‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 168 sur 1127 · AU SOLEIL, PAR COUTSA · texte numérisé non relu

AU SOLEIL, PAR COUTSA

( Mètre •• Trichtoubh.)

1. Le magnifique flambeau des dieux, l’œil de Mitra, de Yarouna etd’Agni, le Soleil, âme de tout ce qui existe, a rempli le ciel, la terre et l’air.

2. Comme l’époux suit sa (jeune) épouse, le Soleil suit aussi la divine et brillante Aurore, à l’heure où les prêtres, attendant pour honorer les dieux les moments favorables, adressent à leur digne (protecteur) un hommage digne de lui.

3. Les chevaux du Soleil, nobles, rapides, brillants, s’élancent dans leur route, dignes, comme lui, de nos hommages. Baissant la tête sous le joug, ils s’attachent à la voûte céleste, et s’empressent de commencer leur révolution entre la terre et le ciel.

4. Et telle est la fonction divine, la fonction sublime du Soleil. A la moitié de sa course circulaire, il retire eu lui-même ses rayons ; et quand il dételle les chevaux de son char, la nuit couvre l’univers de son voile.

5. Ainsi, pour nous faire jouir de la vue de Mitra et de Varouna, le Soleil manifeste sa forme à la face du ciel. Sans relâche, ses coursiers nous ramènent sa figure, tantôt brillante, tantôt noire.

6. Divins rayons du Soleil levant , délivreznous de toute faute honteuse. Qu’ils nous protègent également, Mitra, Yarouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel !

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