‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 429 sur 1127 · Voy. page 110, col. 1, note 9. Voir plus bas · texte numérisé non relu

Voy. page 110, col. 1, note 9. Voir plus bas

qualité de voyageur ailé \ tu dois (aussi) l’emporter sur tous les oiseaux. Gomme Syéna, ou épervier (céleste) 2, tu dois l’emporter eu vitesse sur tous les éperviers ; et l’on t’a vu, oiseau (rapide), quand la Swadhd était privée du char (du Soleil), porter, pour plaire à Manou, l’holocauste que chérissent les dieux.

5. L’oiseau vient d’enlever (sa proie), et, tremblant 5, il s’élève, aussi prompt que la pensée, par la voie large (des airs). Syéna (l’épervier) fuit avec le miel du soma qu’il a pris dans notre sacrifice.

6. Syéna (l’épervier), dans son vol droit et rapide, arrive d’une extrémité du ciel, tenant ce soma , source heureuse d’une (sainte) ivresse, et, encouragé par les Dévas, il le porte avec fermeté jusqu’à l’autre extrémité.

7. Syéna (l’épervier) a reçu et porté le soma au milieu de mille et mille sacrifices. Prudent et sage dans ses œuvres, enivré de ce soma, il a repoussé ses imprudents ennemis.

A INDRA, SURNOMMÉ SYÉNA 1, PAR VAMADÉVA.

{Mètres : Trichtoubh et Sakvarî.)

1. (Indra parle.) Je n’étais pas encore au jour; mais je suivais avec attention la naissance successive de tous ces Dévas. Cent villes de fer me gardaient. J’en suis sorti avec rapidité; me voici sous la forme de Syéna (l’épervier) s.

1. On donne ici à Indra, dieu de l’éther, le nom de Maroula. Marouta, dieu du Vent, est représenté comme doué d’ailes. Jusqu’à présent ce mot vih, toutes les fois qu’il se rapportait à Indra, je l’ai traduit par le mol voyageur ; j’ajoule ici le mot ailé, pour entrer dans toute la pensée de l’auteur. C’est un oiseau céleste, c’est un épervier, Syéna, qui parcourt l’espace éthéré.

2. Sous le nom de Syéna (voy. page 89, col. l, note 2) on semble désigner Indra, par allusion à l'extrême rapidité de sa course. Cependant nous savons que ce mot a un autre sens, et qu’il s’emploie pour signifier un des mètres poétiques employés dans l’hymne du sacrifice. Avec cette explication Syéna pourrait être Indra célébré par le mètre Syéni, ou bien la personnification de ce mètre, qui semble emporter l'holocauste pour le présenter aux dieux. La Swadlià n’a point de char; c'est-à-dire qu’à ce moment le Soleil ne montre pas encore son disque : elle est donc atchacrà. Le monde est dans l’obscurité.

3. Le commentaire dit que la crainte qu’éprouve l’oiseau ravisseur du soma est causée par les gardiens de la libation (somapâlaca).

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