‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 232 sur 1127 · Les deux pièces de I ’arani sont de bois, quoi · texte numérisé non relu

Les deux pièces de I ’arani sont de bois, quoi

[ Loct. III.

le brillant Soleil, dieu chargé de conserver deux autres dieux.

2. Grands, larges et distincts, le père et lu mère gardent les mondes (intermédiaires). Le Ciel et la Terre se font distinguer par leurs beautés, au moment où leur père apparaît, donnant des formes à tout.

3. Ce feu (céleste), enfant (du sacrifice), purifiant ces deux aïeuls, éclaire les mondes de ses puissants rayons ; et son lait brillant nourrit tous les jours la vache féconde et le taureau vigoureux *.

4. Parmi les Dévas travailleurs, le plus laborieux c’est celui qui a enfanté le Ciel et la Terre, auteurs de tous les biens ; celui qui, puissant en œuvres, a mesuré ces deux mondes ornés de brillantes couleurs, et les a fondés sur des colonnes impérissables.

5. Ciel et Terre, que nous avons chantés, accordez-nous des biens convenables à votre grandeur. Donnez-nous de vastes domaines, où puisse s’étendre notre peuple. Que nous obtenions de vous une puissance enviée !

IIVMNE IV.

AUX RIBHOUS, PAR DIRGHATAMAS -.

(Métrés •• Trichtoubh et Djagatî.)

1. (LesRibhous parlent.) « O toi, le meilleur et le plus jeune d’entre nous, que viens-tu nous annoncer? qu’avons-nous dit? Nous ne blâmons pas le vase des libations, que nous trouvons fort distingué, ô Agni s, notre frère. Nous avons contesté la nature supérieure du vase. »

qu’elles ne soient pas d’une même essence. Le commentaire rapporte ces mots au ciel et à la terre. Au reste, je ne serais pas étonné qu’il existât quelque rapport mystique entre le ciel et la terre, et ces deux pièces de Tarant, Tune supérieure, l’autre inférieure.

1. En d’autres termes, la terre et le ciel vivifiés par les rayons du soleil.

2. Les Ribhous sont des dieux qui représentent, diton, les rayons du soleil, et dont le culte est moins ancien que celui des autres divinités. 11 semblerait qu’avant d’être reconnus comme dieux, ils furent hommes sur la terre. Leur légende, comme on peut le voir dans cet hymne même, paraîtrait indiquer qu’ils inventèrent plusieurs cérémonies, et fondèrent une espèce de culte nouveau. Voy. p. 51, col. l.notel. Les détails de cette légende peuvent se rapporter à une espèce de révolution religieuse; mais ils sont assez obscurs pour qu’il soit difficile d’exprimer sur cet objet une opinion définitive.

3. Agni, chargé de porter les holocaustes adressés aux dieux, est naturellement leur messager auprès des Ribhous, qui ont la prétention d’arriver à ce rang

2. (Agni parle :) « De ce vase, qui est unique, faites-en quatre. Voilà ce qu’ont dit les Dévas; voilà pour quel motif je viens vers vous. Enfants de Soudhanwun, si vous agissez ainsi, vous serez dignes de partager avec les Dévas les honneurs du sacrifice. »

3. O (Ribhous), vous avez répondu favorablement à l’ambassade d’Agni, (et il a ajouté :) « Il vous faut construire le char rapide 1 (du sacrifice). Et en même temps, frères, formez une vache2; rendez à la jeunesse ces deux vieillards 5. Eh bien ! allons! »

4. 0 Ribhous, quand vous eûtes exécuté cet ordre, vous avez demandé: « Où est aujourd’hui l’envoyé qui nous est venu trouver? » Cependant Twaehtri, en voyant les quatre vases qui avaient été faits, se montra au milieu des femmes (chargées des apprêts du sacrifice).

3. « Mort, » s’écriait Twaehtri, « mort à ceux qui ont blâmé le vase qui sert aux libations des üévas! lis inventent des invocations nouvelles; il faut, pour ces invocations, que la mère de famille leur fournisse de nouvelles libations. »

6. Cependant Indra a reçu de vous deux chevaux, les Aswins un char, Vrihaspati des vaches de toute forme 4. Ribhou, Vibhwan et Vâdja, vous ôtes venus vous joindre aux Dévas dont les œuvres sont excellentes, et vous avez réclamé une part dans le sacrifice.

7. De la peau (d’une vache morte) vous en avez fait une vivante. Par vos opérations, vous avez rendu ces deux vieillards à la jeunesse. Fils de Soudhanwan, d’un cheval vous avez tiré un autre cheval, et, les attelant à votre char, vous êtes venus vers les Dévas.

8. (O Üévas!) vous leur avez dit : « Ruvez de ces libations; buvez de cette boisson purifiée avec le moundja*. Fils de Soudhanwan, si vous le

élevé. Ils veulent avoir aussi les honneurs du vase des libations, réservés à Agni seul. Ils sont trois, et les dieux consentent à ce qu’il soit fait quatre vases de celui qu’avait fait Twaehtri, leur artiste.

1. Cette expression est connue; elle fait allusion aux apprêts du sacrifice

2. Le sacrifice des Ribhous est interrompu ; en d’autres termes, leur vache est morte ; car la vache, c’est le sacrifice. Il s’agit de la faire revivre.

3. Quels sont ces deux vieillards, père et mère des Ribhous, sinon le ciel et la terre, que les rayons du soleil doivent faire renaîlie?

4. Par le sacrifice les dieux reçoivent un char, c’està-dire les honneurs et les présents qui l’accompagnent. Vrihaspati est une forme d’Agni, et ses vaches sont des sacrifices de diverses espèces.

Page 1