‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 424 sur 1127 · Voy. page 76, col. 1, note · texte numérisé non relu

Voy. page 76, col. 1, note

Rlü-VÉDA. — SECTION TROISIÈME.

[Lecl. VI.]

a coulé (pour lui), ô Indra, et il a pu traverser les lleuves.

7. Indra a fait déborder le lit de cette rivière 1 2 céleste, dont les ondes, jeunes et pieuses, doivent tomber (pour notre bonheur). 11 a satisfait la soif de la terre altérée ; il nous a envoyé le lait des vaches (aériennes) qu’il a rendues fécondes.

8. Eu donnant la mort à Vritra, Indra a délivré les Ondes; il a lait l’abondance des Aurores et la gloire des Automnes. lia frappé les nuages amoncelés, et a ouvert la carrière des fleuves qui coulent sur la terre.

9. O (dieu) traîné par des coursiers azurés, pour tirer le fils d’Agroù - de sa retraite, tu l’as lait dévorer par les fourmis. Malgré l’obscurité, Indra a vu Ahi; il l’a saisi, et brisant (sur lui) le vase (qui contenait les fourmis), il est sorti. Les membres d’Ahi se sont contractés.

10. Sage et prudent monarque, le sage (Vàmadéva) a célébré tes antiques exploits; (il a chanté) tes œuvres merveilleuses, telles que tu les accomplis pour ta gloire et pour le bonheur des hommes.

11.0 Indra, par toi, que nos pères ont chanté et que nous chantons aussi, que (la maison) de ton serviteur soit remplie de biens, comme les rivières (sont remplies d’eau). (Dieu) traîné par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont accomplis en ton honneur : nous t’avons fait des olfrandes de toute espèce. Que la Prière devienne pour nous telle qu’un char (fortuné)!

A INDRA, PAR VAMADÉVA.

( ilctre : Triclitoubh.)

1. Qu’Indra, de près ou de loin, entende nos vœux, et vienne à notre secours, ce roi terrible dont le bras est armé de la foudre, et qui, dans le combat, accompagné des puissants (Marouts), lutte avec force contre ses ennemis.

1. C’est le nuage, qui, considéré comme rivière, porte le nom d 'Agruû, et sera personnifié plus bas. J’ai cru pouvoir rendre l’adjectif nabhanou par céleste, malgré le commentaire.

2. Agroù est le nuage personnifié. L’eau du nuage est aussi personnifiée, et considérée comme l’enfant d’ Agroù; elle est Ahi, nommé aussi Paràvrikta. Ahi signifie par lui-même serpent; et caché au sein de la nue, il se trouve naturellement comparé à ce reptile. Une méthode employée pour faire sortir les serpents de leurs trous consiste à les remplir de fourmis. C’est cette méthode qu’emploie Indra pour obtenir l’eau du nuage.

2. Qu’Indra vienne à nous avec ses coursiers ; qu’il s’approche pour nous protéger et nous combler de biens. Que le grand Maghavan avec sa foudre assiste à notre sacrifice, et nous livre la dépouille (de nos adversaires).

3. 0 Indra, accepte nos hommages, et donnenous la force. (Dieu) tonnant, puissions-nous, grâce à tes bienfaits, nous qui te chantons, de même que le chasseur (abat le gibier), gagner aussi avec toi la victoire !

4. Tu aimes, tu désires la Swadhâ; approchetoi avec bienveillance de ces libations disposées par notre piété. 0 Indra, bois de ce doux soma qu’on te présente. Prends plaisir à nos offrandes et à nos louanges.

5. Cet Indra, que nos Ricliis nouveaux célèbrent dans leurs chants tel que l’arbre chargé de fruits ou tel que le vainqueur pourvu de bonnes armes, (cet Indra) objet de tant d’hommages, je l’invoque avec la tendresse de l’époux pour sou épouse.

G. Le grand et redoutable Indra s’élève audessus de tout, comme la montagne; il semble né pour faire preuve de sa force. Que ce (dieu) formidable prenne sa foudre, source en même temps de terreurs et de biens, de même que le puits est le réservoir d’une eau abondante.

7. Aucun être au monde ne saurait t’arrêter; aucun ne saurait détruire tes précieux bienfaits. (Dieu) fort et terrible, si souvent invoqué, et qui répands tes dons (sur la terre), accorde-nous la fortune.

8. Tu es le maître de l’opulence; les hommes te doivent leur habitation. Tu as ouvert le pâturage où étaient retenues les vaches (célestes). Directeur dans la science (divine), tu portes aussi les armes dans les combats, et tu amènes avec toi une magnifique abondance de richesses.

9. La renommée dit avec quelle puissante sagesse ce grand (dieu) accomplit ses œuvres. Ennemi du mal, il comble de ses faveurs le serviteur qui chante sa gloire.

