‹ Rig-véda, ou, Livre des hymnesChapitre 83 sur 156 · Comment fut établie cette haute demeure · texte numérisé non relu

Comment fut établie cette haute demeure

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SKCTIOIf VIII. 3ï5

quand fut-elle fondée? Lorsque le sage Viswacarman enfanta la Terre, il étendit aussi la voûte majestueuse du Ciel.

3. De tous les côtés se portent les yeux , les têtes, les bras, les pieds ( de Viswacarman). Dieu unique, il enfante le Ciel et la Terre, façonnant (l'un) avec ses bras, (Tautre) avec ses pieds.

4- Dans quelle forêt (les Dieux) ont-ils pris le bois dont ils ont fait le Ciel et la Terre? O sages, que votre science nous dise quel est l'être qui préside à ces mondes et qui les consolide.

5. O Viswacarman , ô (Dieu) fort, donne à tes amis ces biens qui t'appartiennent dans le monde supérieur, dans le monde inférieur, dans le monde intermédiaire. Que ton corps grandisse , et qu'il porte notre holocauste.

6. O Viswacarman , grandis pour l'holocauste , et honore le Ciel et la Terre. Que les autres nations se troublent d'effroi. Que nous trouvions ici pour nous un bienfaiteur magnifique.

7. Appelons aujourd'hui à notre secours, dans cet abondant sacrifice , Viswacarman , maître de la parole (sainte), et rapide comme la pensée. Qu'il se plaise à toutes nos invocations ; que sa sainte protection nous donne le bonheur.

Juteur : ViswacarmaD, fils de Bhouvana ; mètre ^ Trichtoubh.

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3l6 BIG-VÉDA.

HYMNE XL

A VISWACARMAN.

i. Le père de ce (grand corps qui) étonne nos yeux, a (d'abord) dans sa sagesse enfanté les Ondes (aériennes), et ensuite le Ciel et ia Terre qui les environnent, et qu'il a étendus en les affermissant de tout côté sur leurs bases antiques.

2. Le grand et sage Yiswacarman s'élève lui* même avec splendeur, prêtant à tout sa beauté et sa force (37). En lui sept Richis ne font qu'un seul être (38) supérieur; et en son honneur les ( prêtres) présentent, avec une (sainte) allégresse, l'offrande et la prière.

3. Celui qui est notre père^ qui a engendré et qui contient tous les êtres, connaît chaque monde. (Dieu) unique, il fait les autres Dieux. Tout ce qui existe le reconnaît pour maître.

4. Que ces antiques Richis , comme nos chantres par leurs hymnes , nous procurent la richesse par leurs sacrifices. Ce sont eux qui ont créé tous les êtres , animés et inanimés.

5. Les Ondes ont porté dans leur sein celui qui est supérieur au Ciel et à la Terre, aux Dieux et aux

SECTioir viir. Siy

Asouras, celui qui donne la lumière à tous les êtres divins.

6. Oui 9 les Ondes ont porté dans leur sein celui qui donne la lumière à tous les êtres divins. Sur l'ombilic du (Dieu) incréé (Sg) reposait un (œuf) (4o) dans lequel se trouvaient tous les mondes.

7. Vous connaissez celui qui a fait toutes ces choses; c'est le même qui est au dedans de vous (4i). Mais à nos yeux tout est couvert comme d'un voile déneige. Nos jugements sont obscurs; et (les hommes) s'en vont, offrant des holocaustes et chantant des hymnes.

Auteur : Vis^acarman ; mètre j Trichtoubh.

HYMNE Xn.

A MANYOU (4a).

I. O Manyou, ô toi qui es le tonnerre, le trait fatal, la puissance, la force, celui qui t'honore mène une vie florissante. Puissions-nous vaincre (notre ennemi), qu'il soit Dasyou ou Arya, avec le secours d'un allié tel que toi, fort, vigoureux et puissant!

a. Oui, Manyou est un Dieu! c'est Indra, c'est Yarouna , c'est ( Agni ) le sacrificateur, le possesseur

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3l8 RIG-VÉDA.

de tous les biens. Les en£ants de Manou chantent Manyou. O Manyou , compagnon de Tapas (43) , conserve-nous.

3. Viens, ô Manyou , plus prompt que la promp* titude même , et avec Tapas ton compagnon triomphe de tes ennemis. Frappe tes adversaires; frappe Vritra et les Dasyous, et apporte-nous tous les biens.

4. O Manyou , ta force est supérieure. Né de toi-même , tu t'enflammes et domptes tes ennemis. Ton œil est pénétrant , ta vigueur est triomphante. Donne-nous la victoire dans les combats.

