A INDRA ET SOMA, PAR VAMADÉVA
( Mètre : Trichtoubh.)
1. Uni à toi, ô Soma, par une étroite amitié, Indra a fait couler les ondes en faveur de Manou. Il a frappé Ahi, déchaîné les sept torrents, ouvert les canaux fermés (par nos ennemis).
2. Uni à toi, Indra a brisé la roue de Soûrya 3 ; car sa force est irrésistible. Mais en même temps cette roue qui est lancée dans l’espace, et sur qui repose la vie de tous, a été sauvée de la destruction.
3. Indra a combattu depuis le matin, depuis le milieu du jour; de ses traits il a tué, (de ses feux), tel qu’Agni, il a brûlé des milliers de Dasyous, qui pensaient de leurs forts inaccessibles se faire une retraite inexpugnable.
Je donne la parole, non à Vàmadéva, mais au dieu Indra. Ce dieu, au moment du sacrifice du matin, n’est pas encore né; mais il existe et observe la succession des rites qui concourent à sa naissance. Ces rites, comme nous l’avons vu, se personnifient sous le nom de Dévas, et naissent en même temps que les besoins du sacrifice. Cependant Indra est enfermé sous la masse des vapeurs ténébreuses de la nuit; il s’en débarrasse sous la forme de l’épervier (Sijéna), c’est-à-dire un oiseau porté sur les ailes de la Syénî.
1. Suivant le commentateur, c’est un gardien du soma ( somapàla ). Je pense que c’est Agni, qui porte le nom de Crisânou, et dont les rayons parlent comme des flèches vers le ciel.