‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 220 sur 1127 · Espèces d’offrandes, quelquefois personnifiées · texte numérisé non relu

Espèces d’offrandes, quelquefois personnifiées

G. C’est-à-dire, le feu qui est dans le foyer.

7. 11 est singulier que presque tous ces vieux sages soient considérés comme ayant été aveugles. Je croirais assez qu’il ne faut pas entendre par ce mot uno cécité réelle, mais les ténèbres de la nuit, dont Agni est venu les délivrer. Ici le commentaire raconte uno petite lé-

INDE

POÉSIE LYRIQUE. |,.ec. „.]

sors. Il paraît, et la coupe (des libations) Phonore.

haine, méditer noire perte. Sois notre conseiller, notre maître. Adoucis ta voix pour nous parler.

5. Si un mortel, confiant dans sa force, vient attaquer un autre mortel, ton serviteur, pour prix de ses hymnes, défends celui-ci. O Agni, protégc-nous contre tout oppresseur!

HYMNE XII

A ACM, PAR DIRGHATAMAS.

[Mètre : Trichtoubh.)

1. Que Mâtariswan 1 vienne agiter (Agni) sacrificateur, qui revêt toutes les formes et honore tous les dieux, (Agni) qui est pour nous comme le bonheur, beau, varié dans ses beautés, (Agni) établi parmi les enfants de Manou.

2. 11 est invulnérable, celui qui lui prodigue offrandes et prières. Agni est ma cuirasse, voilà ce que disent (scs serviteurs). Qu’il ait pour agréables toutes les œuvres de celui qui lui adresse des hymnes et des sacrifices !

3. Après avoir reçu Agni sur son siège immortel, et l’avoir entouré d’hommages, les hommes religieux savent encore le conduire et lui donner, sous le jet des libations, la vivacité des chevaux qui entraînent un char.

4. Le (dieu) secourable, avec ses dents, dévore les nombreux aliments (qu’on lui présente) ; il brille dans le bois, et répand au loin ses lueurs. En même temps le vent vient souffler dans les airs ses étincelles, qui ressemblent à la flèche homicide de l’archer.

ô. Si, dans le sein qui le porte, de cruels ennemis ne peuvent le blesser, il n’a rien à craindre des aveugles ténèbres. De nobles gardiens se succèdent pour le protéger 2.

HYMNE XIII

A AGNI, PAR DiRGH ATAMAS.

(Mètre : Anouchtoubh virât.)

1. Il est arrivé le maître de l’opulence, le souverain libéral, et qui siège au trône du roi des tré-

gende, assez obscène, sur Dirghatamas, qui avait été aveugle dans le sein de sa mère, et qui, par la protection d’Agni, avait été guéri. Au reste, je remarque que toutes ces légendes, en général, sont faites sur des passages qu’elles prétendent expliquer, et qui s’expliqueraient fort naturellement sans cela.

1. Nous l’avons vu, Mâtariswan est le vent, qui souffle pour exciter le feu.

2. Ce distique n’est pas suffisamment clair. 11 serait possible que Dirghatamas y fît encore allusion â sa cécité. Je comprends qu’Agni, caché au sein de V a,ranî, n’a pu être détruit par ses ennemis qui pouvaient le

•2. Ce (dieu) libéral, qui, recevant les aliments que lui donnent, à l’exemple des hommes, le Ciel et la Terre, en forme pour nous une espèce de libation vitale, réside dans le foyer, et y consume les offrandes.

3. Sage, rapide comme le vent léger, il vient illuminer la ville humaine, aussi brillant que le soleil, et animant tous les corps.

4. Né deux fois \ il allume les trois feux, il illumine les trois mondes, sacrificateur et pontife souverain au siège des libations.

5. Le voilà le sacrificateur qui, né deux fois, possède tous les biens les plus précieux. (Dieu) mortel 2, nous sommes ses heureux enfants auxquels il réserve scs dons.

HYMNE XIV

A A GM, PAR DIRGHATAMAS.

[Mètre : Ouchnih.)

1. Père de famille, je t’invoque et te présente de nombreuses offrandes, ü Agni, je te regarde comme mon maître, et j’ai recours à ta puissante protection.

2. Rejette la prière du riche qui refuse de te reconnaître comme maître et de t’offrir des présents, de celui aussi qui chante rarement tes louanges : tous les deux sont des impies.

4. O sage, grand est le mortel (qui honore Agni)! il a dans le ciel une place distinguée s. Puissions-nous, ô Agni, être remarqués parmi tes serviteurs !

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