‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 198 sur 1127 · A INDRA, PAR P A R O U T C H H É P A · texte numérisé non relu

A INDRA, PAR P A R O U T C H H É P A

(Métré : Atyachtî.)

1. 0 Indra, ce char du sacrifice 3, chargé d’offrandes, que tu conduis, (dieu) rapide et irréprochable; oui, (ce char) que tu conduis, daigne le diriger pour notre bien, et accueille, (dieu) irréprochable et protecteur, notre prière accompagnée d’offrandes; oui, notre prière qui ressemble à celle des (anciens) sages.

2. Écoute-nous, ô Indra, toi qui, dans toutes nos luttes, nous combles de les bienfaits ; toi qui, invoqué par tes serviteurs, les délivres de leur fardeau et affliges (leurs ennemis), qui donnes la gloire aux héros et l’abondance aux sages; les maîtres (de la terre) te célèbrent, (dieu) rapide et impétueux; oui, rapide comme un coursier.

3. Tu répands tes libérales faveurs sur celui qui est libéral envers toi ; tu viens, ô héros, vers

1. Varouna est le soleil nocturne, et, sous ce rapport, il est, dit le commentateur, considéré comme pâpadevalâ, divinité du mal.'

2. Cette épithète est ajoutée pour indiquer la signification restreinte du mot déva, qui ne s’emploie ici que comme désignant les prêtres et les personnes nobles, qu’ailleurs, au contraire, on appelle amrila (immortels).

3. Le sacrifice, nous l’avons déjà vu, est comparé à un char que l’on prépare à l’usage d’un dieu.

S1E LYRIQUE. [Lcct. ..]

le mortel qui vient à toi ; oui, ce mortel, tu le protèges. Indra, je t’adresse cet hymne, à toi, au Ciel, au glorieux Roudra, à Mitra, à Varouna, (je l’adresse) accompagné d’offrandes; oui, je (l’adresse), accompagné d’offrandes, au (dieu) qui fait notre bonheur.

4. Nous désirons qu’Indra accueille notre sacrifice et le vôtre, (Indra) qui est la vie de tous, invincible auxiliaire ; oui, invincible auxiliaire dans les combats. Dans toutes nos luttes prolégenous, souviens-toi de nos hommages. Nul ennemi ne peut te vaincre : tu es au-dessus de tout ennemi, oui, tu es au-dessus de tout.

5. Brise les forces de nos adversaires. Gomme les feux brillants de l 'avant, qu’ils soient puissants tes secours; oui, (dieu) formidable, tes formidables secours. Tu nous guides, comme autrefois Anénas *; ô héros, tu nous animes. Tu protèges tous les (domaines) de Poùrou. Tu viens près de nous pour emporter, oui, pour emporter nos offrandes.

6. Je veux aussi adresser mon hymne à l’heureux Soma 2, qui, comme (les autres), digne de notre invocation, s’empresse d’accourir à notre prière; oui, vainqueur des Rakchasas, accourt à notre prière. Qu’il vienne donner la mort à l’ennemi dont la folie nous outrage. Que le méchant tombe ; oui, qu’il tombe et disparaisse.

7. O (maître) opulent, chantons dans un hymne pieux, chantons le (dieu) riche et fort; oui, le (dieu) aimable et fort. Prions et honorons par nos offrandes ce (dieu) que les sages ont de la peine à fléchir ; oui, prions Indra, offrons-lui de purs sacrifices.

8. Indra déploie pour vous et pour nous ses glorieux secours qui repoussent nos ennemis, oui, qui brisent nos ennemis. L’armée de cet avide (adversaire) qui s’avançait pour nous perdre, a été frappée; oui, accablée de ses traits, cette armée terrible n’a pu supporter ses coups.

9. Indra, viens vers nous avec l’opulence qui t’environne ; arrive par une route tranquille, oui, par une route libre de tout ennemi. Protégenous de loin, protége-nous de près. Conservenous de loin par tes secours; oui, conserve-nous toujours de près par tes secours.

1 . Aliénas et Poùrou sont d’anciens rois. Le nom de Poùrou est pris quelquefois pour le nom d'homme en général.

2. Le mot indou, que j’ai rendu ici par soma (libation), est quelquefois aussi un des noms de lalune, comme le mot soma lui-même.

[Lect. I.]

10. Accorde-nous, Indra, une opulence triomphante. Tu es formidable, et la grandeur t’environne pour notre salut; oui, (elle t’environne) comme un ami pour notre salut. Sauveur puissant, immortel protecteur, attaque tout autre char que le nôtre. (Dieu) qui portes la foudre, frappe ; oui, (dieu) qui portes la foudre, frappe notre ennemi.

11. Indra, pour prix de nos louanges, sauvenous du mal; tu peux arrêter nos ennemis ; oui, tu es dieu, et tu peux arrêter nos ennemis. Frappe le criminel Rakchasa, et conserve le sage qui me ressemble. C’est à cette condition que t'a engendré un père (généreux) *; ô toi, notre refuge, il t’a engendré pour tuer les Rakchasas ; oui, (c’est pour cela qu’il t’a engendré), ô toi notre refuge.

A INDRA, PAR PAROUTCHHÉPA.

1. Indra, viens à nous de l’extrémité de l’horizon, comme (Agni) ici présent (vient) à nos sacrifices, comme ce roi protecteur des hommes pieux; oui, comme le protecteur des hommes pieux (vient) dans nos demeures. Nous t’invoquons en te présentant nos mets et nos libations, ainsi que des enfants invoquent leur père, pour obtenir de toi notre nourriture; oui, (dieu) toutpuissant, pour obtenir de toi notre nourriture.

2. O Indra, bois ce soma limpide que le pilon a exprimé du trésor (de la graine), comme le taureau altéré, oui, comme le taureau boit (l’eau) du puits. Qu’à cette source d’ivresse (divine) qui t’excite et te soutient, tes chevaux t’amènent, ainsi que les Jours, oui, ainsi que les Jours (amènent) le Soleil.

3. C’est par lui qu’a été ouvert cet antre céleste, qui semble être le nid de l’oiseau (divin), et qui est creusé au sein d’une voûte, oui, d’une voûte sans bornes. Armé de la foudre, Indra, le plus grand des Angiras, a voulu forcer l’étable des vaches (divines). Il va, pour nous rendre l’abondance, oui, pour nous rendre l’abondance, il va ouvrir les portes (de cet antre).

4. Indra prenant dans ses mains l’arme tranchante de la foudre, l’aiguise pour la lancer ; oui, il l’aiguise pour en frapper Ahi. Indra, ton attaque

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