Cette épithète capardin est devenue un des noms
de Siva. Roudra l'avait reçue des poètes, qui voulaient
[Lect. vin.]
Rien portant soit en ce canton tout (être aimé), bipède ou quadrupède 1 Que tout ce qui vit y soit exempt de mal !
2. Sois bon pour nous, ô Roudra, et fais notre félicité! Nous t’honorons, nous te bénissons, toi qui es le refuge des hommes. Et cette part de bonheur que Manou, notre père, nous a assurée par ses sacrifices, ô Roudra, que nous l’obtenions par toi !
3. Par la vertu du divin sacrifice, que nous obtenions ta faveur, ô Roudra, toi qui es le refuge des hommes, et qui donnes la pluie. Viens vers notre peuple pour faire son bonheur : puissions-nous, sains et bien portants, t’offrir notre holocauste !
4. Nous appelons à notre secours le sage et brillant Roudra, ce (dieu) à la marche oblique *, qui consomme le sacrifice. Qu’il écarte loin de nous la colère du ciel! C’est sa faveur que nous souhaitons.
5. Nous invoquons, en l’honorant, le sanglier 2 céleste, aux formes rougeâtres, ce (dieu) éblouissant, distingué par sa chevelure. Sa main nous présente de précieux spécifiques. Qu’il nous donne nourriture, vêtement et maison !
6. En l’honneur du père s des Marouts, et pour augmenter la gloire de Roudra, nous chantons cet hymne, que rien n’égale en douceur. (Dieu) immortel, accorde-nous la nourriture des mortels. Sois bon pour moi, pour mon fils et mon petit-fils.
7. Épargne parmi nous le vieillard et l’enfant, le père et le fils. Épargne celui et celle qui nous ont donné le jour ; ô Roudra, abstiens-toi de frapper les personnes qui nous sont chères !
8. O Roudra, grâce pour nos fils et nos petitsfils! grâce pour nos gens, pour nos vaches et nos chevaux ! Dans ta colère, ne frappe pas nos guerriers. Nous t’invoquons sans cesse, et t’offrons l’holocauste.
ainsi dépeindre l’état de l’air couvert de nuages légers , qui semblent lui former une espèce de chevelure.
1. Cette idée est employée pour tous les êtres qui ont une marche circulaire et périodique. Roudra, autrement dit l’air, semble suivre la même marche que le ciel et le soleil.
2. Ce mot rappelle le nom d’un desavatares de Vichnou. Roudra est ainsi nommé à cause de la violence des vents, ou de la couleur noire des nuages.
3. C’est-à-dire Roudra, en tant qu’il est le dieu de l’air; car c’est plus tard que fut inventé le conte pouranique de la naissance des vents au sein de Diti. Coupés en quarante-huit parties par la foudre d’Indra, ils criaient. Siva (c’est le même que Roudra) et sa femme les entendirent : celle-ci souhaita d’avoir une semblable progéniture, et les Marouts devinrent fils de Siva et de Parvati, c’est-à-dire de l’air et de la terre.
R1G-VÉD A. - SECTION PREMIÈRE.
[Lect. VIII.]
9. Comme le pasteur (soumis devant son maître) je t’honore et t’adresse mes hommages. Père des Marouts, accorde-moi le bonheur. Ta faveur est le bien le plus admirable ; voilà pourquoi nous implorons ta protection.
10. O toi, qui es le refuge des hommes, éloigne de nous ta (colère), qui tue les vaches et les hommes ! Que ta bénédiction soit avec nous ! O dieu, sois notre bienfaiteur et notre patron ! conserve-nous, toi qui règnes sur un double domaine * !
11. C’est à Roudra que nous adressons cet hymne, en implorant son secours. Que ce (dieu) accompagné des Marouts, écoute notre prière 1 Qu’ils nous protègent également, Mitra, Yarouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel!
IIYMNE III.