Ce père et celte mère, suivant moi, ce sont les
deux pièces de Varanî. Jusqu’à présent nous avons vu
qu’elles étaient appelées les deux mères : ici, il m’a
semblé que la pensée de l’auteur était de supposer un
mariage entre ces deux pièces, dont l’une ( outturâ ),
pour produire le feu, est introduite dans l’ouverture
que présente la seconde ( outlànà ). Le commentateur
poursuivent leurs adorations et leurs hymnes.
9. La mère a enfanté, et son fruit grandit au milieu des Ilots de la libation. Le (nourrisson, tel qu’un jeune) veau, a mugi après la vache 1 (du sacrifice). Dans les trois états 2 où il apparaît, il revêt diverses formes.
10. Toujours unique, quoique ayant trois mères et trois pères 3, il s’élève. Cependant (les prêtres) ne restent pas inactifs, et chargent le (dieu) resplendissant de leurs prières, qui sont riches en savoir, mais qui ne peuvent arriver partout 4.
11. La roue d’Agni, pourvue de douze rayons, tourne dans le ciel sans jamais s’arrêter, ü Agni, sept cent vingt jumeaux 5 trouvent une piacc (sur le char).
12. On donne le nom de Pourichin 6 à leur père, quand il se trouve dans la partie méridionale du ciel ; et (ce père) y a cinq pieds 7 et douze formes s. Dans la partie septentrionale, il porte le nom d'Arpita 9, et sous une forme différente (il est porté sur son char), qui a sept roues 10 et six rayons 11 .
13. La roue à cinq rayons 12 tourne donc avec tous les mondes. L’essieu, quoique chargé, n’est jamais fatigué; le moyeu est parfaitement attaché, et doit durer sans connaître la vieillesse.
14. Garnie d’une jante immortelle, la roue tourne; à l’extrémité du joug sont attelés dix porteurs 13. L’œil du soleil s’avance, couvert
rapporte ce passage au ciel et à la terre, et se trouve forcé de faire violence aux mots et même à la grammaire. Voy. page 37, col. 1, note 4.