‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 252 sur 1127 · Les mers s’arrêtent étonnées, quand, au bruit · texte numérisé non relu

Les mers s’arrêtent étonnées, quand, au bruit

de la foudre, (les Marouts) mêlent leur voix de tempête. L’éclair sourit de les voir arroser la terre du beurre des (nuages).

9. C’est Prisni 1 qui a enfanté pour le grand combat l’armée brillante des rapides Marouts. Ils engendrent la Nue, dont ils prennent la forme , et cherchent de tout côté l’offrande qu’ils désirent, (et que leur doit la piété).

10. O Marouts, cet éloge et cet hymne d’un respectable poëte s’adressent à vous. Il a voulu vous plaire. Venez avec l’abondance, en étendant vos réseaux. Que nous connaissions la prospérité, la force et l’heureuse vieillesse !

A INDRA, PAR AGASTYA.

( Mètre : Trichtoubh.)

1. Indra, s’il est vrai que tu couvres (les hommes) ici présents d’une protection aussi grande que tu es grand toi-même, (dieu) prudent, accorde-nous, dans ta sagesse, les biens des Marouts, (ces biens) que tu estimes.

2. Qu’ils secondent ton œuvre universelle, ô Indra, (ces dieux) qui connaissent et poursuivent l’intérêt des mortels, cette terre riante des Marouts, qui nous livrent les dépouilles heureuses de leurs combats.

3. Indra, tu as lancé ton trait, et aussitôt les Marouts nous ont jeté l’onde. Cependant Agni, brillant sur son foyer, embrasse les offrandes, comme les eaux embrassent une île.

4. Indra, donne-nous ces richesses; qu’elles soient un présent de ta puissante munificence. (Dieu) rapide (comme le vent), jouis des louanges qu’on t’adresse et des offrandes (qu’on te présente), de même que l’estomac (se plaît) au miel (qu’on lui donne).

5. En toi, Indra, (se trouvent) lesbiens les plus désirables, et dignes de plaire à l’homme pieux. Qu’ils nous favorisent aussi, ces dieux Marouts qui semblent aimer le mouvement!

6. Viens, Indra, et amène près de ce foyer de terre ces nobles héros qui nous envoient la pluie, surtout quand ces (grandes masses) aux larges

1. Ce ‘mot, qui signifie brillant, s’applique tantôt à la Terre, tantôt au Ciel, quelquefois à Aditi. Le commentaire dit ici : Prithivî nânâvarnâ, terra multicolor. Quoique les vents se jouent dans l’air, il semble qu’on les a faits de préférence enfants de la terre. Voyez page 53, col. 1, note 5; page 66, col. 1, note 1.

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