AUX RIVIERES
1. O Ondes, le chantre célèbre votre grandeur dans la demeure de Vivaswân (17). lies sept torrents coulent chacun dans trois (mondes différents) (18). De ces rivières la Sindhou (19) est la première par sa force.
2. O Sindhou, Varouna ouvre lui-même ta route quand tu vas répandre l'abondance. Tu descends des hauteurs de la terre, et tu règnes sur ces mondes.
3. Un fracas a retenti dans le ciel ; l'éclair a brillé. C'est la Sindhou qui s'élance sur la terre avec une force infinie. Telles les eaux jaillissent du nuage avec le bruit du tonnerre ; tel le taureau mugit.
4. O Sindhou, (les autres Rivières) viennent à toi et (t'apportent leur tribut), comme les vaches apportent leur lait à leur nourrisson. Quand tu marches à la tête de ces Ondes impétueuses, tu ressembles à un roi belliqueux , qui étend ses deux ailes de bataille.
5. OGangâ, Yamounâ, Saraswatî, Soutoudri, avec la Parouchnî, écoutez mon hymne. O Maroudvridhà avec l'Asickni et la Vitasthâ, ô Ard-
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Digiti
3o6 RIG-viDA.
jîkîyâ avec la Souchomâ, entendez -nous (ao).
6. O Sindhou , tu mêles d'abord tes flots rapides à ceux de la Trichtàmâ , de la Rasa , de la Swétî, de la Coubhâ; tu entraines, à mon préjudice, sur le même char que toi, la Gomati et la Croumou (ai).
7. Brillante, impétueuse, invincible, la Sindhou développe ses ondes avec majesté. Douée de mille beautés variées , elle charme les yeux ; elle s'emporte comme une cavale ardente.
8. Jeune et magnifique, superbe et féconde, parée de ses rives fertiles, elle roule ses flots d'or; elle voit sur ses bords des coursiers excellents, des chars rapides, des troupeaux à la laine soyeuse; elle répand avec elle un miel abondant.
9. La Sindhou monte sur son char fortuné. Qu'elle accorde à nos prières de nombreux coursiers. Cest par de telles louanges que notre sacrifice recommande sa gloire et sa grandeur.
w<^«£fficr ; Prijamédha , fils de Sîndhoukchit ; mètre, Djagati.
HYMNE V