Indra, quand tu vas, agrandissant ton
1. Manou est chef de race; mais il est aussi sacriQcatear. C'est par ce dernier trait qu'Agni lai ressemble.
2. Le commentaire dit que ce char est celui du soleil. Par ces hait sièges, le poète doit faire allusion aux huit dUat, qui sans doute sont les huit Vasous.
3. C'est un nom donné au fleuve de la libation, appelé ailleurs Ansoumalij Parouchni, etc.
4. Je crois que ce doit être un nom d'Agni. C'est aussi le nom d'un Richi, allégorique sans doute. Voir page 76, col. 1, page 80, col. 1 et alibi.
5. Cette vache, c'est le sacrifice; ce veau, c'est Agni lui-même.
6. Le commentaire fait rapporter ce dernier passage à la troupe des Ribhous. Je pense qu'il est question d'Agni, de ce veau qu'ils ont créé.
corps et manifestant ta vigueur au milieu des nations, les combats, voilà ta magie, et l'ennemi a disparu devant toi.
3. Parmi les anciens Richis, quels sont ceux qui ont dignement apprécié ta grandeur ? De ton propre corps tu as formé le père et la mère (du
4. Tu donnes la vie à quatre grandes formes ^ sous lesquelles tu te montres. Elles sont invincibles ; et tu lésais, puisque c'est avec ces formes, 6 Maghavan, que tu as accomplis tes œuvres.
5. Tu possèdes tous les biens, ceux qui apparaissent comme ceux qui sont cachés. 0 magnifique Indra, accomplis mon vœu ; tu le connais et tu es généreux.
6. Indra a donné la lumière aux êtres lumineux ; il a répandu son miel sur le miel (de nos offrandes). Pour honorer et fortifier Indra, la Prière est partie de la bouche du religieux Vrihadouktha.
A INDRA, PAR VRIHADOUKTHA.
[Mètre : Trichtoubh.)
1. Loin des (mortels) courbés vers le sol est ta forme mystérieuse *, quand (le Ciel et la. Terre) effrayés t'invoquent pour obtenir la nourriture (du monde). Tu t'es approché pour les affermir, et tu as, ô Maghavan, enflammé les enfants de ton frère s.
2. C'est cette grande forme mystérieuse, objet de nos désirs ardents, qui a enfanté le présent, qui enfante l'avenir. Cette (forme) antique nait, et alors les cinq espèces d'êtres, aimés de lui, reçoivent sa lumière qu'ils aiment.
3. 11 remplit le Ciel et la Terre et l'Air, les cinq espèces d'êtres, les dieux, et, suivant les saisons, les sept (troupes de Marouts), les sept (rayons d'Agni), Avec les trente-quatre * (dieux) il sur-
1 . J'ai cru d'abord qu'ici par tehtUwâri nàma le poêle désignait les quatre points de l'horizon, ou les quatre éléments. Mais, en lisant l'hymne suivant, il m'a semblé que les quatre formes d'Indra étaient les quatre ap« parences du ciel éclairé par sa lumière propre, par celle d'Agni, celle de l'Aurore, et celle du Soleil.
2. Cette forme, dit le commentaire, est celle de Félher (âksâtamicàm).
3. Ce frère d'Indra est Pardjanya, c'est-à-dire le ciel des Nuages, qui sont ses enfants.
4. Ordinaire nient le nombre des dieux est de trentetrois. \oy. page 198, col. 2. note 7. Le commeouire, aux huit Vasous, aux onze Rendras, an\ douze Adityos,
i ajoute ici un Pradj&pali, un Vachatkàra, un Virât.
[Leet. I.]
RIG-VBDA. — SECTION HUITIÈME
veille le monde en apportant nne lumière pareille à lui pour la forme, différente dans sa marche *.
4. 0 brillante Aurore, tu apparais la première, et tu enfantes la plus agréable des lumières. Quand tu descends vers nous, noble sœur (du Soleil), grande est ta splendeur, grande est la vie que tu répands.
