C’est-à-dire, de l’homme
8. Ces coursiers représentent le nombre d ’akcharas ou de syllabes que contiennent les vers des invocations, Voy. page 148, col. 2, note 8.
| Lcct. VI.]
siers. (Dieu) libéral, cette libation est pour toi , ue trompe pas notre espoir !
5. Viens à nous avec vingt, avec trente coursiers ; attelle (à ton char) quarante chevaux. Indra, à cet excellent char mets cinquante, soixante, soixante-dix coursiers, et viens boire notre soma.
6. Viens à nous, traîné par quatre-vingts, quatre-vingt-dix, cent chevaux. Ce soma qui est dans nos coupes a été versé pour loi : tu peux t’enivrer de ce breuvage.
7. Indra, accours à ma prière ; attelle tous les chevaux au joug de ton char. Beaucoup de tes serviteurs doivent t’invoquer; (dieu) invincible, préfère notre sacrifice.
8. Que mon amitié pour Indra ne soit point brisée; que ses dons soient pour nous un lait (précieux) ! Sous la protection de son bras vaillant, au milieu de nos œuvres pieuses, puissions-nous être vainqueurs !
9. O Indra, que cette riche offrande attire tes bienfaits sur celui qui le chante! Comble de tes dons ceux qui t’honorent ; ne les afflige pas en leur dérobant une partie de tes faveurs. Puissions-nous, avec force, chanter longtemps encore dans les sacrifices !
A INDRA, PAR GRITSAMADA.
( Métré : Trichtoubh.)
1. De ces offrandes que présente un sage habile dans la pratique des libations, qu’lndra s’emplisse à satiété. C’est près de ce soma que jadis se plaisaient, que grandissaient et Indra et les saints personnages occupés de la chose sacrée.
2. Ivre de ce doux breuvage, Indra, la foudre à la main, a percé Ahi qui retenait les ondes ; et l’on a vu ces eaux, traversant les airs comme un oiseau, courir alimenter les fleuves.
3. Le grand Indra, en tuant Ahi, a ouvert la route de ces ondes vers l’Océan. Il a produit le soleil et retrouvé les vaches célestes ; de ce qui formait la nuit, il a luit ce qui convient au jour.
4. L’incomparable Indra a comblé Manou de ses bienfaits ; pour son serviteur il a tué Vritra. Les hommes, à l’envi l’un de l’autre, redemandaient le soleil : Indra les a tous satisfaits.
5. Étasa, généreux envers Indra, lui apportait de riches offrandes, et le traitait avec la libéralité
[tect. VI.]
qu’un père a pour son fils. Le dieu, reconnaissant de ses libations et de ses louanges, a fait obtenir à un mortel la victoire sur le Soleil *.
6. Eû faveur de Coutsa 2, porté sur le même cbar que lui, le brillant Indra a frappé Souchna, Asoucha, Couyava 3 4. Pour plaire à Divodàsa \ il a brisé les quatre-vingt-dix-neuf villes de Sambara.
7. Ainsi nous voulons, Indra, célébrer tes louanges, et te présenter nos offrandes comme pour satisfaire ta faim. Puissions-nous obtenir ton amitié, qui est l’objet de nos désirs! Puissions-nous voir émousser le trait de l’impie Asoura !
8. Invincible Indra, tels que le voyageur qui prépare ses provisions, les enfants deGritsamada ont préparé cet hymne pour toi. Pour prix de leurs œuvres pieuses et de leurs louanges, que (tes serviteurs) obtiennent l’abondance, la force, la stabilité, le bonheur !
9. O Indra, que cette riche offrande attire tes bienfaits sur celui qui te chante ! Comble de tes dons ceux qui t’honorent ; ne les afflige pas en leur dérobant une partie de tes faveurs. Puissions-nous, avec force, chanter longtemps encore dans les sacrifices !