10. Ne nous afflige pas. Apporte-nous, donne au serviteur qui te présente ses offrandes, tous les biens qui dépendent de toi. Nous te louons, ô Indra, nous l’honorons par ces holocaustes nouveaux, par nos hymnes pieux.

11. O Indra, par toi que nos pères ont chanté et que nous chantons aussi, que (la maison) de ton serviteur soit remplie de biens, comme les rivières (sont remplies d’eau). (Dieu) traîné par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont an-

complis en ton honneur; nous t’avons l'ait des offrandes de toute espèce. Que la Prière devienne pour nous telle qu’un char (fortuné)!

HYMNE III

A INDRA, PAS VAMADÉVA.

(Mètre : Trichtoubh.)

1. Qu’Indra vienne à notre secours. Que ce héros entende nos hymnes, et se rende à notre sacrifice. Qu’il brille comme le soleil, dans toute la plénitude de sa force, dans tout l’éclat de sa puissance invincible.

2. Chantez ici les exploits, (chantez aussi) les compagnons d’armes de ce (dieu) plein de gloire et de magnificence. Sa force puissante, secourable, victorieuse, règne sur les hommes qui l’honorent de leur culte.

3. Qu’Indra, accompagné des Marouts, vienne à notre secours du ciel ou de la terre, de l’air ou de l’onde; qu’il (vienne) promptement, soit du séjour où brille le père de la lumière, soit des extrémités de l’horizon, soit du lieu où siège Rita.

4. Louons dans nos sacrifices cet Indra qui est le maître d’une opulence grande et solide; qui par sa victoire nous donne tous les biens de la vie et introduit ses heureux serviteurs dans les plus fertiles pâturages.

5. Que le sacrificateur arrive, accumulant les offrandes et engendrant la Prière sainte; riche en présents, par ses hommages et par ses hvmmes qu’il appelle Indra dans nos demeures.

6. Quand, dans la maison d’un saint père de famille les (mortels), jaloux de l’honorer par la prière, s’assemblent autour du mortier (sacré); qu’alors le prêtre domestique - du maître de maison arrive, et se charge, au milieu de nos périls, de porter (nos sacrifices).

7. La bénédiction est sur nous, quand le (dieu) magnifique, surnommé Bhânvara 1 2 3 * 5, envoie sa force pour soutenir son serviteur; quand, près

u foyer sacré, dans la maison du père de famille,

1. Osidja, comme qui dirait descendant d’Ousidj, enfant de dévot.

2. Je pense, malgré le commentaire, qu’il est ici question d’Agni.

3. Suivant le commentateur, ce mot est une épithète d’Indra, considéré comme fils de Pradjâpati Bliarwara.

U traduit cette expression par djagadbhartri (soutien du

monde). Ce pourrait être aussi bien une épithète d’Agni.

[Lect. VI.]

il préside, et donne le signal de la prière, du travail, de la joie.

8. Quand Indra ouvre les portes de la nue, il donne au lait céleste la rapidité du torrent. Si les (hommes) religieux lui apportent l’offrande, la maison se trouve pourvue de cerfs blancs ’, et de gayals a.

9. O Indra, tes bras sont fortunés, tes mains bienfaisantes, apportant la richesse à celui qui te loue. Qu’attends-tu donc ? que tardes-tu à te livrer au plaisir de la libation, comme au bonheur de la bienfaisance?

10. Indra est le maître équitable de l’opulence. 11 a donné la mort à Vritra; qu’il accorde la richesse au fils de Poùrou 5. (Dieu) si souvent invoqué, que ta force nous procure la fortune, et fais-nous jouir de ton secours divin.

11.0 Indra, par toi que nos pères ont chanté et que nous chantons aussi, que (la maison) de ton serviteur soit remplie de biens, comme les rivières (sont remplies d’eau). (Dieu) traîné par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont accomplis en ton honneur : nous t’avons fait des offrandes de toute espèce. Que la Prière devienne pour nous telle qu’un char (fortuné)!

A INDRA, PAR VAMADÉVA.

( Mètre : Trichtoubh.)

1. Si Indra aime et désire nos hommages, qu’il accepte ceux que nous lui offrons en ce jour. Le grand et robuste Maghavan, qui porte la foudre avec puissance, vient (et prend plaisir) à nos cérémonies, à nos éloges, à notre soma , à nos hymnes.

2. Le héros sage, terrible, géuéreux, lance avec son bras ses carreaux 4 qui donnent la fertilité. En faveur de ses amis et pour leur fortune, il brûle la toison du nuage, et il en brise tous les nœuds s.

3. Le plus grand des dieux, il naît pour être le maître de la force et de l’abondance. 11 porte dans ses bras sa foudre impatiente, et sa puissance fait trembler le ciel.

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