Aranyânî) exhale le parfum de l’Andjana
elle est riche en mets savoureux ; elle ne connaît point le soc du laboureur; elle est la mère des animaux sauvages. J’ai chanté Aranyânî.
hymne v.
A INDRA, PAU SOUVÉDAS, FILS DE SIRICHA.
[Mètres : Trichtoubh et Djagatî.)
1. Je te salue avant tous, ô (Dieu) qui portes la foudre, (Dieu) terrible en ta colère. Tu as donné la mort à Vritra, et accompli une œuvre héroïque. Le Ciel et la Terre te sont soumis ; les plaines de l’air tremblent devant toi.
2. Tu voulais nous donner l’abondance ; et ta sainte magie a triomphé du magicien Vritra. Les sages t’honorent pour la conquête des Vaches (célestes); ils t’environnent d’holocaustes et de sacrifices.
3. OMaghavan, qu’invoquent tous les hommes, viens au milieu de ces pères de famille qui, comblés de tes dons, te -témoignent leur reconnaissance. Ils chantent un (Dieu) fort, auquel ils demandent le salut de leurs enfants, de leurs petits-enfants, de leurs amis, les fruits de leur sacrilice, une honorable opulence.
4. Celui qui connaît ton pouvoir a désiré s’enivrer à la source féconde de ta richesse. O Maghavan, pour prix de tes bienfaits, il t’apporte, avec les prêtres des holocaustes, des offrandes, des présents.
5. Chanté par nous, ô Maghavan, fais éclater ta grandeur et ta force ; donne-nous la fortune. Aussi grand magicien que Mitra et Varouna, faisnous part de tes largesses et de ton abondance.
A INDRA, PAR PRITHI, FILS DE VÉNA.
[Mètre : Trichtoubh.)
1. O vigoureux Indra, nous te chantons, en te présentant les libations et les mets du sacrifice. Apporte-nous les biens que tu préfères ; et qu’avec nos enfants nous jouissions de ta protection.
2. Tu es grand, ô vaillant Indra. A peine né, tu avais déjà, avec le Soleil, vaincu la race des Dasyous. Nous apportons, nous faisons couler en
1. L’Andjana est un collyre, dans lequel il doit y avoir du sandal.
ton honneur ces Ilots de Soma mystérieusement caché au sein des Ondes.