte numérisé non relu

Voy. ibid

6. Dans ce vers se trouvent deux mots dont le sens est assez problématique : datagwa et navagwa (voy. lecture m, note 5). Il parait que ce sont deux espèces tie prêtres Angirasas, dont les uns faisaient des sacrifices pendant neuf mois, et les antres pendant dix mois. Une autre explication, que j'ai préférée, distingue ces Angirasas en deux classes, dont l'une chante sur des mesures de neuf syllabes, les autres sur des mesures de dix sgrllabes. (Les mètres Vrihati et PankU ont quatre padat, composés, dans le Vriball de neuf, dans le Pankti de dix syUabes.) Ces prêtres, dans l'exercice de leurs fonctions, seraient au nombre de sept, nombre sacré, comme nous Tavonf déjà tu (voy. lecture iv, note 69, etalib.). Peut-

effrayé par le bruit (de ton tonnerre) Bala, receleur des pluies fécondes.

5. Chanté parles Angiras, (dieu) admirable 1 tu as dissipé les ténèbres devant les rayons de Taurore et du soleil; 6 Indra, tu as étendu la surface de la terre, tu as assuré le firmament.

6. Mais Tœuvre la plus belle, la plus merveilleuse de ce (maître) superbe, c'est d'avoir, d'une onde aussi douce que le miel, rempli le lit desquatre fleuves *.

7. Cet invincible (Indra) . que célèbrent nos chants, a divisé en deux parts le ciel et la terre, deux compagnons toujours renaissant ensemble. Tel queBhaga *, ce (dieu) magnifique en ses œuvres, du haut des airs les maintient, ces deux vénérables auteurs du monde.

8. Revêtues de formes différentes, l'une noire, l'autre brillante, la Nuit et l'Aurore se succèdent; et, toujours jeunes, chacune à son tour, elles roulent sans cesse autour du ciel et de la terre.

9. Le (dieu) fort et magnanime se complaît en des œuvres généreuses ; il maintient la vieille amitié (qui l'unit aux hommes). Il peut, quand il le veut, remplir d'un lait nourrissant la mamelle de vaches noires ou rouges', et trop jeunes encore.

10. Une troupe d'immortelles sœurs, toutes habitantes du même séjour, animées du môme esprit de salut et de recueillement, accomplit avec constance, en son honneur, mille et mille pratiques de piété; et, telles que de chastes épouses, elles ornent la pompe triomphale du magnifique (Indra) *.

11. En effet, les Prières sans cesse avides de s'unir à toi, (dieu) admirable et digne d'éloges, curieuses d'obtenir par leurs hommages le trésor (de tes bénédictions), accourent (aux sacrifices) : comme des épouses chéries s'approchent de Té-

être aussi ces sept prêtres ne sont-ils qu'une personnification des sept espèces de mètres ou Uhhandat sur lesquels se composent les hymnes.

1. C'est le Gange et Ut autres, dit simplement le commentateur. C'est Texpiication qu'il donnait aussi lorsqu'il était question des sept rivières (voy. page 61, col. 1, note 3). Nous ne pouvons dire s'il est ici question de quatre fleuves principaux de l'Inde, on de ces quatre fleuves qu'une mythologie plus moderne fait sortir du Mànasarowara.

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