‹ --Rig-védaChapitre 779 sur 874 · Nom d'Indra. Voy. page 108, col. 2, et alibi · texte numérisé non relu

Nom d'Indra. Voy. page 108, col. 2, et alibi

4. Vivasw&n est le sacrificateur; sa demeure^ c'est l'enceinte sacrée.

5. Il me semble que ce passage nous donne une expUoation du nombre mystérieux 21, qui est le nombre 7 répété trois fois, i raison des trois mondes. Les Rivières sacrées sont au nombre de sept; mais comme elles coulent an ciel, dans l'air et sur la terre, elles représentent ainsi le nombre 21. Voir plus haut, page 443, col. 1, note 2.

6. Dans la langue plus moderne toutes les rivières sont du genre féminin, excepté le Sindhou, qui anciennement, comme il le parait ici, ne subissait pas oecte exception.

[Leet. III.]

des hauteurs de la terre, et tu règnes sur ces mondes.

3. Un fracas a retenti dans le ciel ; Téclair a brillé. C'est la Sindhou qui s'élance sur la terre avec une force infinie. Telles les eaux jaillisseat du nuage avec le bruit du tonnerre ; tel le taureau mugit.

4. 0 Sindhou, (les autres Rivières) viennent à toi et (t'apportent leur tribut), comme les vaches apportent leur lait à leur nourrisson. Quand tu marches à la tète de ces Ondes impétueuses, tu ressembles à un roi belliqueux, qui étend ses deux ailes de bataille.

5. 0 Gangà, Yamounà, Saraswatt, Soutoudrl, avec la Parouchnl, écoutez mon hymne. 0 Maroudvridhà avec l'Asickni et la Vitasthâ, 6 Ardjtkiyâ avec la Souchomâ, entendez-nous '.

6. 0 Sindhou, tu mêles d'abord tes flots rapides à ceux de la Trichtàmà, de la R&sa, de la S^étl, de la Goubhà; tu entraînes, à mon préjudice, sur le même char que toi, la Gomatt et la Groumou ' .

7. Brillante, impétueuse, invincible, la Sindhou développe ses ondes avec majesté. Douée de mille beautés variées, elle charme les yeux; elle s'emporte comme une cavale ardente.

8. Jeune et magnifique, superbe et féconde, parée de ses rives fertiles, elle roule ses flots d'or; elle voit sur ses bords des coursiers excellents, des chars rapides, des troupeaux à la laine soyeuse ; elle répand avec elle un miel abondant.

' 9. La Sindhou monte sur son char fortuné. Qu'elle accorde à nos prières de nombreux coursiers. G'est par de telles louanges que notre sacrifice recommande sa gloire et sa grandeur.

HYMNE y.

AOX MORTIERS

(sacrés), djaratcarra, fils

D'iRAVAIf.

[Mètre : Djagalî.)

1. L'offrande commence, et je vous appelle. Honorez Indra, les Marouts, le Ciel et la Terre.

1. Les sept riyi^res sacrées sont aajourd'hai, dit-on, le Gange, rYamounâ, le Sindhou. la Godàvart, la Saraswatl, la Narmadà et la Càvérl. Ici ce sont le Sindhou, le Gange, l'Yamounà, la Saraswatt, la Soutoudrt (autrement Sutadron, Setledj), la MaroudYridhà, et TArdjiklyà (rinëre do pays de Ridjika). Les quaire autres doivent être regardées comme des affluents : la Parouchnl de la SouloudH, l'Aslkni et la Yiiaslhà de la Maroudvridhà, et la Souchomâ de TArdjlklyâ. Le manuscrit du texte ajoute ici une stance qui paraît être une intercalation.

S. Qnelqnes-unes de ces rivières ont été déjà cilées

Que ces jumeaux qui se suivent, le Jour et la Nuit, nous comblent de leurs biens sans interruptioo.

2. Versez l'heureuse libation. Le Mortier, sous la main du sacrificateur, est comme un coursier bien dressé. Que l'Arya connaisse votre puissance triomphante, car (le Mortier) ne lance ses chevaux que pour apporter la richesse.

3. Que notre sacrifice se ressente de l'œuvre du Mortier ; qu'il ouvre, comme autrefois, la voie à Manou. (Soma), enfant de T^achtri^ s'est mêlé au lait de la vache, et devient un coursier (rapide). Que les (Mortiers) nous l'amènent heureusement dans nos fêtes.

4. Éloignez les Rakchasas aux cris perçants. Écartez Mirriti. Chassez la Pauvreté. 0 Mortiers, donnez-nous l'opulence accompagnée de la force. Faites entendre votre voix en l'honneur des Dieux.

5. 0 prêtre, réjouis (les Dieux) avec (ces Mortiers) qui ont dans leur soma plus de force que le Giel, plus de rapidité que Vibhou S plus de vigueur que Vâyou, plus de fécondité qu'Agni.

6. Que les glorieux Mortiers, avec bruit, avec éclat, nous apportent leur libation dans ces lieux où les prêtres, élevant la voix de l'hymne et poussés à Tenvi par un saint empressement, attendent ce lait aussi doux que le miel.

7. Les rapides Mortiers versent le soma; excités par nos louanges, ils répandent ce jus (précieux). Cependant les ministres du sacrifice , poursuivant leur œuvre, pressent cette mamelle ; ils semblent avec leur bouche bruyante purifier l'holocauste.

8. 0 Mortiers, oui, vous êtes de dignes ministres du sacrifice, vous qui versez ' le soma en l'honneur d'Indra. Que vos trésors soient pour la race divine ; que vos faveurs soient pour le sacrificateur humain.

AUX MAROtlTSi

PAR SYOOHARASIil BHRIGOU.

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