5. O sage et grand Manyou, j'étais malheureux, et par ta force j'ai échappé à mes (ennemis). J'étais faible, et je t'ai fait passer dans mon propre corps. Viens donc à moi pour relever ma vigueur.

6. Je suis à toi; viens t'unir à moi, ô (Dieu) fort et solide. O Manyou, armé de la foudre, emporte-moi avec toi ; donnons ensemble la mort aux Dasyous. Pense à ton ami.

7. Viens, et sois à ma droite. Donnons ainsi la mort à tous mes ennemis. Je te présente l'offrande d'un miel agréable. Ma voix murmure la prière. Buvons ensemble les premiers.

Auteur : Manyoa , fils de Tapas; mètres, DjagaU , Tnchtonbk.

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SECTION VII r.

HYMNE XIII

A MANYOU.

I. OManyou, compagnon des Marouts, cpi'ils viennent avec toi sur un même char, ces héros folâtres et vainqueurs, qui brisent (tous les obstacles), qui portent des flèches aiguës et des traits affilés qui ont la forme de feux embrasés.

2. O puissant Manyou, tel qu'Agni, brille et triomphe dans les batailles! Viens, nous t'invoquons. Frappe nos ennemis , et donne-nous leurs richesses. Sois fort , et repousse nos adversaires.

3. O Manyou, viens, et renverse ceux qui nous attaquent. Brise, abats, détruis nos ennemis. Ta puissance terrible ne connaît point d'obstacle. A ton gré tu commandes, ô (Dieu) qui es né sans pareil.

4. Oui, Manyou, pour la force de tes bras tu es incomparable. Nous te célébrons. Excite les peuples au combat. O (Dieu) qui brilles d'un éclat inaltérable , quand nous t'avons pour compagnon , nous poussons le cri joyeux de la victoire.

5. Tel qu'Indra, tu procures le triomphe; tu provoques la louange. O Manyou , sois ici notre protecteur. O (Dieu) fort , nous célébrons ton nom

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3aO RIG-V1ÉDA.

chéri. Nous connaissons cette source où tu puises ta grandeur.

6. O (Dieu) triomphateur^ qui es le tonnerre et le trait fatal ^ tu es né avec la victoire , et tu possèdes la force. O Manyou , que tous les hommes invoquent , viens nous couvrir de ta puissance. Répands sur nous tes trésors.

7. Que Varouna et Manyou nous comblent tous les deux de leurs plus beaux présents. Que les ennemis qui jettent la terreur dans nos cœurs soient vaincus et anéantis.

Auteur : Manyou; mètres y Djagati , Trichtoubh.

HYMNE XIV

NOCES DE SOURYA (44).

I. La Vérité (45) a consolidé la Terre ; le Soleil a consolidé le Ciel. Par la vertu du sacrifice les Adityas s'affermissent, et Soma s'étend dans la région céleste.

a. Par Soma les Adityas sont forts; par Soma la Terre est grande. Soma est venu se placer près des grandes étoiles.

3. Le (sacrificateur), qui désire la libation , pense à Soma, dont la plante est broyée (sous le pilon).

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SECTION VIII. 3a 1

Soma est reconnu par les prêtres ; mais il ne forme pas encore un breuvage (sacré).

4. 0 3oma, observé par tes gardiens, protégé par tes surveillants, tu reposes dans le mortier, et tu subis une heureuse (fermentation). Mais tu ne formes pas encore im breuvage terrestre.

5. Quand le moment de te boire est venu , 6 Dieu , tu suffis à une suite de libations. Vâyou est le gardien de Soma , qui marque la division des années et des mois (46).

6. Cependant une jeune fiancée, issue de Rébha (47) 9 se présente au milieu des chants sacrés. Cest Soûryâ, qui s'avance revêtue par THymne d'une robe éclatante.

7. L'Adresse (48) a formé ses atours ; la Vue (/ig) a surveillé sa toilette. Le Ciel et la Terre ont fourni sa parure , quand Soûryâ vient trouver son époux.

8. Les Chants ont préparé son char ; le mètre Courira en est le conducteur. Les Âswins sont ses deux commissaires (5o); Agni , son messager.

9. Soma a désiré Soûryâ pour épouse ; les deux Aswins furent ses commissaires, lorsque Savitri le donna pour époux à sa fille, heureuse de ce choix.

10. Quand Soûryâ se rendit à la maison de son mari, la Prière (5 1) était son char. Le Feu du sacrifice lui sert de dais. Deux (coursiers) éclatants (5a) le traînent.

11. Fournis par la Poésie et par le Chant (53), tes deux coursiers marchent d'accord. L'Ouïe forme tes deux roues, et ta voie se poursuit dans le ciel à travers le monde animé et inanimé.

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