5. Cependant le vieux (prêtre) réveille un dieu toujours jeune, qui soutient (le monde) et triomphe de ses nombreux ennemis. Admire la grandeur et la sagesse de ce dieu : il était mort hier, aujourd'hui il respire.
6. Héros puissant, (maître) antique et suprême, il s'avance, tel qu'un oiseau au rouge plumage, qui déserte son nid. Quand sa justice l'approuve, il n'est point de bien désirable qu'il ne puisse nous donner et obtenir par la victoire.
7. (Indra) avec les Marouts féconde la pluie; il porte la foudre, il brise le nuage, et donne la mort à Vritra. Car ces dieux, distingués par la grandeur de leurs œuvres, sont nés pour répandre Tonde pure.
8. Allié (des Marouts, Indra) produit des mer-* veilles; tout-puissant, souverainement sage, il attaque et frappe les méchants. Il boit le soma^ grandit dans le ciel, et le héros, de son arme victorieuse, abat les Dasyous.
A AGNl, SOUS LE NOM DE VADJIN >, PAR
VRIBADOUKTHA.
{Mètre* : Djagatt et Trichtoubh.)
1. Au-dessus de nous est une de tes formes. 11 en est une autre (ici-bas), et une troisième dans (l'astre) lumineux. Revêts-toi d'un beau corps, et crois, ami des dieux, pour ce suprême enfantement.
2. Que ton corps (terrestre), directeur de ton corps (céleste), nous procure à nous le bonheur, à toi la prospérité. Soutiens, sans fléchir, les grands dieux, et prête ta lumière au Soleil.
1. Je suppose qu'il est ici question de la lumière d'Agni, qui part d'en bas {vivratam), La lumière propre d'Indra vient d'en bauL
S. Le commentateur dit que Yrihadouklha déplore la mort de son fils appelé Vàdjin, Je pense que ce Vàdjin {eicâ plenus) est Agni engraissé par l'offrande. Il est le fils du sacrificateur appelé Pitri, S'il meurt avec le sacrifice, il revient à la vie avec le nouveau sacrifice. Mais cet hymne ne parle point de la mort de Vàdjin.
3. Tu es, Vàdjin, accueilli par l'abondance des offrandes. Ainsi traité, présente-toi à nos louanges, présente-toi dans le ciel ; viens remplir tes hautes et saintes fonctions ; va vers les dieux, va vers (le soleil, qui s'élance (dans Tair).
4. Les Pères (du sacrifice) * ont été les maîtres de la grandeur des dieux. Dévas^ ils ont donné la force aux Dévas. Ils ont rassemblé les énergiques rayons, et les ont placés dans leurs corps.
5. Ils ont avec puissance parcouru le ciel, repoussant dans l'immensité les bornes de l'orient. Ils ont formé les corps de tous les mondes, et ont ensuite produit les différents êtres.
6. Ils ont par de triples libations affermi la marche du lumineux Asoura. Ces Pères ont eu sur la terre des enfants qui leur ont succédé, et qui, héritiers de la force paternelle, ont propagé les sacrifices.
7. De même qu'on traverse les flots sur un vaisseau dans toutes les directions du monde, de même avec les bénédictions (du sacriBce) on triomphe de tous les maux. Vrihadouktha a eu, sur la terre comme au ciel, un enfant dont la grandeur (fait son orgueil).
HYMNE xii.
AUX VISWADÉVAS*, PAR LES GOPATANAS.
{Métré : Gflyatrt.}
i. Ne sortons point; ne nous éloignons pas du sacrifice, où s'offre le soma, 0 Indra, nos ennemis pourraient s'introduire ici.
2. Invoquons celui qui consomme le sacrifice, qui porte aux dieux nos offrandes.
3. Nous appelons son àme, en accompagnant le soma des louanges des prêtres et des prières des Pères.