Sarcostema viminalis, oa Asclepias acida
5. Cet hymne, ainsi que l'hymne v de la lectare précédente, me paraît d'une époqae bien postérieore à ceUe qui a produit les antres hymnes da Rig-Véda. Les noms de Dévàpi et de Santanou semblent indiquer on âge voisin de la grande guerre dn Mah&bhârata.
3. C'est & caate de cette apostrophe ^e j'ai supposé on dialogue entre Dévftpi et Santanou.
INDR. — POÉSIE LYRIQUE.
[Ucl. v.|
remplir i'oflice de sacrificateur, 6 Dévàpi ! bonore les Dieux, et présente l'holocauste.
5. (Déyàpi parle.) Fils de Richtichaua, le Richi Dév&pi vient remplir l'office de sacrificateur, et implorer la bonté des Dieux. De l'océan supérieur il forme un océan inférieur, et répand les ondes divines de la pluie.
6. Dans l'océan supérieur les ondes ont été amoncelées par les Dieux. Le fils de Richtichana, Dév&pi a lancé ces ondes, et elles ont coulé en se précipitant dans les plaines.
7. Quand Dévapi, chargé par Sautanou de présenter l'holocauste, chante l'hymne et allume (les feux du sacrifice), que Yrihaspati exauce sa prière qu'entendent les Dieux, et qui demande la pluie.
8. 0 Agni, dont le brillant Dévàpi, fils de Ricblicbana et descendant de Manou, a allumé les feux , livre-toi avec tous les Dieux aux joies (du sacrifice), et envoie-nous les eaux de Pardjanya.
9. 0 (Dieu) que nous invoquons tous , les antiques Richis t*ont chanté ; les (mortels t'implorent) dans leurs sacrifices. Que des milliers de chars (célestes * viennent) à nous. 0 toi que transportent de rouges coursiers, accours à nos cérémonies.
10. 0 Agni, ces chars que nous te demandons arrivent au nombre de quatre-vingt-dix-neuf mille. Noble héros, que leurs abondantes provisions fassent prospérer les corps. Envoie-nous du ciel une pluie (bienfaisante).
il. 0 Agni, que ces quatre-vingt-dix-neuf mille chars deviennent le partage du généreux Indra. Ouvre dans ta sagessse, aux moments marqués, les voies que suivent les Dévas, Place dans le ciel, au milieu des Dieux, le réservoir d'une onde (pure).
12. 0 Agni, frappe nos ennemis. Éloigne de nous les fléaux, la maladie, les Rakchasas. De celte large mer qui est au ciel répands sur nous l'abondance des eaux.
HYMNE v.
A INDRA, PAR VAMRA, FILS DE VIKHANASA.
(Méire : Trichtoubh.)
1. 0 (Dieu sage), quel large et admirable trésor tu nous envoies pour notre bonheur ! Quel
1. Ces chars soal les nuages qui apportent la |>laie et l'abondance.
présent il nous fait en manifestant sa force! Il répand les éclats de sa foudre, qui triomphent de Vritra.
2. A la voix de notre prière, il vient avec l'éclair éblouissant. Uni à la puissance, il s'assied à notre large foyer. Avec les (Marouts) ses alliés, il dissipe les magies de .celui qui voudrait dans le sacrifice être comme un septième frère '.
3. 11 engage le combat avec le brigand ; il remporte la victoire, et nous distribue ses heureuses dépouilles. 11 frappe les impies de son bras invincible, et s'empare, en triomphant, des richesses (de la ville) aux cent portes.
4. Ce (Dieu) grand et rapide envoie les ondes que contiennent ces généreuses Vaches (du Ciel). Tels que des urnes abondantes, ou tels que des coursiers dont les pieds sont coupés et le char dételé, (les nuages) épanchent sur nous un ghrita précieux.
5. Le grand et noble (Indra), entouré de la terrible troupe des Roudras, quitte sa demeure lointaine. Vamra adore les deux ancêtres * immortels, et vient avec empressement offrir le (saint) holocauste.
6. Que ce maître puissant triomphe du Dasyou, bruyant, qui a trois têtes et six yeux >. Que Trita ^, doublant sa force, de son doigt de fer perce ce sanglier * (céleste).
7. Qu'(lndra) se lève contre l'ennemi de Manou, et lance son trait à Arsasàna ®. Que le plus noble des héros brise pour nous les villes de Nahouch ^ : qu'il les détruise pour la perte du Dasyou.
8. Tel que l'onde du nuage qui rafraîchit le gazon, qu'il vienne dans notre habitation. Quand son corps est pénétré du soma, pareil à l'épervier à la serre de fer, il frappe les Dasyous.
9 C'est lui qui de ses traits puissants abat les grands (Asouras); lui qui a livré Souchnaà Goutsa son serviteur ; lui qui a dirigé Gavi ", dont les chants donnèrent à Indra et aux vaillants (Marouts) leur forme (merveilleuse).
1. Le nombre des Adityas n*est pas toujours fixé à douze : on peut les considérer comnie n'étant que six, ayant tous droit & udo part égale dans le sacrifiée. Vritra aurait la prétention de demander aassi sa part, en qualité de septième frère.