‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 197 sur 1127 · Manou est ici un nom général qui désigne l’huma · texte numérisé non relu

Manou est ici un nom général qui désigne l’huma

nité. Agni, dans le foyer domestique, est l’ami, l’hôte,

le compagnon de l’homme; il a, en cette qualité, quelque

chose d’humain.

des Ousidjs '; oui , sacrificateur d’un ordre qui nous appartient 2. Agissant partout avec empressement, il est pour celui qu’il aime comme un seigneur opulent. Pontife invincible, il s’asseoit au foyer du sacrifice; oui, il s’entoure d’un cordon (lumineux) au foyer du sacrifice.

2. Nous adressons à ce maître des sacrifices un culte solennel, des invocations pieuses, et accompagnées d’holocaustes en l’honneur des dieux; oui, accompagnées d’holocaustes. De sa flamme il enveloppe et consume les aliments qui lui sont offerts, ce dieu que Mâtariswan est venu de loin, oui, de loin, faire briller pour Manou *

3. Aussitôt il embrasse le (vase) de terre qui le reçoit, et, tel qu’un taureau généreux, il lui communique en grondant la semence (lumineuse); oui, en grondant, la semence (lumineuse) 4. Le dieu ouvre ses cent yeux, et se jette sur le bois du bûcher; et Agni, peu à peu gagnant les places voisines, s’étend aux places plus éloignées.

4. Pontife diligent, Agni, dans toutes les demeures, accomplit le sacrifice; oui, par sa vertu, il accomplit le sacrifice. Par sa vertu, ce (dieu) sage donne à celui qui l’alimente la connaissance de toute la nature. Ainsi, hôte (de l’homme), nourri du beurre sacré, chargé (de nos offrandes), il naît, oui, il naît pour s’appeler Védhas 5.

5. Lorsque, dans les rayons du puissant Agni, viennent à tomber, avec un bruit comparable à celui des Marouts, les aliments, oui, les aliments destinés à (ce dieu) rapide ; alors il vient, par sa munificence, récompenser la piété. Invoqué par nous, il nous sauve du mal ; oui, invoqué par nous, (il nous sauve) de la méchanceté et du péché.

6. (Dieu) universel, immense, infatigable et protecteur, il tient (tous les biens) dans sa main

1. Ousidj est le nom de la mère de Cakchîvàn. Les Ousidjs forment la famille de ce Richi. Voy. page 50, col. 1, note 2.

2. Le mot swa se prête à deux sens : qui lui appartient ou qui nous appartient , qui est dans notre nature.

3. Mâtariswan est le dieu du vent, qui, le matin, soufflant de l’horizon, excite le feu qu’on allume pour le sacrifice. Il semble l’apporter à l'homme, autrement à Manou, instituteur des cérémonies sacrées.

4. Cette phrase me paraît offrir un sens métaphorique, et indiquer une espèce de mariage mystérieux entre le feu et son foyer.

5. Le mot Védhas me semble devoir signifier celui qui contient une partie de l’intelligence divine. On lu rend par pradjgna, sage, intelligent. Ce nom se donne à tous les dieux.

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droite. Qu’il les répande sur nous comme en passant-, oui, qu’il les répande en quelque sorte au gré de nos besoins. Tu portes l’holocauste à celui d’entre les dieux qui le désire. Pour l’homme pieux, Agni ouvre la voie du bonheur; oui, il ouvre les portes (des trésors).

7. Le fortuné Agni, placé dans sa demeure humaine, est au milieu des sacrifices comme un monarque désirable; oui, il est au milieu des sacrifices comme un monarque chéri. II règne sur les holocaustes que reçoit le (foyer) de terre ; il nous protège contre la maligne influence de Varouna *; oui, contre la maligne influence du grand dieu.

8. Ils chantent Agni sacrificateur, maître de la richesse, ami bienveillant; ils célèbrent (le dieu) infatigable; oui, ils célèbrent (le dieu) qui porte les holocaustes. Ame de tous les êtres, connaissant la nature entière, sacrificateur digne luimême de sacrifices, (dieu) aimable et sage, les Uévas (mortels) 1 2 l’appellent à leur secours, et l’Iionorent par leurs riches offrandes, oui, par leurs riches offrandes et par leurs chants.

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