Il me semble qu’il existe un autre Gritsamada, fils
de Sounaca, de la famille de Bhrigou.
l’holocauste, l’offrande et le chant, cet (Agni) qui s’enflamme sous nos abondantes libations, brillant sacrificateur et guide invincible dans la voie du bonheur.
2. Agni, les Nuits et les Aurores t’appellent, comme les vaches dans les pâturages appellent leur nourrisson. Tel que (l’astre), voyageur céleste, (dieu) magnifique, tu brilles dans ton foyer, et pendant la nuit et pendant le jour, qui appartient à l’homme.
3. Les Dévas ont placé Agni dans la région de l’air pour y accomplir une œuvre merveilleuse, et pour y voyager entre le ciel et la terre. Resplendissant d’un pur éclat, il est pour nous tel qu’un char rempli de trésors; c’est un ami digne d’être partout célébré.
4. Le couvrant de leurs libations, ils lui ont donné pour demeure la voûte céleste; et là, étincelaut comme l’or, voyageur aérien *, il agite ses membres rayonnants, et, salutaire comme une onde (pure), il glisse entre les deux grands parents (du monde).
5. Que ce (dieu,) sacrificateur préside à toutes nos cérémonies! Les enfants de Manou l’honorent par des chants et des holocaustes. Que ses mâchoires ardentes s’ouvrent pour saisir les plantes (qui l’alimentent) ; ainsi que le firmament chargé d’étoiles, qu’il poursuive aussi sa course entre le Ciel et la Terre.
6. Dieu opulent et libéral, brille pour notre bonheur, et accorde-nous la richesse! Orne pour nous le Ciel et la Terre' Agni, (prends) les holocaustes de l’homme pour les remettre aux dieux.
7. Donne-nous, Agni, quelque chose de grand; donne-nous les biens par milliers. Ouvre-nous les portes de l’abondance et de la renommée. Rends le Ciel et la Terre favorables à notre prière! Que les Aurores brillent pour nous d’un éclat fortuné!
8. Que lui-même allume, après les charmantes Aurores, ses splendides rayons, et qu’il brille pour notre bonheur, cet Agni que Manou entoure de ses offrandes et de ses hommages, ce roi du peuple, cet hôte gracieux d’Ayou 1 2 !
9. Ainsi, ô le premier des immortels étincelants de lumières, que notre hymne, à nous autres mortels, porte son fruit! Que (la prière) du sacri-
1. Dans le texte se trouve le mot Prisni, qui s’emploie pour la terre. Cependant il peut aussi signifier air
(antarikcha).
g, Ayou et Manou sont employés, dans cette phrase, d’une manière générale pour dire l'homme.
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lice soit pour l’homme pieux comme une vache féconde dont il puisse tirer, selon ses désirs, des biens nombreux et variés!
10. Pour prix de nos offrandes et de nos prières, puissions-nous obtenir la force et la victoire ! Que notre puissance, difficile à vaincre, brille heureusement parmi les cinq espèces d’ôtres 1 2 !
11. Puissant Agni, ne nous oublie pas. Tu es digne des hommages que viennent t’apporter de généreux chefs de famille. Ils s’approchent, les mains pleines d’offrandes, des feux du sacritice qui s’élèvent de ton foyer, pour obtenir la perpétuité de leur race.
12. Agni, possesseur de tout bien, prends sous ta protection et tes chantres et les pères de famille. Donne-nous l’opulence ; donne-nous la richesse, accompagnée de la gloire et de l’abondance; donne-nous une nombreuse postérité.
13. Agni, tu nous conduis vers le bonheur, nous et les chefs de famille qui donnent à tes chantres d’excellentes vaches et de beaux chevaux. Pères d’une heureuse lignée, puissionsnous chanter longtemps encore dans le sacrifice!
A AGNI -, PAR GRITSAMADA.
( Hêtres : Trichtoubli et Djagatî.)
1. Agni (surnommé) Samiddha , placé sur le foyer, se présente à tous les mondes. Antique sacrificateur, dieu pur et sage, qu’Agni daigne, en l’honneur des dieux, accomplir l’œuvre sacrée !
2. Que le (dieu appelé) Narâsansa , s’entourant de lueurs éclatantes, les étende magnifiquement sur les trois mondes : qu’arrosant l’holocauste de libations de beurre, et le sanctifiant par la prière, il honore les (dieux) au moment du sacrifice.
3. Agni (qu’on nomme) Ilita , daigne écouter notre prière, et honore les dieux, établis aujourd’hui par l’enfant de Manou à la première place. Amène ici la troupe des Marouts. Prêtres, rendez hommage à l’inébranlable Indra, qui siège sur le gazon sacré.
4. O dieu, un large lit de ce cnusa qui donne la force et qui ne porte que des fardeaux sacrés, a