‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 122 sur 1127 · Dans le pays de Coi roukchétra · texte numérisé non relu

Dans le pays de Coi roukchétra

Tchantl ramas L

16. Qui donc aujourd’hui attache au char (d’Indra) ces chevaux qu’attelle le sacrifice, chevaux vigoureux, brillants, invincibles, portantau front une arme aiguë, frappant (leurs ennemis) au cœur, et répandant la joie (parmi leurs amis)? Honneur et vie à celui qui célèbre leurs services !

17. Quel est celui qui fuit, qui tremble (devant le dieu)? qui ressent l’atteinte de ses coups? Qui (au contraire) éprouve le bonheur de sa présence ? qui l’invoque pour son fils, pour son éléphant, pour sa fortune? qui, pour sa propre personne ou pour sa famille?

18. Quel est celui qui, (pour plaire à Indra), célèbre Agni, et, à des époques fixes, l’honore par des holocaustes et des libations de beurre? A qui les dieux apportent-ils les fruits du sacrifice? Qui, par ses offrandes et ses hommages pieux, s’attire la protection (d’Indra) ?

19. Oh, viens! Maghavan, dieu puissant, honore le mortel (qui t’honore). Le bonheur ne vient que de toi. Indra, je t’adresse ma prière.

20. O toi qui es notre refuge, que jamais tes dons et tes secours ne viennent à nous manquer ! Ami des hommes, accorde à leur sollicitude tous Jes trésors (dont tu disposes).

AUX MAROUTS, PAR GOTAMA.

[Mclres : Djagatî et Trichtoubh.)

1. Comme des femmes à la brillante démarche, les enfants de Roudra s’avancent, célébrés pour leurs hauts faits; car les Marouts ont développé le ciel et la terre ; héros destructeurs, ils se plaisent à nos sacrifices.

2. Couverts d’une humide rosée, ces enfants de Roudra croissent dans le ciel, où ils établissent leur demeure. Soumis avec respect au noble (Indra), ces fils dePrisni 2 développent leur force et amassent de riches trésors.

3. Nés de la Terre 3 , quand ils se parent de leurs ornements, ils jettent sur leurs corps d’éclatantes couleurs ; ils renversent tous leurs ennemis, et sur leur chemin coule la (pluie qui est) le beurre (des campagnes).

1. Tchandrainas, c’est la lune, dont les rayons sont regardés comme glacés.

2. Voy. p. 53, col. 1, note 5. Dans levers suivant, on los appelle Go-màtarali, mot que le commentateur entend par Fils de la terre.

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