‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 221 sur 1127 · A MITRA ET A VA RO O X A, PAR DIRGHATAMAS · texte numérisé non relu

A MITRA ET A VA RO O X A, PAR DIRGHATAMAS

( Mètre •• Djagatî.}

1. Le Ciel et. la Terre se sont rougis des feux du (dieu) adorable et. bon, tuteur de tous les êtres,

croire éteint pour toujours, et que, par conséquent, ces aveugles adversaires ne peuvent jamais espérer de l'atteindre. Les prêtres veillent pour perpétuer sa vie.

1. Nous avons traduit ailleurs ce mot de dwidjanman par ne sous deux formes; ce qui nous a paru présenter la même idée que né deux fois ; né une fois comme sorti de l’aranî, né une seconde fois comme transporté dans le soleil par les invocations des prêtres, Le commentateur incertain entend le mot dwidjanman comme signifiant né de deux parents : ces deux parents seraient les deux pièces de 1 ’aranî, ou bien le ciel et la terre.

2. Agni est mortel, dans ce sens qu’il est le commensal des mortels, et qu’il meurt au sein du foyer du sacrifice, pour renaître plus tard.

3. Ici le commentateur entre dans des détails sur la manière dont l’homme pieux arrive dans le monde de

[Lect. II.]

que par leurs œuvres, leur piété, leurs prières, les (prêtres), prodiguant les offrandes et les invocations, ont enfanté, pour être leur ami, au milieu des sacrifices et des libations

2. Agréez tous deux, les présents et le soma de Pouroumilha, que vous présentent ces dévots serviteurs qui sont pour vous comme des amis. Pouroumilha vous appelle : (dieux) généreux, écoutez (la voix) d'un père de famille.

3. Les hommes vous comblent de louanges. C’est à votre force héroïque, ô (dieux) généreux, qu’il faut attribuer la naissance du Ciel et de la Terre s, quand vous vous portez vers le feu du sacrifice, quand vous venez prendre la part que vous fait l’homme religieux dans ses invocations et son œuvre (pieuse).

4. (Dieux) qui donnez la vie3, cette enceinte (sacrée) doit vous être chère; vous aimez le sacrifice, et vous en êtes l’ornement. Du haut du ciel, par un secours puissant et opportun, vous nous aidez à traîner notre fardeau : tel (à un char) on attelle un taureau.

5. Vous arrivez avec grandeur sur cette terre, et vous vous approchez de la coupe (de nos libations). (Voyez comme) ces vaches (du sacrifice4), et pures et fécondes, (brillent) dans leur pâturage. On entend leur bruit dans les airs ; elles tendent vers le soleil, telles que les Aurores bienfaisantes.

6. Pour votre sacrifice les (flammes) s’élèvent, présentant l’apparence d’une belle chevelure. O Mitra et Varouna, daiguez venir en ces lieux. Descendez, accueillez nos vœux. Vous régnez sur la prière du sage.

7. Quand le sage, prodiguant et l’offrande et la louange, vous honore par ses invocations et ses sacrifices, (homme) accompli dans la science de prier, alors vous vous approchez de lui, vous agréez ses présents, vous approuvez ses vœux et comblez ses désirs : vous venez vers nous.

8. O (dieux) qui aimez le sacrifice, vous ôtes les premiers dans nos offrandes et nos libations :

la lune, porté sur les rayons du soleil. Le mot tchandra, contenu dans ce vers, et, suivant moi, mal interprété par lui, Ta entraîné dans celte description.

1. Ce mot est entendu autrement par le commentateur, qui ne voit pas ici les libations, mais les ondes des nuages, les eaux qui enveloppent Agni vêdyouta.

2. Ces dieux, dans leur révolution, amènent le jour, qui révèle le ciel et la terre : le poète leur en attribue la naissance.

Page 1