Littéralement, dans son dixième youga
votre prêtre; il monte avec vous sur le char cl u sacrifice, et verse pour vous les libations.
au Ciel et a la t e n n e, par diugiiatamas (Mclre : Djagalî.)
1. Ciel et Terre, (dieux) grands et sages, que le sacrifice amplifie, je vous loue dans nos cérémonies, vous qui, distingués par vos œuvres, accordez vos brillantes faveurs aux dévas (terrestres), dont vous êles les enfants *.
2. Par ces offrandes, j’honore la bienfaisance d’un père et la force incomparable d’une mère. Ces deux aïeuls, fiers de leur heureuse fécondité, font et maintiennent l’immortalité de leur nombreuse progéniture.
3. Ces Dévas, renommés par leurs œuvres et chargés de libations 2, ont produit pour la prière du matin les deux grandes mères (d’Agni). Et vous, lidèles à votre devoir de soutenir tous les êtres, animés et inanimés, vous gardez la demeure de Tcur incomparable enfant.
4. Ces Dévas sages et intelligents ont formé les deux sœurs jumelles, sorties d’un même sein 3 et demeurant ensemble. Ce sont eux qui, habiles et éclairés, ont mesuré, dans l’espace céleste, cette étendue sans cesse nouvelle.
5. Au moment où naît Savitri, nous demandons aujourd’hui les présents d’élite que dispense ce dieu. Et vous, Ciel et Terre, soyez bienveillants pour nous et accordez-nous la richesse et des centaines de vaches.
HYMNE III
AU CIEL ET A LA TEItKE, PAU DIUGIIATAMAS.
( Mètre : Djagatî.)
1. Entre le Ciel et la Terre, auteurs de toute félicité, trésors de bonté, habiles à soutenir les mondes, (êtres) intelligents et bien nés, marche
1. Les dévas terrestres, c’est-à-dire les rites personnifiés, ou les prêtres, par le sacrifice, ont donné naissance à Agni et au soleil, qui ont eux-mêmes enfanté, c’est-àdire révélé par la lumière, le ciel et la terre. Le commentaire comprend que les prêtres aiment le ciel et la teirc comme on aime un enfant.
2. La suite des idées est, dans cet hymne, difficile à saisir, surtout à cause de l’équivoque de certains mots. Par exemple le mot suîinou peut signifier fils et homme faisant des libations. En adoptant le premier sens, les dévas, qui, dans le premier distique, sont les pères du
ici et de la terre, en seraient ici les enfants.