‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 108 sur 1127 · Voy. page 78, col. 2, note · texte numérisé non relu

Voy. page 78, col. 2, note

SECTION PREMIÈRE

5. Quand (le prêtre) verse le liquide (consacré) en l’honneur de celui qui est grand, secourable et brillant, alors l’ennemi (du jour), qui le voit, s’enfuit; aussitôt le dieu, comme un archer, superbe, lui décoche une flèche étincelante, et lance sa lumière jusque sur (l’Aurore) sa fille.

6. O Agni, toi qui brilles entre le ciel et la terre ', augmente la fortune de celui qui, chaque jour, allume ton brasier et t’offre les libations que tu aimes. 11 est sùr du triomphe, celui dont tu montes le char et dont tu presses (les coursiers).

7. Toutes les offrandes vont à Agni, comme les sept 2 fleuves à l’Océan. Nos familles sentent l’indigence qui les presse. Par ta sage entremise, que notre vœu soit connu des dieux.

8. La force que nos offrandes ont donnée à ce (dieu) roi des hommes, produit une pure semence (de lumière) jetée au sein du ciel. Qu’ainsi soit engendré et sacré par Agni un prince royal, fort, irréprochable et généreux 5 1

9. Le soleil, qui, rapide comme la pensée 4, traverse toujours seul les routes (célestes), est le maître de la richesse; Mitra et Varouna, ces deux rois aux belles mains 5, gardent la douce ambroisie des vaches (célestes).

10. Agni, ne brise pas Je traité d’amitié conclu avec nos pères. Tu connais (nos besoins), car tu es sage. La vieillesse est comme un nuage qui pèse sur moi et défigure mon corps. Préviens cette ennemie, et souviens-toi de moi.

A AGNI, PAR PARASARA.

(Mètre : Trichtoubh.)

1. « (Poète), commence un hymne en l’honneur d’un (dieu) sage et éternel. Agni tient dans sa main tous les biens qui conviennent à l’homme. Agni est le maître de la richesse et l’auteur d’œuvres immortelles. »

2. (Agni), tel qu’un nourrisson chéri, était près de nous 6. Cependant tous les Dévas 7 le cher-

1. Ces mots sont la traduction de l’épithète dwibarhâli, qui s’entend d’une chose placée entre deux objets, utrimque stipatus. On l’emploie de même pour Indra ou pour l’air, placés ehtre le ciel et la terre.

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